Une semaine à Senja en hiver

Une semaine à Senja en hiver

Un an après mon premier voyage dans le nord de la Norvège en hiver, me voilà de retour dans cette même région de la Norvège, mais cette fois pour visiter l’île de Senja, qui se trouve au sud de Tromsø et au nord des îles Lofoten. On prend les mêmes et on recommence!!! Je pars de nouveau avec l’agence Photographe du Monde, avec le même guide-photographe, Thibaut et à deux personnes près, les mêmes participants.

Et encore une fois, j’ai été époustouflée par les paysages magnifiques du nord de la Norvège et que dire des aurores boréales, j’ai toujours envie d’en voir plus, c’est tellement grandiose!!! Il faudra que je revienne encore, je ne m’en lasse pas.

Quelques chiffres : 

    • 8 jours (trajet en avion compris) en février 2024
    • Environ 1250km
    • 1400 photos après tri (Il faudra trier à nouveau)

Mon itinéraire :

Première journée : de Paris à Tromsø

Cette première journée est consacrée en partie au voyage, départ de Roissy où je suis arrivée la veille en voiture. D’habitude je viens en train, mais une grève SNCF m’a obligé à changer mon programme au dernier moment. Je retrouve le groupe à l’aéroport et nous prenons un vol direct vers Tromsø que nous rejoignons en début d’après-midi, nous arrivons donc assez tôt à l’hôtel et nos chambres ne sont pas prêtes, nous en profitons pour boire un verre en attendant. Nous récupérons les chambres, puis j’accompagne Thibaut à l’aéroport afin de récupérer les deux participants que nous ne connaissons pas et qui arrivent sur un autre vol.

La journée est plutôt tranquille, mais nous sortons quand même en soirée, en petit comité, nous ne sommes que 3, 4 avec Thibaut, afin de rechercher les aurores boréales. 

Cela paraissait impossible, vu la couverture nuageuse et la neige, mais finalement une petite éclaircie d’environ 30 minutes au-dessus de la côte nord-est de Kvaløya nous permet de voir les premières aurores boréales de notre séjour, comme d’habitude, c’est époustouflant!!!

Deuxième journée : de Tromsø à Nordkjosbotn

Avant de partir pour Senja, nous faisons un détour vers l’île de Kvaløya et surtout nous allons rejoindre l’archipel de Sommarøy, au sud-ouest de Kvaløya. Le temps est un peu chaotique, on alterne entre la neige, le vent et quelques éclaircies. Nous faisons plusieurs arrêts photos sur la route et en fin de matinée, nous arrivons du côté de Sommarøy. Avant d’emprunter le pont qui mène à Sommarøy, nous faisons un petit arrêt photo, au moment de repartir il se remet à neiger , nous décidons donc que c’est le moment parfait pour déjeuner, pour cela nous allons au Sommarøy Arctic Hotel, une bonne adresse. 

En début d’après-midi, nous grimpons une petite colline pour avoir une vue d’ensemble, dans la neige c’est un peu difficile et je galère bien, mais j’arrive quand même au sommet.

Ensuite, nous nous baladons un peu sur Sommarøy, près de la plage Krinta, avant de quitter le coin en milieu d’après-midi, afin de rejoindre Nordkjosbotn, notre étape pour la nuit. En route, le long d’un fjord, nous croisons un renne.

En soirée, nous tentons une petite sortie aurores, mais c’est trop nuageux et malgré une petite éclaircie, les aurores ne sont pas au rendez-vous.

Troisième journée : de Nordkjosbotn à Finnsnes

Avant de partir vers Senja, nous faisons un autre détour, en direction de la vallée de Signaldalen, afin d’aller voir la belle montagne Otertind avec ses 2 pics. Nous l’avions déjà vu l’année précédente, mais nous faisons un arrêt à un autre point de vue et le temps est vraiment différent par rapport à l’année précédente, ce qui apporte une atmosphère différente, on a pas l’impression de voir la même montagne, surtout qu’avec les nuages, les pics ne sont pas toujours bien visibles.

En fin de matinée, nous prenons la direction de Finnsnes, notre étape pour la nuit. Finnsnes est la « ville » (un peu moins de 5000 habitants) qui se trouve face à Senja. Nous faisons un rapide arrêt pour déposer nos bagages avant de partir pour nos premiers pas sur Senja. Assez rapidement, nous croisons en bord de route une femelle élan et son petit, nous sommes qu’à quelques mètres de ces deux animaux, c’est sensationnel!!! Nous restons près de 30 minutes avec eux. Puis nous reprenons la route, il commence à faire sombre, le soleil s’est couché et l’heure bleue est là, nous prenons quelques photos le long de la route, j’aperçois un élan au loin, je m’enfonce jusqu’aux cuisses dans la neige afin de prendre des photos et il est temps de rentrer.

Ce soir-là, pas de sortie aurores, le ciel est complètement bouché, il faudrait faire de très nombreux kilomètres afin de trouver une éclaircie, ça ne vaut pas le coup!!!

Quatrième journée : de Finnsnes à Mefjordvær (Senja)

Finalement, la découverte de Senja peut commencer, juste après le pont qui relie Finnsnes à Senja, nous prenons à droite afin de longer la côte nord-est de l’île, avec au loin des vues sur les montagnes du continent.

Au début, il y a beaucoup de maisons, mais plus nous avançons, moins il y a de construction et les paysages nus de Senja commencent à se dévoiler, avec par-ci, par-là les célèbres petites cabanes rouges des pêcheurs. Lors d’un petit arrêt photo, nous croisons un phoque et en milieu de matinée, nous rejoignons le petit port de Lysnes. Nous pensions y prendre un chocolat chaud, mais peine perdue, le petit magasin est fermé et donc après quelques photos, nous reprenons la route. Finalement, nous ferons une pause photo et déjeuner au camping Fjordbotn, un endroit plutôt sympa pour faire une pause.

En tout début d’après-midi, nous continuons l’exploration de la côte jusqu’à Laukvikan ranta, la route s’arrête ici, il faut donc faire demi-tour pour continuer notre périple. Plusieurs arrêts photos et vers 14h30, nous rejoignons le point de vue sur Husøy, ce petit port de pêche installé sur une toute petite île. L’île est reliée à Senja par une jetée et ça sent bien le poisson ici, il y a plusieurs entrepôts de poissons et des séchoirs qui embaument l’air, mais c’est un détour sympa à ne pas manquer, surtout que la route pour y aller est superbe.

Finalement, après encore quelques arrêts photos, nous rejoignons vers 17h notre hôtel pour les prochains jours à Mefjordvær. 

Petit apéro, puis nous dinons à l’hôtel, une bonne adresse, avant de repartir à la chasse aux aurores. Pour cette soirée, nous allons à Tungeneset, aussi appelés les dents du Diable, les montagnes les plus connues de Senja. Il faut patienter un peu, c’est calme au début, mais le ciel va s’illuminer environ 45 minutes après notre arrivée et les aurores seront juste au-dessus des dents du diable, avec un reflet dans la piscine juste devant nous, époustouflant, je ne m’en lasse vraiment jamais.

Cinquième journée : Senja

Pour cette deuxième journée à Senja, nous explorons la côte ouest de Senja, le long de la route 862, que nous avons déjà en partie pris la veille, l’une de ces belles routes scéniques de la Norvège. Cette route passe par les plus beaux endroits de l’île. Nous commençons la journée par nous arrêter à la plateforme de Bergsbotn. Le temps est gris aujourd’hui, avec un plafond de nuage assez bas, nous ne voyons donc pas le haut des montagnes, mais ça va s’améliorer un peu dans la journée et on verra mieux les montagnes dans l’après-midi. 

Nous prenons ensuite la direction de Hamn, avec quelques rennes près de la route. Dans le coin de Hamn et Finnsæter, on découvre de nombreuses petites îles entourées d’une mer bleue/vert, c’est superbe. À Hamn, on trouve un très bel hôtel avec des vues superbes, on s’y arrête un moment afin de prendre un chocolat chaud, puis nous reprenons la route vers Torsken, un village de pêcheurs qui se trouve au bout de la route, la lumière commence peu à peu à revenir et j’y fais quelques belles photos. 

Au retour, nous faisons un arrêt sur la route en lacet qui descend vers le Gryllefjord, la vue sur le fjord est vraiment extraordinaire, surtout que la luminosité cette après-midi là, n’est pas trop mal. 

Nous nous arrêtons aussi à nouveau du côté de Finnsæter, avec un peu de lumière, l’endroit est encore plus beau qu’en matinée, toutes ces petites îles et ces plages avec cette eau bleue/vert me font penser à Sommarøy. 

Enfin, dernier arrêt de la journée pour la plateforme de Bergsbotn, c’était un peu le thème de la journée, on s’arrête deux fois aux mêmes endroits, mais la lumière était bien meilleure dans l’après-midi, donc ça valait le coup.

En soirée, nous retournons aux dents du diable, mais cette fois pas de chance, il n’y a pas d’aurores boréales ce soir-là.

Sixième journée : Senja

Ce matin, alors que nous prenions la direction de Tungeneset (les dents du Diable), nous avons eu le droit à une magnifique vue sur la lune avec les couleurs du lever du soleil au bord des pics de Tungeneset. Ni une, ni deux, nous faisons un arrêt rapide au bord de la route le long d’Ersfjord, afin de prendre quelques photos, c’était vraiment superbe.

Puis, nous rejoignons le parking du point de vue de Tungeneset, ici il faut des crampons et faire bien attention, il y a souvent du verglas et les vagues peuvent être dangereuses. D’ailleurs nous avons failli en faire les frais, alors que nous étions tranquillement installés avec les trépieds, une grosse vague a déferlé dans le bassin naturel qui permet d’avoir un beau reflet de la montagne et a débordé, nous avons tout juste eu le temps d’attraper les trépieds avant qu’il ne tombe, par contre nous sommes plusieurs à avoir eu les pieds dans l’eau.

Ensuite, petit retour en arrière afin de prendre quelques photos de la plage d’Ersfjord, on y voit même deux personnes qui vont se baigner, ils ont bien du courage, il faisait environ -5 degrés.

Nous prenons ensuite la direction du Parc national de Ånderdalen, idéal en été pour les randos,  en hiver par contre c’est sa superbe route et la vue extraordinaire qu’on y a sur Sifjord, une vue à couper le souffle. Nous continuons ensuite jusqu’au bout de la route à Grunnfarnes où nous profitons d’une belle lumière de fin de journée.

En soirée, c’est du côté de la plateforme de Bergsbotn que nous allons voir les aurores boréales, c’est timide ce soir-là, mais c’est mieux que rien surtout que la vue est très belle, par contre il y a vraiment beaucoup de vent et il fait vraiment froid.

Septième journée : de Senja à Tromsø

Dernière journée de notre voyage à Senja, nous avons pas mal de route à faire afin de revenir à Tromsø et en plus il fait un temps superbe, c’est la plus belle journée de la semaine et nous faisons donc beaucoup d’arrêts. Le premier arrêt est pour la belle vue sur Mefjordbotn, puis nous ferons de nombreux arrêts le long des routes 862 et 861 jusqu’au pont qui relie Senja au continent. Il faudra parfois s’enfoncer dans la neige pour faire de belles photos, mais c’est une belle journée.

Alors que nous prenions la route vers Tromsø, un peu à près Finnsnes, Thibaut se trompe de route, mais ce fut une très bonne idée, car nous tombons sur un endroit ultraphotogénique avec le lever de la lune juste dans l’axe de la route, comme quoi parfois ça a du bon de se perdre.

Nous faisons un dernier arrêt un peu avant Nordkjosbotn à l’heure bleu puis nous arrivons en fin de journée à Tromsø. En soirée, nous essayons de voir une dernière fois des aurores, mais malheureusement il y a vraiment trop de nuages et pas d’éclaircies en vue.

Huitième journée : de Tromsø à Paris

Notre vol retour est prévu en début d’après-midi, nous avons donc quartier libre le matin, je ne fais pas grand-chose, juste une petite balade en ville puis nous nous rejoignons pour un déjeuner tôt à la poissonnerie, puis c’est direction l’aéroport pour un retour à la maison en soirée.

Encore une fois, j’ai adoré la Norvège et il faudra que je revienne. 

Pour plus de photos, c’est ici.

Carnet de voyage en Auvergne et Périgord en Van

Carnet de voyage en Auvergne et Périgord en Van

Départ vers le Massif Central et le Périgord, destination de mes vacances en septembre-octobre 2023. J’ai décidé de tester le voyage en van, j’ai aimé la liberté que cela apporte, surtout en voyageant avec mon chien, pas besoin de chercher des hôtels où les chiens sont acceptés, par contre j’ai moins aimé le fait de ne pas avoir de sanitaire et j’ai eu mal au dos, la vieillesse…

Autre changement de programme, j’avais à la base prévu de passer du temps dans le Massif Centrale, mais le mauvais temps et le froid m’ont fait bifurquer au bout de 4 jours vers la Dordogne et le Lot.

C’est un voyage un peu différent de mes autres voyages puisque j’étais avec mon chien et malheureusement il y a beaucoup d’endroits où elle ne pouvait pas entrer, les visites sont donc limitées, mais j’ai quand même beaucoup aimé ce coin de France que je ne connaissais pas du tout.

Quelques chiffres : 

    • 22 jours entre septembre et octobre 2023 (trajet compris depuis Lille)
    • 3231km en van (trajet compris depuis Lille)
    • Environ 1000 photos après tri
    • 7 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO (6 sous la dénomination « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » et 1 sous la dénomination « sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère ».

Mon itinéraire :

Jour 1 à 6 : Route et Puy de Dôme

Deux journées de voyage et quatre jours dans le Puy-de-Dôme avant de décider de quitter la région pour un temps un peu plus clément. J’ai quand même visité le Puy-de-Dôme, avant que les conditions climatiques ne se dégradent.

Jour 7 à 12 : De Rocamadour au Périgord noir

Découverte de la région de Rocamadour et de Sarlat dans le Périgord Noir. J’ai eu un temps superbe et j’ai visité des villes et villages superbes, des jardins grandioses et on mange vraiment très bien. Sûrement l’une de mes parties préférées de ce voyage.

Jour 13 à 17 : Le sud du Lot

Encore de très beaux endroits, Saint-Cirq-Lapopie est magnifique. J’ai aussi découvert de belles villes comme Figeac et Cahors et petite déviation vers l’Aveyron pour découvrir le superbe village de Conques. Il a fait chaud à Cahors pour un début octobre, entre le froid polaire dans le Puy-de-Dôme et les chaleurs fortes dans le Lot, début octobre, c’est un peu compliqué niveau temps.

Jour 18 à 22 : Le Périgord pourpre et vert

Dernière partie de ce voyage avec un retour dans le bassin de la Dordogne, qui est vraiment très agréable avant de découvrir rapidement le nord du département avec un arrêt à Brantôme en Périgord. C’est ensuite le retour à la maison.

Pour conclure, je suis tombée amoureuse du Lot et de la Dordogne, j’ai vraiment adoré la région, il faudra revenir une autre fois sans le chien ou en gite pour pouvoir profiter au maximum des visites. 

En ce qui concerne le van, j’ai aimé la liberté qu’il apporte, pouvoir se coucher et se réveiller au milieu de nulle part, seule au monde, c’est incroyable!!! J’ai par contre beaucoup moins aimé le manque de sanitaires et j’ai eu mal au dos dans le lit, que cela soit celui du toit, ou la banquette arrière transformée en lit. J’aimerais réessayer, mais cette fois dans un fourgon, ou il y aura des sanitaires et un vrai lit.

Carnet de voyage en Grèce

Carnet de voyage en Grèce

Cela faisait longtemps que je voulais visiter la Grèce et en septembre 2022, l’occasion s’est enfin présentée. Une fois n’est pas coutume je me suis fait aider d’une agence de voyages afin de programmer mon voyage, ce n’est pas dans mes habitudes, j’aime programmer moi-même mon voyage, mais dans le cas de la Grèce, j’avais du mal à choisir entre les différentes îles, mais aussi le continent, d’où l’agence de voyages pour guider mes choix.

C’était un voyage fabuleux, que cela soit la culture, les paysages, la nourriture, tout y est fabuleux. J’ai adoré ce voyage et j’espère un jour pouvoir y retourner afin de découvrir d’autres parties de la Grèce.

Quelques chiffres : 

    • 22 jours entre septembre et octobre 2022 (trajet compris)
    • 2 sites rayés de ma bucket list
    • 8 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO
    • Près de 5000 photos avant tri

Mon itinéraire :

Jour 1 à 4 : Arrivée en Grèce et Santorin

Une journée de transport et une arrivée tardive à Santorin. Je passe ensuite 2 jours à visiter Santorin, c’est un peu court, une ou deux journées de plus auraient été mieux. Je prends ensuite un ferry pour Naxos le quatrième jour.

Jour 4 à 8 : Naxos

J’ai eu 4 jours afin de découvrir la plus grande des îles des Cyclades, j’ai adoré cette île, bien moins touristique que Santorin et Mykonos.

Jour 8 à 11 : Mykonos

J’ai hésité pour Mykonos, elle a la réputation d’être une île pour les fêtards, ce n’est pas ce que je recherche lors de mes voyages. Mais c’est quand même une très belle île et surtout, c’est depuis Mykonos que l’on peut se rendre à Délos, un superbe site archéologique.

Jour 11 à 17 : Le Péloponnèse

Après 10 jours dans les Cyclades, me voilà arrivée en Grèce continentale pour 2 petites semaines, avec d’abord la péninsule du Péloponnèse. Mon premier arrêt est pour Nauplie, surement l’une des plus belles villes du Péloponnèse. On est ici à proximité de deux sites archéologiques importants, Mycènes et Épidaure.

Je me rends ensuite vers Kardamyli, avec un arrêt à Mystra, une magnifique cité byzantine classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Puis finalement, je termine mon voyage au Péloponnèse par une visite d’Olympie et de son site archéologique.

Jour 17 à 19 : Le sud de la Grèce centrale

Après le Péloponnèse, direction Delphes, l’un des plus impressionnants sites archéologiques de Grèce. En chemin, quelques arrêts le long du golfe de Corinthe puis j’arrive en fin de journée à Delphes où je passe une journée entière à explorer le site. Finalement, je prends la route vers Athènes avec en route un arrêt au monastère Osios Loukas.

Jour 19 à 22 : Athènes

Finalement, je termine ce voyage par la visite de sa capitale d’Athènes.

J’ai beaucoup aimé ce voyage, par contre il y a beaucoup de monde et certains sites : Santorin, Mykonos, au mois de septembre ne sont malheureusement pas l’idéal et en cette année 2022 le tourisme en Grèce a bien repris , ce n’est plus le calme des deux années précédentes, où les grands lieux touristiques étaient bien calmes, comme à Venise en octobre 2020 ou la Tanzanie en janvier 2022. Même Athènes au mois d’octobre est bondé, c’est vraiment désagréable quand on visite l’acropole.

Roadtrip dans le sud-ouest de l’Angleterre

Roadtrip dans le sud-ouest de l’Angleterre

Début juin 2022 je suis partie une dizaine de jours en Angleterre. Un voyage sans plan défini, à l’exception que je voulais visiter la région des Cornouailles et l’ouest de Londres. Mon voyage est d’ailleurs assez décousu au niveau du trajet, mais il m’a plus c’est donc l’essentiel. À part les deux premiers jours où il a fait magnifique, le reste du temps il a fallu jongler avec la pluie. Je n’ai également pas choisi le meilleur moment pour mon road trip, c’était en plein jubilé de la reine et les Anglais étaient tous en weekend de 4 jours lors de mon arrivée, il y avait donc pas mal de monde et cela m’a un peu compliqué les choses, surtout au niveau logement. Mais à part ça, j’ai beaucoup aimé ce voyage en Angleterre, pays que je ne connais que très peu finalement et j’ai hâte d’y retourner pour découvrir d’autres régions.

Petit bémol de mon voyage, qui n’en est qu’à moitié un!!! J’ai été surclassé au niveau de mon véhicule, j’avais réservé la plus petite des automatiques et je me suis retrouvée avec une grosse BMW, sauf que je voulais une petite, les routes sont étroites dans la campagne anglaise et je voulais une petite voiture!!!

Quelques chiffres : 

    • 10 jours (trajet compris depuis Lille) en juin 2022
    • 1050 miles
    • Environ 1200 photos avant tri
    • 2 sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO
    • 6 manoirs visités
    • 1 étape de ma Bucket List rayée

Mon itinéraire :

Première journée: de Lille/Londres à Torquay (225mi)

En début d’après-midi j’embarque à bord de l’Eurostar pour arriver 1h30 plus tard à Londres, 30 minutes avec le décalage horaire. Je récupère ma voiture de location et quitte Londres, il y a du monde, c’est donc un peu compliqué et ce n’est donc qu’en fin de journée que j’arrive à Torquay sur la Riviera anglaise au sud-ouest de l’Angleterre. Il est déjà bien tard quand j’arrive et c’est depuis le balcon de mon hôtel que j’admire le coucher du soleil. 

Deuxième journée : de Torquay à Portloe (122mi)

Je reprends la route pour enfin rejoindre la région des Cornouailles avec ses beaux villages de pêcheurs, ses beaux manoirs avec leurs jardins à l’anglaise, sa côte escarpée… Mon premier arrêt de la journée est pour le village de Polperro, un charmant village de pêcheurs. Le parking se situe à l’entrée du village et il faut marcher 1,6km afin de rejoindre le centre, mais c’est assez agréable et on longe de jolis cottages. Il parait que c’est l’un des plus beaux villages d’Angleterre, ici douceur de vivre et rues pavées sont au programme. 

Je déjeune tranquillement dans ce village et en début d’après-midi je rejoins la petite ville de Fowey, une petite ville en étage avec des cottages colorés donnant sur l’estuaire de la rivière Fowey. Le parking se trouve au sommet de la ville, il y a du monde, j’ai d’ailleurs eu de mal à trouver une place, il a fallu jouer des coudes!!! C’est très agréable de s’y balader et j’ai pu prendre un bon bain de soleil le long de son port à observer les bateaux. Le retour à la voiture est un peu plus sportif, comme je l’ai dit le parking est en haut de la ville et ça grimpe!!!

En milieu d’après-midi je reprends mon road trip afin de rejoindre Lanhydrock, un superbe manoir reconstruit dans un style victorien après un incendie en 1881. Certaines parties du manoir sont restées intactes comme l’aile nord qui date du XVIIe siècle. La visite est très intéressante et on y découvre la vie dans un manoir lors de l’époque victorienne. Il est aussi très agréable de se balader dans l’immense parc du manoir.

Finalement en fin de journée, je rejoins le petit village de Portloe, coincé entre deux falaises et bordé de maison blanche c’est ici que je passe la nuit. Je dine dans le pub local avant de profiter d’une belle balade au coucher du soleil.

Troisième journée : de Portloe à Marazion (53mi)

En matinée, visite des jardins du domaine de Trewithen, 11 hectares de beaux jardins à l’anglaise dans lesquels on peut admirer des camélias et des magnolias. Sur le domaine, on peut également y trouver une belle maison de campagne datant de l’époque géorgienne, malheureusement je n’ai pas pu visiter la maison qui n’est ouverte que 3 jours dans la semaine et ce n’est pas le cas le jour où j’y vais. La balade dans les jardins est néanmoins très agréable.

À la mi-journée je rejoins Falmouth, une belle station balnéaire pour une promenade du côté du Pendennis Castle, le long de la côte. Il fait un temps magnifique ce jour-là, mais le mauvais temps est attendu pour les prochains jours, et je vais donc écourter mon temps dans les Cornouailles, c’est l’avantage de ne pas avoir de plan défini à l’avance. Mais aujourd’hui, il fait encore beau donc j’en profite.

En milieu d’après-midi, je rejoins St Michael’s Mount à Marazion, le mont Saint Michel anglais. Hasard du calendrier, alors que j’arrive sur place, des amis m’envoient des photos d’eux-mêmes devant le mont Saint-Michel français!!! 

Selon la légende l’archange Michel serait apparu devant des pêcheurs en 495, l’île devient alors un lieu de pèlerinage et un monastère celtique s’y développe à partir du 8e siècle. En 1150, l’abbé du Mont-St-Michel de Normandie y fait construire un monastère bénédictin. 

Pas aussi majestueux que l’original, il a tout de même beaucoup de charme. Ce fut une visite éclair, la marée est basse quand j’arrive, mais elle se met bien vite à monter et à marée haute, il faut prendre le bateau pour rentrer, ce que je n’ai pas vraiment envie de faire. 

Je dors face au mont ce soir-là. J’ai d’ailleurs eu quelques problèmes pour trouver un logement, avec les Anglais en congé pour le jubilé tout est plein dans les environs et j’ai du choisir entre un logement cher à 250 euros la nuit ou faire 3h de route, j’ai choisi les 250 euros et donc une superbe vue sur le mont depuis ma chambre. J’ai pu profiter des belles couleurs du coucher du soleil.

Quatrième journée : de Marazion à Bath (243mi)

Comme cela était prévu, il fait un temps exécrable et je décide donc d’écourter mon voyage dans la région des Cornouailles. Je prends d’abord mon temps avec un bon petit déjeuner, vu le temps autant en profiter.

Puis je pars explorer rapidement la péninsule de Penwith, avec d’abord une petite balade à Porthcurno, une jolie crique encadrée de falaises depuis laquelle il est possible de se balader. Pour ma part, la balade sera courte afin de passer entre les gouttes. Finalement, à la mi-journée j’arrive à Land’s End/Penn-an-Wlas, le bout du bout, la pointe la plus occidentale d’Angleterre. Entre deux averses et même sous la pluie, je me balade le long des falaises. Heureusement la vue est belle et le panorama magnifique, par contre l’endroit avec un centre commercial défigure un peu les lieux. Finalement, en début d’après-midi, je fais un dernier arrêt pour St Ives, un charmant port de pêche. 

En milieu d’après-midi, je décide de quitter la région des Cornouailles pour rejoindre Bath, la route est longue, environ 4h et c’est donc fatiguée que j’arrive à Bath.

Cinquième journée : Bath

Lors de ce voyage en Angleterre, un peu improvisé, j’avais quelques idées, mais rien de défini, la ville de Bath faisait partie des endroits que je voulais visiter. C’est la seule ville d’Angleterre où l’on peut trouver des sources thermales naturelles et son centre historique est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987. La ville n’est pas très grande et elle se visite aisément à pied, et c’est donc par les thermes que je commence ma visite de la ville. La ville de Bath a été fondée en 50 de notre ère, mais d’après la tradition orale les sources chaudes étaient déjà connues sous la période des Celtes. Les thermes ont d’abord été construites sous l’époque romaine, mais le site que l’on visite actuellement date de l’ère victorienne tout en conservant des éléments de l’architecture romaine. Le site est très prisé, en haute saison il est conseillé de réserver sa visite, il faudra sinon s’armer de patience afin de visiter les lieux. Les lieux comprennent les thermes romains et un musée sur l’histoire d’Aquæ Sulis et qui montre les objets retrouvés lors des fouilles archéologiques.

Suite à cette visite, je pensais visiter l’abbaye, mais nous sommes un dimanche et en fin de matinée, il y a donc la messe et il faudra revenir plus tard afin de la visiter. Je pars donc déambuler dans cette ville avec d’abord un passage sur le Pulteney Bridge, un pont inspiré du Ponte Vecchio et construit entre 1769 et 1774.

Je continue ensuite ma balade dans cette ville à l’architecture géorgienne avec The Circus, un ensemble résidentiel de 3 bâtiments et de 30 maisons sur 3 niveaux en arc de cercle qui forme une place. L’ensemble est très harmonieux avec ses 3 rues équidistantes et la taille de la place correspond à la taille de Stonehenge. Tout proche, on trouve l’un des symboles de Bath, Royal Crescent, une place incurvée en demi-cercle qui comporte également 30 maisons et 114 colonnes ioniques monumentales. Je visite d’ailleurs une de ses maisons, le no.1 Royal Crescent, un musée qui retrace la vie sous l’ère géorgienne. Petit hasard, quelques semaines avant ce voyage j’ai regardé la série Netflix, La Chronique des Bridgerton et les murs extérieurs de cette maison ont servi de décor pour la maison des Featherington. Mon prochain arrêt de la journée est d’ailleurs un autre endroit qui a servi de décor à la série: Assembly Room, plusieurs salles construites entre 1769 et 1771 et qui servaient à se réunir afin de danser, bavarder, jouer aux cartes et prendre le thé. Ces salles sont magnifiques avec leurs moulures et leurs très beaux lustres. Dans le même bâtiment, on trouve également le Fashion Museum, un musée où l’on trouve plus de 30 000 pièces datant du XVIIe siècle à nos jours. 

Je continue à me balader dans la ville avant de retourner vers l’abbaye pour cette fois la visiter,  construite entre 1499 et 1539 sur les ruines d’une église du VIIIe siècle, elle fut restaurée lors de la deuxième moitié du XIXe siècle et peut accueillir jusqu’à 1200 personnes. 

Finalement en retournant vers mon hôtel, je passe devant le Holburne Museum, qui lui aussi a servi de décor dans la série La Chronique des Bridgerton, il est trop tard pour le visiter, par contre le parc derrière est ouvert et il est très agréable d’y flâner. 

Ma visite de Bath se termine ici et c’est une ville très agréable à visiter.

Sixième journée : de Bath à Salisbury (95mi)

En matinée je reprends la route pour me rendre dans la ville de Wells, à 40 minutes au sud-ouest de Bath. Ce n’est pas vraiment logique puisque je suis passée par cette ville deux jours plutôt, mais le fait de ne rien planifier me fait faire aussi des erreurs… Wells est une petite ville de 10 000 habitants dans le sud du Somerset, est grâce à sa superbe cathédrale, elle est même le plus petit évêché de Grande-Bretagne. Je commence ma visite de la ville par la Market Place, le cœur de la ville depuis de nombreux siècles entouré de maisons médiévales et de deux portes, la Penniless Porch qui mène à la cathédrale et la Bishop’s Eye qui mène au  Bishop’s Palace, le palais épiscopal. C’est vers ce dernier que je me dirige, construit il y a 700 ans, ce n’est pas le bâtiment qui est le plus intéressant, mais le superbe jardin et les sources qui l’entourent qui sont à voir absolument, de plus la vue sur la cathédrale y est superbe. Je me dirige ensuite vers la cathédrale, malheureusement il faudra un peu attendre, un prêtre est décédé et son enterrement a lieu ce matin-là. Pour passer le temps, je me dirige vers Vicar’s Close, une rue médiévale bordée de cottage qui servait à l’origine à loger les 42 membres du chœur. C’est la plus ancienne rue médiévale encore habitée d’Europe.

Dans le même registre, on trouve près de Priest Row, un bel alignement d’almshouses (hospices) d’actant de l’époque victorienne. Finalement en fin de matinée j’ai l’opportunité de visiter la cathédrale, sa façade datant du XIIIe siècle est impressionnante pour une si petite ville. L’intérieur majestueux avec sa voute en ciseaux date du XIIIe et XIVe siècle, on y trouve également l’horloge de Wells datant de 1390 et qui possède toujours son mécanisme d’origine. 

En début d’après-midi, je rejoins Glastonbury à environ 15 minutes de routes de Wells, très célèbre pour son festival, on y trouve aussi les ruines de l’abbaye de Glastonbury. Ici les légendes arthuriennes se mêlent à l’histoire chrétienne. Les ruines de l’abbaye s’étendent sur 15ha de pelouses, on déambule entre les différentes ruines des bâtiments, il ne reste plus grand-chose actuellement, mais l’histoire du site est très intéressante. La première communauté date du Vie siècle et elle ne cessa de s’agrandir et de prospérer jusqu’à devenir au XIe siècle la plus prospère des abbayes du pays. Malheureusement, un siècle plus tard un incendie détruisit l’ensemble du site. C’est d’ailleurs quelques années plus tard qu’un moine « découvrit » le tombeau du roi Arthur et de la reine Genièvre. D’après la petite histoire, le tombeau « aurait été découvert » afin d’attirer les pèlerins et les fonds afin de reconstruire l’abbaye. Quelques bâtiments sont reconstruits lors des siècles suivants, mais l’abbaye est victime de la Dissolution en 1538 et abandonnée jusqu’au début du XXI siècle quand le diocèse de Bath et Wells la rachète. 

Finalement dans l’après-midi il me faut choisir entre deux manoirs, je n’ai pas le temps de visiter les deux, soit Longleat, soit Stourhead. Mon choix se porte sur Stourhead pour son magnifique jardin paysager. La beauté du jardin est d’ailleurs reconnue dans le monde est a accueilli de nombreux tournage de film dont Orgueil et Préjugés. Je passe le reste de l’après-midi à me balader dans cette superbe propriété, le jardin est magnifique, on peut y passer des heures à déambuler pour y profiter de la quiétude. J’ai également visité la demeure, elle date du XVIIIe siècle, mais un incendie a détruit en 1902 les étages supérieurs, heureusement la superbe bibliothèque a été sauvée des flammes.

Il ne me reste plus qu’à rejoindre Salisbury, mon étape pour la nuit.

Septième journée : de Salisbury à Alderminster (127mi)

Ce matin direction Stonehenge qui se trouve à quelques kilomètres de Salisbury, il n’y a pas trop de monde quand j’arrive, je décide donc de parcourir à pied les 2,1km qui séparent le Visitor Centre du site, ce qui n’était pas forcément une bonne idée, pendant ma balade de nombreuses navettes sont passées et beaucoup de monde est arrivé. Stonehenge est sûrement le plus célèbre des sites préhistoriques de Grande-Bretagne, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986, c’est 460 pierres disposées en 4 cercles de 110m de diamètre, ce type d’alignement s’appelle un cromlech. Les premières pierres du site ont été posées autour de 2800 av. J.-C. et d’après les experts le site a été modifié et utilisé jusqu’en 1100 av. J.-C..

À l’heure actuelle, on ne sait toujours pas à quoi servait Stonehenge, les experts ont des avis divergents, un calendrier agricole, un monument funéraire, un observatoire astronomique…que de mystère !

Ma visite s’est très bien passée, il y avait du monde, mais rien de dérangeant, je n’ai pas eu de mal à contourner le monde et je m’attendais vraiment à beaucoup plus de monde au mois de juin. La visite est intéressante, mais je vous conseille soit de prendre l’audio guide, soit de visiter le musée avant la visite, il y a très peu d’explication sur le site. En ce qui concerne le moyen de s’y rendre, j’y suis allée à pied, il n’y a rien de spécial à voir sur le chemin, mais la balade est agréable donc s’il y a du monde au niveau des navettes et qu’il fait beau, n’hésitez pas à faire l’aller ou le retour à pieds.

À la mi-journée je me rends à Wilton House, un superbe manoir du XVIe siècle qui est toujours habité par le comte de Pembroke. Pour visiter les jardins, il suffit de payer l’entrée, par contre pour la visite du manoir il faut passer par une visite organisée, la visite est prévue à 13h, j’ai donc le temps de profiter du très beau jardin avant la visite. La visite du manoir est très intéressante, j’ai beaucoup aimé, malheureusement il est interdit de prendre des photos, ceux qui est compréhensibles, le manoir est encore habité et si j’en étais propriétaire je n’aimerais pas non plus retrouver des photos de ma maison partout sur internet. Comme beaucoup de manoirs du coin, il a servi de décor pour de nombreux films (Orgueil et Préjugés, Tomb Raider…), mais surtout pour de nombreuses séries récentes, toutes les saisons de The Crown, Outlander ou encore La Chronique des Bridgerton. 

Finalement dans l’après-midi, je rejoins Salisbury afin de me balader dans la ville et de visiter sa très belle cathédrale, remarquable par son unité de style. En effet de style gothique Early English, elle a été construite sur une très courte période au XIIIe, la seule modification importante est l’ajout de la flèche au XIVe siècle.

J’avais dans l’idée de visiter Oxford, mais au mois de juin ce n’est pas le meilleur moment d’y aller à cause des examens des étudiants, j’ai donc décidé de faire l’impasse et d’y revenir à un autre moment, et j’ai donc pris la route pour aller un peu plus au nord vers Stratford-upon-Avon et les Cotswolds.

Huitième journée : Stratford-upon-Avon (26mi)

Stratford-upon-Avon est la ville natale de Shakespeare, je vais consacrer une bonne partie de la journée à visiter la ville et les lieux emblématiques du plus célèbre de ses habitants. Ici, tout ou presque tourne autour du grand dramaturge, il y est né et mort et tout au long de sa carrière professionnel y a gardé un lien tout en vivant à Londres.

Ma première visite de la journée est pour la Shakespeare’s Birthplace, la maison natale de William Shakespeare. Troisième enfant d’une fratrie de 8, William Shakespeare est né dans cette maison à colombage en avril 1564 d’un père gantier qui deviendra quelques années plus tard maire de la ville, ce qui permit à son fils d’étudier dans l’école locale. Il y vit pendant toute son enfance et au début de sa vie maritale avec Anne Hathaway, d’ailleurs ses 3 enfants sont également nés ici. À la mort de son père en 1601, il hérite de la maison, il en loue une partie à sa sœur et transforme l’autre partie en auberge qui restera en activité jusqu’au XIXe siècle.

La visite commence par un petit musée, on traverse ensuite un jardin à l’anglaise avant d’entrer dans une maison à colombage de style Tudor datant du XVIe siècle. On passe dans plusieurs pièces meublées comme au temps de William Shakespeare, on passe également dans la chambre où il est né, dans sa chambre on peut observer des noms gravés sur la vitre, des touristes du XIXe siècle venus visiter la maison, certains sont plus ou moins célèbres.

À la sortie de cette visite, je me balade dans la ville et j’emprunte en autre High Street, la rue où  les notables de la ville habitaient, on y trouve encore plusieurs maisons à colombage. C’est également dans cette rue que l’on peut trouver Shakespeare’s New Place, c’est l’emplacement de la demeure où le dramaturge s’installa avec sa famille de 1597 à sa mort en 1616. Il ne reste rien de la maison, juste les fondations, mais le site a été réaménagé en 2016 et dans la maison voisine qui appartenait à Thomas Nash, le mari de la petite-fille de William Shakespeare, on peut voir une exposition sur les œuvres du dramaturge.

De l’autre côté de la rue, on trouve Guild Chapel, la chapelle de la confrérie la plus importante de la ville avant la réforme. Je rejoins ensuite Holy Trinity Church, l’église dans laquelle William Shakespeare est enterré. Je longe ensuite la rivière Avon, les rives sont propices à une belle balade, je suis malheureusement surpris par la pluie et je dois m’abriter un certain temps. Finalement, à la mi-journée, je quitte le centre-ville afin de rejoindre le dernier des lieux relié à Shakespeare que je voulais voir, le cottage de la famille d’Anne Hathaway, la femme de William Shakespeare. Le cottage est vraiment charmant, il a été aménagé avec du mobilier d’époque et le jardin qui l’entoure est vraiment très agréable. 

Si vous souhaitez visiter Shakespeare’s Birthplace, Shakespeare’s New Place et Anne Hathaway’s Cottage & Gardens, il existe un billet combiné.

Ayant encore un peu de temps dans l’après-midi, je décide de commencer à visiter les Cotswolds avec la visite des somptueux jardins du manoir Hidcote, des jardins créés au XXe siècle par l’horticulteur Lawrence Johnston. L’ensemble est enchanteur avec des profusions de couleurs et de senteurs.

Neuvième journée :  de Alderminster à Cowley (62 miles)

Aujourd’hui, je consacre ma journée à la région des Cotswolds, l’une des régions rurales les plus belles d’Angleterre. Je passe de village en village, tous plus beau les uns que les autres. C’est une région de collines restée figée dans le passé avec de nombreux villages pittoresques parmi les plus beaux d’Angleterre. 

Je commence mon exploration par le village Chipping Campden. Une balade le long de la rue principale High St permet de découvrir de nombreuses maisons et bâtiments en pierre locale dans les tons de miel qui caractérisent la région. Au cœur du village, on trouve un marché couvert qui date du XVIIe siècle et au bout de la rue principale, la belle église St James.

En fin de matinée, j’arrive à Broadway, le village est très touristique et consiste principalement en une unique route le long de laquelle se trouve de belles chaumières qui ont enchanté nombres d’artistes, Monet ou encore Oscar Wilde, pour ne citer qu’eux. Aujourd’hui de nombreuses galeries d’art et antiquaires ont pris place dans les belles chaumières. Sur les hauteurs de la ville, on trouve la Broadway Tower, une tour datant du début du XIXe siècle et depuis laquelle le panorama sur les Cotswolds est splendide. 

Je me rends ensuite à Snowhill, un petit village dans lequel une scène du film Bridget Jones a été tournée. Sa place centrale avec son église, son cimetière, sa cabine téléphonique et son drapeau sont tellement « so british ».

En milieu d’après-midi j’arrive aux deux parties du village Slaughters, Upper et Lower Slaughters qui sont séparés par moins d’un mile de nature. Les deux villages sont charmants à souhait et les cottages typiques alignés le long de la rivière Eye sont très bucolique. 

Finalement, en fin de journée j’arrive à Bourton-on-the-water, dernière visite de la journée, il est déjà bien tard quand j’arrive c’est donc une visite rapide, une balade le long de la rivière qui lui confère un air romantique, surnommé la Venise anglaise, c’est un agréable village où se balader.

Dixième journée : de Cowley à Londres/Lille (97 miles)

Et voilà ce voyage en Angleterre se termine, il est temps de rentrer, mais avant ça je fais un dernier petit arrêt dans les Cotswolds, sûrement le village le plus prisé, Bibury et son bel alignement de maisons du Moyen Âge, les Arlington Row des cottages construits au XIVe siècle. 

Il ne me reste plus qu’à prendre la route vers Londres et enfin le TGV qui me ramène à la maison.

J’ai beaucoup aimé ce voyage en Angleterre, cela faisait longtemps que je voulais y aller, en dehors de Londres je ne connais que très peu l’Angleterre, j’ai bien visité quelques villes quand j’étais adolescente, Brighton, Bristol, Newcastle, mais je ne me rappelle pas grand-chose et ce voyage m’a permis d’avoir un petit aperçu de l’Angleterre. Il faudra revenir pour découvrir d’autres régions de l’Angleterre.

Pour plus de photos, c’est ici.

La Bretagne en hiver

La Bretagne en hiver

Ce voyage non prévu a été plutôt tranquille, j’ai exploré les côtes bretonnes à petite allure, me levant rarement avant 9h, il est donc tout à fait possible de faire cet itinéraire en beaucoup plus rapidement, ou alors en faisant plus d’activités. En hiver, hors vacances scolaires, plusieurs activités ou visites ne sont pas ouvertes. Comme à mon habitude, c’est encore une fois à la dernière minute que j’ai décidé de partir en voyage, sans réservation et sans itinéraire. C’est un peu plus facile en hiver, il y a quand même moins de monde qu’en été, quoique c’est le dernier week-end des vacances des Parisiens, donc il y a quand même encore un peu de monde, mais la semaine qui suit est beaucoup plus tranquille.

Quelques chiffres : 

    • 13 jours (trajet compris depuis Lille) en février-mars 2022
    • 2594km (trajet compris depuis Lille)
    • Les 4 départements de la Bretagne visités
    • Environ 2000 photos avant tri
    • 1 site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO
    • 2 Grands sites de France
    • 1 étape de ma Bucket List rayée

Mon itinéraire :

Première journée : de Lille à Saint-Malo (571km)

Je pars dans la matinée de chez moi, sans savoir où sera ma première destination. C’est en route que je décide ou m’arrêter pour commencer mon voyage et ce n’est qu’en fin de journée que j’arrive à Saint-Malo, première étape de ce voyage en Bretagne, que je voulais faire depuis longtemps, si je ne me trompe pas, la dernière fois que je suis venue en Bretagne était il y a plus de 20 ans. J’arrive vers 17h30 à Saint-Malo, un rapide check-in et je pars me balader sur la digue le long de la plage du Sillon  pour une belle vue au loin sur les remparts et le coucher du soleil. 

En soirée, je dîne dans un restaurant en face de chez moi, Le Sillon, c’était plutôt bien, des Saint-Jacques et une crêpe en dessert, un dîner typiquement bretons pour commencer le voyage.

Deuxième journée : Saint-Malo (16km)

Avant de commencer ma balade à Saint-Malo, petit détour à décathlon, partir à la dernière minute, c’est faire ses bagages à la va-vite et j’ai comme d’habitude oublié quelques trucs, comme des chaussures, je suis partie avec uniquement celle que j’avais aux pieds, soit des bottines à talons, cela n’est pas très pratique pour voyager, d’où le petit détour à décathlon pour des baskets ou chaussure de rando.

Ce n’est donc qu’en fin de matinée que je quitte mon hôtel pour aller visiter la ville, il me faut 20-25 minutes de marche le long de la plage du Sillon afin de rejoindre le Saint-Malo Intra-Muros. L’histoire de cette cité corsaire remonte au 6e siècle avec la cité d’Aleth, mais c’est surtout à partir du XIIe siècle que la cité se développe et devient une place très convoitée, en raison de sa position géographique par les ducs de Bretagne et le Royaume de France. C’est à la fin du XVI siècle que la ville est finalement rattachée au royaume de France. Au XVIIe siècle, la cité abrite de nombreux corsaires, des « pirates », mandatés par le roi et donc non considérés comme tels. C’est l’âge d’or de la cité.

Pendant la 2de guerre mondiale, une partie de la ville intra-muros a été détruite par des bombardements, heureusement la reconstruction s’est faite à l’identique avec le granit de Chaussey et c’est donc au milieu de ses ruelles, ses façades de granit que je me balade à la mi-journée.

En début d’après-midi, je me rends sur les remparts qui datent du XIIe siècle, contrairement à la ville, ils ont été très peu touchés par les bombes et sont donc d’origine, c’est une agréable balade, il fait un temps magnifique et les vues sur la plage Bon secours, la ville, la mer et les îles sont spectaculaires. 

À la mi-journée, je vais prendre un déjeuner très tardif, j’avais repéré une crêperie/salon de thé, mais il n’y avait plus de place et il ne prenait pas de réservation à l’heure du déjeuner. Ils m’ont conseillé de revenir vers 15h. Je suis revenue vers 15h15 et même là, il m’a fallu patienter quand même 30 minutes, mais ils m’ont fourni une couverture et les crêpes étaient délicieuses, Bergamote est une très bonne adresse. 

Après ces délicieuses crêpes, je retourne sur les remparts pour continuer ma visite, une très belle balade à ne pas louper. Finalement, la fin de la journée approche et je décide de retourner sur les remparts du côté de la plage Bon secours afin d’admirer le coucher du soleil.

Petite déception, j’aurais aimé aller visiter les îles face à Saint-Malo, mais elles sont accessibles uniquement à marée basse et la marée était haute en milieu d’après-midi, pas de chance!!!

Troisième journée : de Saint-Malo à Dinan (46km)

En matinée, visite de Saint-Servan, juste au sud de Saint-Malo, le long de la Rance. C’est ici que se trouve la cité d’Aleth, lieu d’origine de Saint-Malo, on y trouve un parc avec d’agréables sentiers et depuis la corniche d’Aleth, on a de belles de vues sur Saint-Malo et le bassin de la Rance. On peut aussi y voir la tour Solidor, une tour qui date de 1382 et qui fut autrefois une prison. 

Je prends ensuite la voiture pour explorer la rive est de la Rance. Un arrêt photo rapide à Quelmer pour une belle vue sur la Rance suivi d’une visite du beau village de pêcheurs de Saint-Suliac. Je déjeune à la crêperie Au Galichon, une très bonne adresse avant de me balader dans le village, une belle église du 13e siècle, des ruelles étroites et sinueuses, des maisons anciennes en granit et de belles vues sur la Rance sont au programme de ce village.

Je me rends ensuite du côté du Mont Garrot pour une vue panoramique sur la Rance et Saint Suliac et entre les arbres sur le pont suspendu Saint-Hubert. En milieu d’après-midi, je fais un petit arrêt à la cale de Mordreuc, un beau site qui mérite un arrêt photo et j’arrive vers 16h au port de Dinan, en contrebas de la ville. C’est l’un des quartiers les plus animés de la ville, j’y fais une balade le long de belles maisons anciennes sur les quais qui bordent la Rance. On y trouve aussi le pont Gothique, la réplique d’un pont du 10e siècle dynamité en 1944.

Finalement, en fin de journée je rejoins mon logement pour la nuit dans la vieille ville de Dinan, j’ai le temps de me balader pendant environ une heure avant qu’il fasse noir et d’admirer de très belles maisons en bois datant du Moyen Âge.

Quatrième journée : de Dinan à Dinard (47km)

En matinée, je parcours de nouveau les rues de Dinan, je n’avais pas eu assez de temps la veille avant le coucher du soleil. J’ai beaucoup aimé son centre historique médiéval et depuis le jardin anglais on a de belles vues sur la Rance, les remparts et le port. Malheureusement, des éboulements au niveau des remparts ne m’ont pas permis de les explorer, mais j’ai quand même pu voir l’une des belles portes de la ville, la porte Jerzual et surtout la belle rue du même nom, pavée et en pente, bordée d’échoppes, elle était au Moyen Âge la voie d’accès principale au port.

En fin de matinée, je quitte la ville et avant d’emprunter la rive ouest de la Rance, je fais un petit détour à l’abbaye de Léhon, c’est une visite restreinte, elle n’est pas ouverte à cette époque de l’année, je peux voir l’église et un petit jardin dans le cloitre, le reste sera des vues de l’extérieur.

Je prends ensuite la route vers Dinard, avec deux petits arrêts en route, la Landriais pour une belle vue sur la Rance et juste à côté du barrage de la Rance. Finalement, j’arrive en début d’après-midi à Dinard, je déjeune rapidement et je pars me balader le long de la mer sur le chemin de ronde du moulinet et de la Malouine qui fait partie du chemin des douaniers. On y a de magnifiques vues sur les somptueuses villas qui bordent la côte, sur Saint-Malo de l’autre côté de la Rance et sur la mer. Dinard était au XIXe siècle l’une des plus chic stations balnéaires de la côte d’émeraude et elle n’a rien perdu de son faste. La balade est très agréable et après quelques kilomètres, j’aurais bien continué encore un peu, mais il commençait à se faire tard, j’ai donc du rebrousser chemin. 

Je reprends alors la voiture pour rejoindre la Pointe du décollé, dernier arrêt de la journée, je pensais y regarder le coucher du soleil, mais la pluie est venue troubler la fête, et la vue splendide est également gâchée!!! Je reviens donc un peu sur mes pas afin de rejoindre mon hôtel à Dinard.

Cinquième journée : de Dinard à Saint-Quay-Portrieux (50km)

La journée n’est pas terrible aujourd’hui, le temps n’est pas bon du tout, il pleut beaucoup et ça compromet beaucoup mes plans de la journée, les photos ne sont pas géniales et les balades sont courtes. Avec le temps qu’il fait, j’ai pris mon temps et ce n’est donc que vers 11h que je quitte l’hôtel, mon premier arrêt de la journée est pour Saint-Jacut-de-la-Mer et une belle vue sur l’île Ébihens. Vers midi, je rejoins les abords de Saint-Cast Le Guildo, je m’arrête d’abord à la pointe de la Garde, on y trouve d’abord une petite chapelle Notre-Dame de la Garde et surtout une belle vue surplombant la plage de Pen Guen et la Grande Plage de Saint-Cast Le Guildo. Je roule quelques minutes de plus pour arriver sur la digue de Saint-Cast Le Guildo pour déjeuner, avant de me balader sur la digue, une balade écourtée par la pluie.

En début d’après-midi, je rejoins le Cap Fréhel, je décide de braver la pluie, il parait que le site est vraiment très intéressant et les vues exceptionnelles. Il fait partie du réseau « Grands sites de France ». Ce jour-là, la vue est très restreinte, mais je peux quand même admirer le phare, une tour en granit construite en 1702 et me balader pour admirer la côte déchiquetée.

En quittant le cap Fréhel, je fais deux arrêts rapides, le premier pour Pléhérel plage pour une rapide photo de la plage avec au loin, à peine visible le cap Fréhel et le deuxième pour la plage en arc de cercle de Sables d’or Les Pins.

Finalement, en milieu d’après-midi, je m’arrête au Cap d’Erquy qui fait partie de l’ensemble du Grand Site Cap d’Erquy – Cap Fréhel. Il ne pleut pas quand j’y arrive, j’ai donc le temps de faire une petite balade sur les hauteurs du cap, c’est une petite accalmie dans cette journée, vraiment affreuse. 

Il me reste ensuite 1h de route afin de rejoindre Saint-Quay-Portrieux, ma destination pour la nuit. Le soir délicieux dîner au restaurant Le Catamaran au port de Saint-Quay-Portrieux.

Sixième journée : de Saint-Quay-Portrieux à Perros Guirec (207km)

J’avais dans l’idée d’aller sur l’île de Bréhat, mais avec le temps capricieux, je n’avais vraiment pas envie de me retrouver sous la pluie toute la journée, sachant que je ne peux pas me mettre à l’abri dans la voiture, vu que c’est une île sans voiture. Donc comme la veille, je suis passée de point de vue en point vue, mais cette fois, le temps est un peu meilleur, j’ai donc pu faire quelques balades.

Pour guider mon itinéraire, j’ai décidé de suivre la route des falaises, un itinéraire le long des falaises de Tréveneuc, près de Saint-Quay-Portrieux à Paimpol. Ce circuit de 48km existant depuis longtemps est balisé depuis 2019. Le circuit m’emmène de point de vue en point de vue, il y a aussi normalement des activités ludiques et de plein air organisé le long du parcours, mais en hiver hors vacances scolaires, c’est bien calme. Concernant la signalisation, j’ai trouvé qu’elle manquait un peu de clarté, il n’y a pas toujours des directions, je suis donc parfois revenu sur mes pas, mais l’itinéraire fait passer par les plus beaux points de vue de la côte du Goëlo, j’ai ainsi pu découvrir la plage due Port Goret, la pointe de Berjul, la pointe de Minard et la pointe de Bilfot. C’est d’ailleurs là que j’ai pu discuter quelques minutes avec un pêcheur amateur de Saint-Jacques. Je n’y connais rien et c’était intéressant de discuter avec lui, je ne savais pas qu’il y avait autant de réglementation sur les quantités et les heures autorisées.

Finalement, vers 14h30 j’arrive à Paimpol pour un déjeuner tardif puis je reprends la route pour un dernier arrêt, une balade sur le Sillon de Talbert. C’est un cordon de sable et de galets qui s’avance de 3,2km dans la mer. Il agit comme un brise-lame et protège la presqu’île sauvage et l’île de Bréhat. Je n’ai pas pu le parcourir en entier, d’abord l’après-midi était déjà bien avancée, de plus il ne faut pas s’aventurer sur le Sillon lors de la marée montante, ce qui était le cas lors de mon arrivée sur place. J’ai quand même pu m’y balader une petite heure. Ensuite, direction Perros Guirec, ma destination pour la nuit.

Septième journée : de Perros Guirec à Roscoff (100km)

Ce matin, le temps est meilleur, il y a même du soleil, c’est donc le moment idéal pour aller explorer la côte de Granit Rose, une bande de côtes de 10km entre Perros Guirec et Trébeurden. Son nom lui vient des nombreux rochers de granit à la teinte rosée qui la compose, c’est une curiosité géologique exceptionnelle, il n’existe que 2 autres endroits similaires avec cette teinte rosée dans le monde : en Corse et en Chine. 

En me rendant vers un parking pour explorer la lande de Ploumanac’h, je suis tombée sur un point de vue, c’est donc tout naturellement que je me suis arrêtée pour une vue sur la lande au loin 7 îles. Quelques minutes plus tard, je me gare sur l’un des parkings de la lande et je pars me balader au milieu de ses rochers. Une boucle facile d’environ 5km permet de découvrit la côte, elle emprunte en partie le chemin des douaniers et passe devant le phare de Mean Ruz, pierre rouge en breton et véritable symbole de la côte de Granit Rose. Avec les photos et les différents arrêts, il me faut 2h pour parcourir ce sublime sentier.

Je reprends ensuite la voiture pour un court trajet vers Trégastel et l’île Renote qui n’en est pas vraiment une puisqu’elle est reliée au continent par un isthme sablonneux. Une courte balade de 2km en fait le tour, parfait pour encore apprécier ces rochers roses et pour une vue au loin sur Ploumanac’h, le phare Mean Ruz et la belle baie Saint-Anne.

Je prends ensuite la direction d’île Grande, un peu plus à l’ouest, mais le retour de la pluie et du vent ne m’a pas permis de vraiment la découvrir et j’ai donc repris la route afin de rejoindre en milieu d’après-midi mon dernier arrêt sur la côte de Granit Rose, la pointe de Bihit, on y trouve une vue panoramique sur les environs.

Et voilà, je reprends une nouvelle fois la route afin de rejoindre Roscoff, je fais encore quelques arrêts photos dans des endroits où j’ai oublié le nom et c’est vers 17h30 que j’arrive à Roscoff. 

Le soleil est de retour et j’ai la chance de pouvoir assister à un très beau coucher de soleil sur la ville. Par contre, il fait un froid glaçant, le vent s’est levé et les vagues claquent contre la digue.

Huitième journée : de Roscoff à Pointe Saint-Mathieu (204)

Une très belle journée qui commence sous un soleil éclatant, c’est parfait pour découvrir le nord du Finistère, sa côte des légendes et les abers, des sortes de « fjords bretons », en fait ce sont des vallées de fleuves envahies par la mer.

Ma journée commence par quelques balades sur 4 plages : d’abord, la plage des Amiets, une longue plage parsemée de rochers entre dunes et mer. Vient ensuite la plage de Lividic, une belle plage de sable blanc sauvage et très agréable pour une balade. Juste à côté, on trouve la plage de Brignonan, plus urbaine, néanmoins non dénuée de charme avec ses bateaux échoué sur le sable à marée basse. Et finalement, la quatrième plage où se trouve le charmant phare de Pontusval perché au milieu des rochers en granit au bord d’une belle plage de sable blanc.

En début d’après-midi, je rejoins le hameau de Meneham, un village de pêcheurs de goémon du XVIIe et XVIIIe siècle qui a été réhabilité et qui abrite maintenant une auberge, un gîte et des artisans. L’endroit est réputé pour son corps de garde construit en 1685 entre d’énormes rochers.

Je reprends ensuite la voiture afin de rejoindre le phare de l’île vierge, enfin l’observer de loin puisqu’il faut prendre un bateau pour le visiter, ce que je n’ai pas fait. Je l’ai par contre observé sous deux points de vue différents. D’abord, depuis Porz Grac’h près du camping, c’est la vue la plus proche du phare et ensuite depuis le point de vue classique, mais cette fois il est beaucoup plus loin. C’est le phare le plus haut d’Europe avec ses 82,50m.

Je prends ensuite la direction des dunes de Sainte-Marguerite, en chemin je fais un petit arrêt photo pour un point de vue sur l’Aber Wrac’h et j’arrive vers 16h30 aux dunes pour une petite balade. Petit arrêt photo également aux dunes de Corn Ar Gazel pour une belle vue sur les dunes Sainte-Marguerite au loin et l’Aber Benoit. J’arrive ensuite à Portsall, port tristement célèbre pour le naufrage de l’Amoco Cadiz en 1978. C’est au large de celui-ci que l’Amoco Cadiz s’est échoué. Ce petit port tout mignon est situé dans une anse fermée.

J’emprunte ensuite la route touristique qui longe la côte et traverse quelques petites stations balnéaires, au loin une balise est frappée par les vagues. 

Il commence à se faire tard, le soleil se couche bientôt et je quitte donc la route touristique afin de rejoindre Pointe St-Mathieu avant le coucher du soleil. J’arrive juste à temps pour prendre quelques photos le long de la côte et voilà, la journée se termine ici.

En novembre 2022, je suis retourné en Bretagne lors d’un stage photo et j’ai pu découvrir un peu plus en détail la côte dans les environs de la pointe Saint-Mathieu avec entre autres les phares du Petit Minou et de Kermorvan.

Neuvième journée : De Pointe Saint Mathieu à Douarnenez (218km)

Petit retour en arrière, n’ayant pas eu le temps de m’y arrêter la veille, je retourne un peu sur mes pas afin de rejoindre la pointe de Corsen, c’est le point le plus à l’ouest de la France continentale, on y a une belle vue sur les îles en face, Molène et Ouessant. Ma visite du nord de la Bretagne s’arrête ici, je contourne Brest et je me dirige vers le sud de la Bretagne pour un périple un peu plus court, seulement 4 jours. 

Ma première destination est pour la presqu’île de Crozon que je rejoins en fin de matinée. Je vais y passer la journée à découvrir ses beautés : ses falaises frappées par les vagues, des plages de rêves… N’ayant pas le temps de toit visiter, j’ai décidé de faire le tour par la côte de cette presqu’île en forme de croix.

Mon premier arrêt de la journée est pour la pointe des Espagnols au nord. On y trouve un fort construit en 1594 par, tenez-vous bien des Espagnols!!! Mais son intérêt principal est pour son panorama sur le goulet et la rade de Brest. Je passe ensuite rapidement à Camaret-sur-Mer où j’aperçois au loin la tour Vauban (inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO) et la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, avant de rejoindre la pointe du Toulinguet où se trouve un sémaphore de la marine nationale, l’intérêt de cette pointe est d’avoir une belle vue sur la pointe de Pen-Hir, mon arrêt suivant.

La pointe de Pen-Hir avance dans l’océan du haut de ses falaises battues par les vagues, comme un sentiment de « bout du monde ». Le panorama est à couper le souffle et la promenade qui longe la pointe très agréable d’autant plus que le soleil était de la partie ce jour-là.

Je me rends ensuite à la pointe de Dinan, elle s’avance moins dans la mer que les autres pointes, néanmoins elle est tout aussi charmante que les autres avec en autre « le château de Dinan », une gigantesque masse rocheuse reliée à la pointe par une arche. 

Je fais encore deux arrêts sur la presqu’île de Crozon d’abord à St-Hernot afin de rejoindre après une marche d’environ 15 minutes un point de vue sur la côte et sur l’île Vierge au loin. Finalement, je termine mon tour de l’île de Crozon par un rapide passage au cap de la chèvre, ce n’est pas le lieu le plus exceptionnel de la presqu’île, mais on y a quand même un beau panorama sur la baie de Douarnenez à l’est, le Cap Sizun au sud et la pointe de Pen-Hir au nord.

Il ne me reste plus qu’à prendre la route pour rejoindre Douarnenez, mon étape pour la nuit.

Dixième journée de Douarnenez à Concarneau (130km)

Pour cette dixième journée de roadtrip je pars explorer le nord du Cap Sizun de Douarnenez à la pointe du Raz. Découvrir le sud de la Bretagne en 4 jours, c’est un peu court, j’ai donc du faire des impasses et cela commence ce jour-là, je n’ai eu le temps de visiter que la côte nord du Cap Sizun. Mon premier arrêt de la journée est pour le phare du Millier et le moulin de Keriolet. Le phare est très discret, il est intégré à une maison qui parait bien isolée au milieu de la lande. Le panorama sur la côte y est superbe. En ce qui concerne le moulin, rénové en 2008 il est remis en fonction et produit de la farine de Sarrazin, il est malheureusement fermé ce jour-là et je ne peux donc pas le visiter. Je passe ensuite rapidement à la pointe de Kastel Koz avant de me rendre à la réserve de Cap Sizun à la pointe de Castel-ar-Roc’h, à cette époque de l’année il n’y a malheureusement pas d’oiseaux, ils sont présents sur le site de mars à juillet, voir août, mais le site est quand même propice à une agréable balade au milieu des falaises et de la lande, j’y ai même croisé quelques moutons.

J’arrive ensuite en début d’après-midi à la pointe de Brezellec, on peut, parait-il, y voir au loin la pointe St-Mathieu, malheureusement ce jour-là le temps est couvert, mais j’y découvre quand même la très belle vue sur la côte escarpée. 

Je suis presque au bout de mon périple et j’arrive au Grand Site de France Pointe du Raz en Cap Sizun qui comprend en autre la pointe du Raz, la baie des Trépassés et la pointe du Van, c’est d’ailleurs ici que je m’arrête en premier. La pointe du Van considérée comme la petite sœur de la pointe du Raz, elle n’en est pas moins impressionnante, sauvage, elle offre un panorama superbe sur les pointes de la côte nord du Cap Sizun.

Finalement, en milieu d’après-midi je rejoins la pointe du Raz, on sent que l’endroit est plus touristique et emblématique de la Bretagne, il y a un parking payant. Du parking, il faut compter environ 15 minutes de marche afin de rejoindre le sémaphore et la statue de Notre-Dame-des-Naufragés. Cette pointe, sûrement l’une des plus célèbres de Bretagne est spectaculaire, avec dans son alignement des îlots rocheux, sur l’un d’entre eux se trouve le phare de la Vieille et au loin l’île de Sein séparé de la pointe par le Raz de Sein dans lequel on trouve de forts courants. Réputé pour être dangereux, il n’est plus permis pour des raisons de sécurité et de pollution au gros navire de l’emprunter.

En fin d’après-midi, je reprends la route afin de rejoindre Concarneau pour la nuit.

Onzième journée de Concarneau à Carnac (135km)

En matinée, visite et balade dans la ville de Concarneau, enfin surtout de sa ville close qui occupe un îlot entouré de rempart datant du XVIe et XVIIe siècle. C’est bien calme en ce lundi matin de début mars, tous les magasins ne sont pas ouverts, mais c’est très agréable de se promener dans les ruelles d’un autre temps sous le beau soleil.

Dans l’après-midi, je reprends la route en longeant la côte vers l’est, je m’arrête à plusieurs pointes, d’abord celle du Cabellou pour une belle vue sur Concarneau  puis la pointe de la Jument et un peu plus loin la pointe de Trévignon pour de belles vues de la baie de la forêt et au loin sur les Glénan.

Puis en milieu d’après-midi, je rejoins Port Manec’h où l’on trouve une jolie plage au bord de l’estuaire de l’Aven et du Belon avec ses belles cabines d’une autre époque. Après un petit détour pour passer de l’autre côté de l’estuaire, je retrouve la côte que je continue d’explorer, il y a un peu plus de monde par ici, il fait un temps superbe et les gens en profitent pour se balader le long de la plage. La journée touche à sa fin, je décide de prendre la route pour Carnac, mais avant de rejoindre mon hôtel pour la nuit, je m’arrête quelques minutes au Pont-Lorois pour de belles vues sur la rivière Étel.

Et finalement, j’arrive à Carnac, où je dîne dans le très bon restaurant de mon hôtel, un délice.

Douzième journée de Carnac à Arzon (108km)

Et voilà, mon roadtrip en Bretagne touche à sa fin, il me reste une journée entière et le lendemain je reprendrai la route vers chez moi. Je passe la matinée aux alignements de Carnac, c’est assez impressionnant. L’avantage de les visiter en hiver c’est que certains secteurs des alignements sont en libre accès alors qu’en été il faut obligatoirement passer par une visite guidée. Avant de partir en visite, je prends quelques renseignements à la maison des mégalithes, une petite vidéo informative permet d’en savoir un peu plus. Cet étrange alignement a été érigé entre 4500 et 3500 ans av. J.-C. lors du Néolithique et malgré de nombreuse recherche, on ne sait toujours pas pourquoi ces alignements ont été édifiés, les scientifiques en débattent encore. Tous les sites ne sont pas en libre accès, ainsi je fais le tour par l’extérieur du site de Mènes face à la maison des mégalithes, mais j’explore par contre de l’intérieur l’alignement de Kermario l’un des plus impressionnants avec ses 1029 menhirs en 10 lignes parallèles sur 100m de large et 1120m de long. 

L’après-midi je me rends du côté du golfe du Morbihan, mais c’est une visite très sommaire, juste une petite balade et quelques points de vue. Pour mieux le découvrir, il faut se rendre sur les îles, ce que je n’ai pas le temps de faire. Finalement, je me rends à Arzon pour la nuit, au sud-est du golfe.

Treizième journée : d’Arzon à Lille (762km)

Et voilà, il est temps de quitter la Bretagne, mais avant de prendre la route retour vers la maison, je fais deux petits arrêts photo, le premier du golfe du Morbihan et le deuxième sur la côte.

Pour plus de photos de la Bretagne du nord, c’est ici et pour la Bretagne du sud, ici.

Carnet de voyage en Tanzanie

Carnet de voyage en Tanzanie

En janvier et février 2022, j’ai pu faire mon premier voyage en dehors de l’Europe depuis mon retour du Canada et le début de la pandémie. J’avais envie de plage, je pensais au début aller aux Bahamas, mais on me l’a déconseillé, car encore problématique à cause de la pandémie et je me suis donc tourné vers Zanzibar. Et comme j’avais adoré mes deux précédents safaris, j’ai décidé de mêler farniente et safaris. Je pensais au début passer 8-10 jours en safaris, mais comme le tourisme n’avait pas encore véritablement repris, j’ai eu plusieurs nuits gratuites dans les lodges et j’ai pu profiter de 13 jours de safaris, ce qui m’a permis de voir des scènes que je n’avais jamais vues dans mes précédents safaris puisque j’avais le temps et que j’étais seule avec mon guide, je pouvais donc rester plus longtemps avec les animaux. C’était donc un voyage fabuleux!!!

Quelques chiffres : 

    • 22 jours en janvier et février, dont 13 jours de safari et 8 jours à Zanzibar
    • 3 vols de brousse et des milliers de kilomètres
    • 2 sites rayés de ma bucket list
    • 7 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO
    • Environ 15000 photos avant tri

Mon itinéraire :

Jour 1 et 2 : Arrivée en Tanzanie et cratère Ngorongoro

Une journée en avion et une arrivée tardive en Tanzanie. Le lendemain, la journée commence tôt afin de rejoindre le cratère Ngorongoro et d’y passer la journée. C’était beau et j’ai vu pas mal d’animaux, mais je ne sais pas trop, il y avait comme un goût de légères déceptions…

Jour 3 à 6 : Tarangire National Park

J’ai beaucoup aimé ce parc, surtout que c’était la première fois que je voyais des lionceaux. Moins connu que le Serengeti ou le Ngorongoro, il n’en ai pas moins très intéressant et j’ai pu y voir de nombreux animaux, surtout beaucoup d’éléphants, mais aussi plusieurs lions, des léopards…

Jour 6 à 10 : Ndutu

Ndutu n’est pas un parc, mais une zone se trouvant entre le Serengeti et l’aire de conservation du Ngorongoro, ce qui permet de pouvoir faire du hors-piste et donc d’approcher les animaux. J’y ai vu de nombreux guépards, 2-3 minimum chaque jour, des petits, des mâles, des femelles, des jeunes, des vieux, un truc complètement fou!!! Et à cette période de l’année, les gnous viennent y mettre bas et chaque jour des milliers de gnous arrivaient des prairies du Serengeti, un spectacle fantastique!!!

Jour 10 à 14 : Serengeti

Que dire du Serengeti, sa réputation n’est pas usurpée!!! J’y ai passé 4 jours fantastiques a parcourir les routes et à voir des milliers d’animaux, c’était waouh!!! Et j’ai pu également profiter de plusieurs magnifiques levers de soleil.

Jour 14 à 22 : Zanzibar

En ce qui concerne Zanzibar, j’ai beaucoup aimé Jambiani, très reposant. Stone Town vaut la visite, un peu de culture et d’histoire. En ce qui concerne Nungwi, j’ai moins aimé, moins tranquille que Jambiani, c’est beaucoup plus touristique et j’ai trouvé cela moins agréable.
J’ai également pris part à plusieurs « excursions », la première qui se nomme safari blue était une balade en bateau vers un spot de snorkeling, un banc de sable suivi d’un repas sur une île. Je n’en garde pas un très bon souvenir, le spot de snorkeling n’était pas terrible, le banc de sable blindé de monde et l’île pour le repas ultra touristique. La deuxième excursion était le spice tour, l’île est réputée pour ses épices et il est possible de visiter des plantations. C’est vraiment très intéressant.

Comme je l’ai dit plus haut, c’était un superbe voyage et si quelqu’un me demande un jour quel pays je conseillerai pour un Safari la Tanzanie viendra en premier, même si j’ai adoré l’Afrique du Sud, la Namibie et le Botswana, la Tanzanie est un rang au-dessus. Petit bémol, j’étais la seule touriste dans les lodges, signe que le tourisme n’avait pas encore vraiment repris, et alors que je les ai aimés ça aurait été sympa de pouvoir discuter avec d’autres touristes comme lors de mes précédents safaris.