Une semaine à Senja en hiver

Une semaine à Senja en hiver

Un an après mon premier voyage dans le nord de la Norvège en hiver, me voilà de retour dans cette même région de la Norvège, mais cette fois pour visiter l’île de Senja, qui se trouve au sud de Tromsø et au nord des îles Lofoten. On prend les mêmes et on recommence!!! Je pars de nouveau avec l’agence Photographe du Monde, avec le même guide-photographe, Thibaut et à deux personnes près, les mêmes participants.

Et encore une fois, j’ai été époustouflée par les paysages magnifiques du nord de la Norvège et que dire des aurores boréales, j’ai toujours envie d’en voir plus, c’est tellement grandiose!!! Il faudra que je revienne encore, je ne m’en lasse pas.

Quelques chiffres : 

    • 8 jours (trajet en avion compris) en février 2024
    • Environ 1250km
    • 1400 photos après tri (Il faudra trier à nouveau)

Mon itinéraire :

Première journée : de Paris à Tromsø

Cette première journée est consacrée en partie au voyage, départ de Roissy où je suis arrivée la veille en voiture. D’habitude je viens en train, mais une grève SNCF m’a obligé à changer mon programme au dernier moment. Je retrouve le groupe à l’aéroport et nous prenons un vol direct vers Tromsø que nous rejoignons en début d’après-midi, nous arrivons donc assez tôt à l’hôtel et nos chambres ne sont pas prêtes, nous en profitons pour boire un verre en attendant. Nous récupérons les chambres, puis j’accompagne Thibaut à l’aéroport afin de récupérer les deux participants que nous ne connaissons pas et qui arrivent sur un autre vol.

La journée est plutôt tranquille, mais nous sortons quand même en soirée, en petit comité, nous ne sommes que 3, 4 avec Thibaut, afin de rechercher les aurores boréales. 

Cela paraissait impossible, vu la couverture nuageuse et la neige, mais finalement une petite éclaircie d’environ 30 minutes au-dessus de la côte nord-est de Kvaløya nous permet de voir les premières aurores boréales de notre séjour, comme d’habitude, c’est époustouflant!!!

Deuxième journée : de Tromsø à Nordkjosbotn

Avant de partir pour Senja, nous faisons un détour vers l’île de Kvaløya et surtout nous allons rejoindre l’archipel de Sommarøy, au sud-ouest de Kvaløya. Le temps est un peu chaotique, on alterne entre la neige, le vent et quelques éclaircies. Nous faisons plusieurs arrêts photos sur la route et en fin de matinée, nous arrivons du côté de Sommarøy. Avant d’emprunter le pont qui mène à Sommarøy, nous faisons un petit arrêt photo, au moment de repartir il se remet à neiger , nous décidons donc que c’est le moment parfait pour déjeuner, pour cela nous allons au Sommarøy Arctic Hotel, une bonne adresse. 

En début d’après-midi, nous grimpons une petite colline pour avoir une vue d’ensemble, dans la neige c’est un peu difficile et je galère bien, mais j’arrive quand même au sommet.

Ensuite, nous nous baladons un peu sur Sommarøy, près de la plage Krinta, avant de quitter le coin en milieu d’après-midi, afin de rejoindre Nordkjosbotn, notre étape pour la nuit. En route, le long d’un fjord, nous croisons un renne.

En soirée, nous tentons une petite sortie aurores, mais c’est trop nuageux et malgré une petite éclaircie, les aurores ne sont pas au rendez-vous.

Troisième journée : de Nordkjosbotn à Finnsnes

Avant de partir vers Senja, nous faisons un autre détour, en direction de la vallée de Signaldalen, afin d’aller voir la belle montagne Otertind avec ses 2 pics. Nous l’avions déjà vu l’année précédente, mais nous faisons un arrêt à un autre point de vue et le temps est vraiment différent par rapport à l’année précédente, ce qui apporte une atmosphère différente, on a pas l’impression de voir la même montagne, surtout qu’avec les nuages, les pics ne sont pas toujours bien visibles.

En fin de matinée, nous prenons la direction de Finnsnes, notre étape pour la nuit. Finnsnes est la « ville » (un peu moins de 5000 habitants) qui se trouve face à Senja. Nous faisons un rapide arrêt pour déposer nos bagages avant de partir pour nos premiers pas sur Senja. Assez rapidement, nous croisons en bord de route une femelle élan et son petit, nous sommes qu’à quelques mètres de ces deux animaux, c’est sensationnel!!! Nous restons près de 30 minutes avec eux. Puis nous reprenons la route, il commence à faire sombre, le soleil s’est couché et l’heure bleue est là, nous prenons quelques photos le long de la route, j’aperçois un élan au loin, je m’enfonce jusqu’aux cuisses dans la neige afin de prendre des photos et il est temps de rentrer.

Ce soir-là, pas de sortie aurores, le ciel est complètement bouché, il faudrait faire de très nombreux kilomètres afin de trouver une éclaircie, ça ne vaut pas le coup!!!

Quatrième journée : de Finnsnes à Mefjordvær (Senja)

Finalement, la découverte de Senja peut commencer, juste après le pont qui relie Finnsnes à Senja, nous prenons à droite afin de longer la côte nord-est de l’île, avec au loin des vues sur les montagnes du continent.

Au début, il y a beaucoup de maisons, mais plus nous avançons, moins il y a de construction et les paysages nus de Senja commencent à se dévoiler, avec par-ci, par-là les célèbres petites cabanes rouges des pêcheurs. Lors d’un petit arrêt photo, nous croisons un phoque et en milieu de matinée, nous rejoignons le petit port de Lysnes. Nous pensions y prendre un chocolat chaud, mais peine perdue, le petit magasin est fermé et donc après quelques photos, nous reprenons la route. Finalement, nous ferons une pause photo et déjeuner au camping Fjordbotn, un endroit plutôt sympa pour faire une pause.

En tout début d’après-midi, nous continuons l’exploration de la côte jusqu’à Laukvikan ranta, la route s’arrête ici, il faut donc faire demi-tour pour continuer notre périple. Plusieurs arrêts photos et vers 14h30, nous rejoignons le point de vue sur Husøy, ce petit port de pêche installé sur une toute petite île. L’île est reliée à Senja par une jetée et ça sent bien le poisson ici, il y a plusieurs entrepôts de poissons et des séchoirs qui embaument l’air, mais c’est un détour sympa à ne pas manquer, surtout que la route pour y aller est superbe.

Finalement, après encore quelques arrêts photos, nous rejoignons vers 17h notre hôtel pour les prochains jours à Mefjordvær. 

Petit apéro, puis nous dinons à l’hôtel, une bonne adresse, avant de repartir à la chasse aux aurores. Pour cette soirée, nous allons à Tungeneset, aussi appelés les dents du Diable, les montagnes les plus connues de Senja. Il faut patienter un peu, c’est calme au début, mais le ciel va s’illuminer environ 45 minutes après notre arrivée et les aurores seront juste au-dessus des dents du diable, avec un reflet dans la piscine juste devant nous, époustouflant, je ne m’en lasse vraiment jamais.

Cinquième journée : Senja

Pour cette deuxième journée à Senja, nous explorons la côte ouest de Senja, le long de la route 862, que nous avons déjà en partie pris la veille, l’une de ces belles routes scéniques de la Norvège. Cette route passe par les plus beaux endroits de l’île. Nous commençons la journée par nous arrêter à la plateforme de Bergsbotn. Le temps est gris aujourd’hui, avec un plafond de nuage assez bas, nous ne voyons donc pas le haut des montagnes, mais ça va s’améliorer un peu dans la journée et on verra mieux les montagnes dans l’après-midi. 

Nous prenons ensuite la direction de Hamn, avec quelques rennes près de la route. Dans le coin de Hamn et Finnsæter, on découvre de nombreuses petites îles entourées d’une mer bleue/vert, c’est superbe. À Hamn, on trouve un très bel hôtel avec des vues superbes, on s’y arrête un moment afin de prendre un chocolat chaud, puis nous reprenons la route vers Torsken, un village de pêcheurs qui se trouve au bout de la route, la lumière commence peu à peu à revenir et j’y fais quelques belles photos. 

Au retour, nous faisons un arrêt sur la route en lacet qui descend vers le Gryllefjord, la vue sur le fjord est vraiment extraordinaire, surtout que la luminosité cette après-midi là, n’est pas trop mal. 

Nous nous arrêtons aussi à nouveau du côté de Finnsæter, avec un peu de lumière, l’endroit est encore plus beau qu’en matinée, toutes ces petites îles et ces plages avec cette eau bleue/vert me font penser à Sommarøy. 

Enfin, dernier arrêt de la journée pour la plateforme de Bergsbotn, c’était un peu le thème de la journée, on s’arrête deux fois aux mêmes endroits, mais la lumière était bien meilleure dans l’après-midi, donc ça valait le coup.

En soirée, nous retournons aux dents du diable, mais cette fois pas de chance, il n’y a pas d’aurores boréales ce soir-là.

Sixième journée : Senja

Ce matin, alors que nous prenions la direction de Tungeneset (les dents du Diable), nous avons eu le droit à une magnifique vue sur la lune avec les couleurs du lever du soleil au bord des pics de Tungeneset. Ni une, ni deux, nous faisons un arrêt rapide au bord de la route le long d’Ersfjord, afin de prendre quelques photos, c’était vraiment superbe.

Puis, nous rejoignons le parking du point de vue de Tungeneset, ici il faut des crampons et faire bien attention, il y a souvent du verglas et les vagues peuvent être dangereuses. D’ailleurs nous avons failli en faire les frais, alors que nous étions tranquillement installés avec les trépieds, une grosse vague a déferlé dans le bassin naturel qui permet d’avoir un beau reflet de la montagne et a débordé, nous avons tout juste eu le temps d’attraper les trépieds avant qu’il ne tombe, par contre nous sommes plusieurs à avoir eu les pieds dans l’eau.

Ensuite, petit retour en arrière afin de prendre quelques photos de la plage d’Ersfjord, on y voit même deux personnes qui vont se baigner, ils ont bien du courage, il faisait environ -5 degrés.

Nous prenons ensuite la direction du Parc national de Ånderdalen, idéal en été pour les randos,  en hiver par contre c’est sa superbe route et la vue extraordinaire qu’on y a sur Sifjord, une vue à couper le souffle. Nous continuons ensuite jusqu’au bout de la route à Grunnfarnes où nous profitons d’une belle lumière de fin de journée.

En soirée, c’est du côté de la plateforme de Bergsbotn que nous allons voir les aurores boréales, c’est timide ce soir-là, mais c’est mieux que rien surtout que la vue est très belle, par contre il y a vraiment beaucoup de vent et il fait vraiment froid.

Septième journée : de Senja à Tromsø

Dernière journée de notre voyage à Senja, nous avons pas mal de route à faire afin de revenir à Tromsø et en plus il fait un temps superbe, c’est la plus belle journée de la semaine et nous faisons donc beaucoup d’arrêts. Le premier arrêt est pour la belle vue sur Mefjordbotn, puis nous ferons de nombreux arrêts le long des routes 862 et 861 jusqu’au pont qui relie Senja au continent. Il faudra parfois s’enfoncer dans la neige pour faire de belles photos, mais c’est une belle journée.

Alors que nous prenions la route vers Tromsø, un peu à près Finnsnes, Thibaut se trompe de route, mais ce fut une très bonne idée, car nous tombons sur un endroit ultraphotogénique avec le lever de la lune juste dans l’axe de la route, comme quoi parfois ça a du bon de se perdre.

Nous faisons un dernier arrêt un peu avant Nordkjosbotn à l’heure bleu puis nous arrivons en fin de journée à Tromsø. En soirée, nous essayons de voir une dernière fois des aurores, mais malheureusement il y a vraiment trop de nuages et pas d’éclaircies en vue.

Huitième journée : de Tromsø à Paris

Notre vol retour est prévu en début d’après-midi, nous avons donc quartier libre le matin, je ne fais pas grand-chose, juste une petite balade en ville puis nous nous rejoignons pour un déjeuner tôt à la poissonnerie, puis c’est direction l’aéroport pour un retour à la maison en soirée.

Encore une fois, j’ai adoré la Norvège et il faudra que je revienne. 

Pour plus de photos, c’est ici.

Le Périgord Pourpre et Vert

Le Périgord Pourpre et Vert

Et voilà, ici je vous raconte la dernière partie de mon périple en Dordogne et dans le Lot. Je passe quelques jours dans le Périgord Pourpre et Vert.

Dix-huitième journée : de Salles à Bergerac (72,3km)

Ce matin, réveil avec une jolie brume puis je prends la route pour Bergerac que je rejoins une heure plus tard. C’est le marché ce jour-là, j’achète donc quelques produits frais avant de me promener dans cette jolie ville. Classée ville d’art et d’histoire, Bergerac est la deuxième plus grande ville de Dordogne après Périgueux. La ville est pleine de charme, mais comme d’habitude avec Tanza, je n’ai pas pu faire une exploration approfondie de la ville, par contre les chiens sont acceptés sur les gabares, donc en début après-midi j’ai pu faire un tour en gabare sur la Dordogne. Les gabares sont des embarcations traditionnelles à fond plat, elles servaient au transport des marchandises. Ce petit tour en bateau permet de découvrir la faune et la flore du bassin de la Dordogne, classé réserve de la biosphère.

Je prends ensuite la direction du château de Bridoire, un château qui accepte les chiens dans son parc et à bras ou dans un sac à l’intérieur. Je n’ai pas de sac pour Tanza, je l’ai donc porté à bras, mais je me suis contenté de visiter le bas du château parce qu’elle peut vite être lourde.

Le premier château date du XIIe siècle, mais son allure actuelle date du XVe au XVIIe siècle, laissé à l’abandon et aux pilleurs à la fin du XXe siècle, il a été racheté puis rénové en 2011 afin de rouvrir au public en 2012.

Le soir, je dors dans à Monbazillac dans un petit chalet qui domine la vigne, un très bel endroit où je profite d’un superbe coucher de soleil. Je vais y passer deux nuits. À chacun de mes voyages, j’essaie de diner dans un bon restaurant et cette année, j’ai décidé d’aller diner au restaurant gastronomique Le Domaine de la Tour des Vents, une très bonne expérience culinaire.

Dix-neuvième journée : Bergerac (120,4km)

Ce matin encore, une belle brume recouvre la vallée de la Dordogne, de quoi faire de belles photos au lever du soleil. Je prends ensuite un bon petit déjeuner sur la terrasse panoramique du chalet avant de tranquillement visiter le coin. 

En fin de matinée, je pars découvrir la chapelle Saint-Front-de-Colubri, construite au XIIe siècle sur une falaise dominant la Dordogne, elle servait de protection pour les mariniers qui descendaient les rapides du saut de la Gratusse.

Pour le déjeuner, je me dirige vers Cadouin où se trouve dans un vallon une très belle abbaye cistercienne. Comme d’habitude, je ne peux pas visiter avec Tanza, mais je peux quand même l’admirer depuis l’extérieur et je déjeune sur place. D’ailleurs Tanza en profite pour manger sa laisse, il va me falloir passer dans un magasin pour racheter une laisse.

Dans l’après-midi, je m’arrête à Monpazier, l’une des bastides les mieux conservées du Périgord et classée dans les « Plus Beaux Villages de France ». Construite en 1284 par le roi d’Angleterre et le seigneur de Biron, elle est considérée comme un modèle parfait avec son plan en damier. Elle a gardé son aspect médiéval et on peut encore y voir de nombreux monuments, comme les halles, les remparts où l’on trouve encore trois des six portes, ou bien encore une église gothique. Sa place centrale est impressionnante avec ses maisons à arcade qui forment une allée couverte tout autour de la place.

En fin de journée, je retourne à Monbazillac, avec un petit détour par Bergerac pour racheter une laisse. Je profite encore d’un très beau coucher de soleil.

Vingtième journée : de Bergerac à Brantôme en Périgord (154,8km)

Un peu de route aujourd’hui, je me dirige vers le nord du Périgord, mais avant ça je reste encore quelques heures dans le bassin de la Dordogne avec pour premier arrêt le cingle de Trémolat, là où la Dordogne forme une belle boucle autour d’un paysage de prés et de champs.

En fin de matinée, je rejoins le village de Limeuil, construit sur les pentes d’un promontoire à la confluence des rivières Dordogne et Vézère. Le village, très joli, grimpe vers le sommet du promontoire où l’on trouve les jardins panoramiques qui surplombent la confluence des rivières. Aménagés dans un parc à l’anglaise arboré de 2 hectares, on peut y découvrir un arboretum, des jardins thématiques, des sentiers de découvertes et un panorama extraordinaire sur les environs.

Après la visite du village, je prends un déjeuner tardif le long de la Dordogne avant de la quitter définitivement afin de rejoindre en environ 30 minutes la Cité troglodytique de la Roque St Christophe qui domine la Vézère. Sur une falaise de 900m de long et 80m de haut, on trouve des centaines de cavités qui constituent le plus grand ensemble troglodyte d’Europe. Occupée depuis le paléolithique, la cité a connu son apogée au XIVe avec environ 1500 personnes avant d’être rasée lors des guerres de religion. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose, mais les canalisations, les escaliers et autre transformation de la roche permettent de comprendre l’ampleur des lieux. On y trouve également une maquette qui permet d’appréhender les lieux. De plus la vue est très belle, un endroit que j’ai beaucoup aimé visiter. 

Finalement, en fin de journée, je rejoins Brantôme en Périgord, dernière étape de mon voyage.

Vingt-et-unième journée : Brantôme en Périgord (0km)

Une dernière journée assez tranquille, en matinée je me suis baladée dans le bourg qui se trouve en partie sur une île, entre deux bras de la Dronne. J’ai déjeuné dans l’un des restaurants qui donnent sur le Dronne.

Dans l’après-midi, petite balade au milieu de la forêt qui surplombe la ville avant de redescendre près de l’abbaye, principal attrait de la ville.

Vingt-deuxième journée : Retour à la maison (712km)

Le voyage se termine, il ne me reste plus qu’à rentrer à la maison. Près de Limoges, je prends deux autostoppeuses Polonaises qui reviennent des vendanges, je les dépose à Paris, ça me fait de la compagnie pour la longue route.

Pour plus de photos, c’est ici.

Bonnes adresses :

Les vallées du Lot et du Célé

Les vallées du Lot et du Célé

Après le bassin de la Dordogne, je pars un peu plus au sud vers les vallées du Lot et du Célé pour quelques jours. En 2023, la chaleur a été exceptionnelle pour fin septembre, début octobre, avec un pic à plus de 30 degrés, c’est donc des visites tranquilles pour éviter la chaleur. Arrivée la veille près de Saint-Cirq-Lapopie, c’est par ici que mon périple commence.

Trezième journée : Saint-Cirq-Lapopie (16,2km)

En matinée et début d’après-midi, déambulation dans le village de Saint-Cirq-Lapopie, classé parmi les Plus Beaux Villages de France. J’ai commencé ma journée tranquillement avec un bon petit déjeuner à l’hôtel puis en allant au point de vue du Bancourel, juste à côté du parking P5, sur les hauteurs du village, une vue splendide avant de me rendre au cœur du village afin de le visiter. Perché à 100m au-dessus de la rive gauche du Lot, Saint-Cirq-Lapopie était une place forte du Moyen Âge, quelque peu tombé dans l’oubli le village renait à la faveur d’artistes qui sont venus s’y établir lors du XXe siècle, parmi eux le poète surréaliste André Breton ou encore le photographe Man Ray.

Petites ruelles, échoppes médiévales, bâtisse en pierre, petites places sont les nombreux atouts de Saint-Cirq-Lapopie. Au cœur du village, on trouve aussi un lieu incontournable, le rocher de Lapopie, c’est ici que se trouvait l’ancien château, d’ailleurs on y trouve encore quelques ruines, il surplombe le cœur du village. Le midi, je déjeune à l’auberge du Sombral, une bonne adresse au cœur du village.

Dans l’après-midi, balade sur le chemin de halage entre Bouziès et St-Cirq-Lapopie, une agréable balade à l’ombre des falaises, il faut compter 2-3h pour faire l’aller-retour. J’aurais aimé faire le retour en gabare, bateau à fond plat, mais il était trop tard dans l’après-midi, j’ai vu le dernier de la journée passer sur le Lot, alors que je n’étais qu’à la moitié du chemin aller.

Le chemin de halage est assez impressionnant, une partie a été creusée directement dans la falaise en 1845 afin de pouvoir tirer les gabares depuis la rive avec des animaux de trait.

Petite anecdote: Alors que je cherchais des infos sur les gabares, j’ai croisé deux orthographes pour le mot gabare, j’ai crus à une faute, j’ai alors vérifié et le mot gabare peut s’écrire de deux façons avec un ou deux « r », au moins pas d’erreur possible!!!

Un peu avant d’arriver à Saint-Cirq-Lapopie, on peut admirer le bas-relief sculpté dans la falaise par Daniel Monnier en 1985. Je retourne en fin d’après-midi à l’hôtel afin d’encore profiter de l’hôtel.

Quatorzième journée : de Saint-Cirq-Lapopie à Figeac (69,4km)

J’ai commencé ma journée assez tôt en allant observer le lever du soleil depuis le point de vue du Bancourel. Je suis ensuite retournée à l’hôtel pour prendre mon petit déjeuner avant de reprendre la route. 

Départ vers Figeac avec matinée dans la vallée du Célé, début de route un peu compliqué, ce jour-là, c’est la version XXL du triathlon de Saint-Cirq-Lapopie et la circulation n’étant pas coupée, en même temps heureusement, je n’aurais pas pu emprunter cette route si ça avait le cas, mais il faut donc composer avec les différents groupes de cyclistes.  Le premier arrêt sur la route est à Marcilhac-sur-Célé, un très beau village construit autour des vestiges d’une ancienne cité abbatiale, qui vaut le détour. L’abbaye fut à son apogée du XIIe au XIVe siècle. C’est également une halte parfaite pour se rafraichir en plein été avec de nombreuses possibilités d’activités nautiques. 

En fin de matinée je rejoins Espagnac-Sainte-Eulalie, deuxième et dernier arrêt pour moi avant d’arriver à Figeac, le village est connu pour son prieuré Notre-Dame-du-Val-Paradis fondé en 1145 et couronné d’un magnifique clocher, un arrêt assez court, il n’y avait pas de visite possible ce jour-là. Il y a d’autres arrêts sympas dans la vallée que je n’ai pas fait, par exemple la Grotte du Pech-Merle, un site pariétal datant de la préhistoire, mais les chiens ne sont malheureusement pas acceptés et il faisait bien trop chaud pour pouvoir laisser Tanza dans le van.

J’arrive à Figeac en début d’après-midi et je commence ma déambulation dans la ville après un rapide déjeuner en terrasse. Cette superbe ville médiévale se visite aisément à pied et en passant à l’office du Tourisme, j’ai pu récupérer le plan pour suivre le circuit des clefs qui permet de voir les monuments et les plus somptueuses demeures du cœur historique de Figeac. Une très belle après-midi, à déambuler dans la belle Figeac, dans ses ruelles pavées bordées de maisons à colombages et de demeures en pierre dorée. Il ne faut pas louper :

    • Le bel hôtel Mercure le Viguier du Roy, l’ancienne demeure du Viguier, l’émissaire du roi à Figeac, transformée en hôtel, mais dans laquelle on peut visiter le cloître et les jardins.
    • La vue depuis l’église Notre-Dame-du-Puy, sur les hauteurs de la ville.
    • Et enfin, le musée Champollion qui se trouve dans la maison natale du célèbre égyptologue. Je n’ai malheureusement pas pu le visiter, encore une fois, les chiens ne sont pas admis. 
    • Et enfin, beau coup de cœur pour la place des écritures, entourée de bâtiments du XIIIe siècle, on trouve au sol une reproduction de la pierre de Rosette sculptée dans du granit noir.

Quinzième journée : de Figeac à Cahors (182,5km)

Route vers Cahors, mais avant ça, détour dans l’Aveyron afin de visiter le village de Conques. Étape majeure sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, le village de Conques est construit à flanc de montagne avec pour point central l’abbatiale de Sainte-Foy, un chef-d’œuvre d’art roman. Les maisons sont construites en palier avec deux entrées, une supérieure au niveau de la rue et une inférieure au niveau des caves, d’ailleurs un dicton local reflète bien cette architecture « à Conques, on entre au grenier pour ressortir par la cave ».

Il me faut une petite heure pour rejoindre le village depuis Figeac, je peux donc profiter de la fin de la matinée pour déambuler dans les rues du village. Je déjeune sur place et en début d’après-midi, j’admire depuis l’extérieur l’abbatiale, encore une fois je ne peux pas rentrer avec Tanza, mais ce n’est pas grave, je peux quand même profiter du magnifique tympan représentant le jugement dernier selon l’évangile de Saint Matthieu.

Je récupère le van en début d’après-midi, direction un très beau point de vue, le Bancarel et mon incursion dans l’Aveyron s’arrête ici, je reprends la route vers le Lot et j’arrive vers 17h à Cahors, il fait très chaud et je profite donc de la piscine pour me rafraichir, moi qui voyage fin septembre, début octobre pour profiter des températures plus douces, c’est raté pour cette année!!! Mais c’est exceptionnel, le chauffage de la piscine avait été arrêté la semaine précédente, l’eau est donc quelque peu fraiche, mais ça fait du bien.

Seizième journée : Cahors (31,7km)

La journée démarre tranquillement et ce n’est qu’en fin de matinée que je me dirige vers le centre historique de Cahors. Cahors, ville de 20 000 hab est une ancienne cité gallo-romaine qui a connu son apogée lors du Moyen Âge, ancienne capitale du Quercy, elle est maintenant préfecture du Lot, et labellisée « Ville d’Art et d’Histoire ». C’est bien calme, nous sommes un lundi début octobre et de nombreux commerces sont fermés, la ville est donc bien calme. La ville de Cahors est nichée sur une presqu’île au cœur d’un méandre du Lot. Comme d’habitude, je découvre la ville en flânant un peu au hasard, j’y découvre de nombreuses demeures médiévales, des portes baroques, des petites ruelles, des maisons à colombages…

Je déjeune à La Petite Auberge, une bonne adresse, proche d’une curiosité de Cahors, l’horloge à billes offertes à la ville de Cahors en 1997 par l’artiste sculpteur Michel Zachariou.

Je découvre ensuite la cathédrale Saint-Étienne, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO sous le titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France. Une cathédrale édifiée au XIIe siècle, elle est assez atypique avec ses 2 coupoles noires faites d’ardoises, cela fait penser aux édifices de styles byzantins. 

Je continue à déambuler dans les rues pour finalement rejoindre en milieu d’après-midi l’étonnant pont Valentré, un spectaculaire pont fortifié construit lors du XIVe siècle. Il est lui aussi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO sous le titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France (comme 71 autres monuments en France). C’est l’un des monuments emblématiques de Cahors avec ses 3 tours fortifiées, d’ailleurs c’est le seul pont de ce style qui a conservé ses trois tours, c’est un ouvrage défensif qui a été construit afin de parer les attaques. C’est un chef-d’œuvre de l’architecture militaire médiévale.

Selon la légende, alors qu’au début de la construction tout va bien, mais à un moment la construction traîne en longueur, des épidémies de peste se succèdent et de fortes crues ralentissent fortement la construction du pont, las de ces retards, l’architecte décide de pactiser avec le diable, le diable devra mettre tout en œuvre pour finir le pont en échange de son âme. La construction avance de nouveau bien, mais juste avant la fin pour ne pas vendre son âme décide de jouer un tour au diable, il lui demande de ramener de l’eau avec l’aide d’un tamis, bien sûr le diable ne peut s’acquitter de la tâche et le marché devient caduc. Par vengeance, Satan vient chaque nuit arracher la dernière pierre de l’ouvrage.

En 1879, lors de la restauration du pont, la légende, est immortalisé par l’architecte Paul Gout avec une pierre sculptée représentant le diable tentant d’arracher la pierre du pont, mais n’y parvenant pas. 

Je traverse le pont pour pouvoir l’admirer de plus près et pour pouvoir profiter de l’ombre de l’autre côté, et je vais voir la Fontaine des Chartreux, un ancien lieu de culte gaulois, elle accueille au Moyen Âge un moulin puis assure depuis le 19e siècle le ravitaillement de Cahors en eau potable.

Je retourne ensuite vers ma voiture sur la rive gauche, ce n’était pas forcément une bonne idée, il n’y a pas de trottoir et les bas-côtés sont étroits. La journée se termine, il ne me reste qu’un dernier arrêt sur le mont Saint-Cyr, pour une superbe vue sur Cahors et sur le Lot, il faut prendre quelques routes de campagnes pour rejoindre le point de vue du mont Saint-Cyr. 

Dix-septième journée : de Cahors à Salles (157,5km)

J’avais prévu d’aller ensuite dans le Lot-et-Garonne, je pars donc vers l’ouest, mais finalement à la fin de la journée, j’ai décidé de revenir dans le Périgord, ce que je ferai le lendemain.

Je décide de continuer à suivre le Lot et mon premier arrêt est pour le village épiscopal d’Albas, accroché à la falaise surplombant le Lot, depuis un point de vue sur la route juste avant le village et depuis la mairie, on y trouve de magnifique vue sur le Lot.

Je m’arrête ensuite à Castelfranc, une bastide du XIIIe siècle, baignée par le Lot et son affluent, le Vert, sa place centrale est dominée par son église fortifiée du XIVe siècle, classée Monument historique. Son « Jardin des Sens », d’inspiration médiévale, est un lieu paradisiaque pour flâner, quand il ne pleut pas, pas comme ce jour-là. Je déjeune également ici.

En début d’après-midi, direction Belaye, un hameau avec un belvédère incroyable sur la vallée du Lot, puis Puy-l’Évêque, il paraît que le village est très intéressant, pour ma part je ne fais qu’un arrêt à son pont où la vue sur le village est magique.

En milieu d’après-midi je fais un rapide arrêt à Montcabrier, encore une bastide à angle droit, c’est bien calme, il n’y a personne, mais le village est beau et si l’on passe dans le coin, pourquoi ne pas s’y arrêter. Finalement, mon dernier arrêt est pour le Château de Bonaguil, je ne peux malheureusement pas le visiter, cette fois pas de problème pour le chien, ils sont admis, mais j’y arrive moins de 30 minutes avant la fermeture, il est trop tard. J’ai pensé à dormir là, mais j’ai envie d’une douche, ce sera donc dans un camping sur la route vers Bergerac.

C’est fini, pour les vallées du Lot et du Célé, je repars vers le bassin de la Dordogne pour quelques jours, à suivre dans le prochain article.

Pour plus de photos, c’est ici.

Quelques bonnes adresses pour se restaurer:

Les environs de Rocamadour et Sarlat

Les environs de Rocamadour et Sarlat

Changement de programme pour ce voyage et c’est finalement le Lot et la Dordogne que je vais découvrir, il a fait beau et c’est bien plus agréable que la pluie du Puy-de-Dôme. Je commence mon périple dans ces deux départements par les environs de Rocamadour et de Sarlat.

Septième journée : dans le nord du Lot (66,3km)

En matinée, je prends la direction du gouffre de Padirac, il fait environ 20° et il fait gris, je peux donc me permettre de laisser Tanza dans le van pendant que je fais la visite qui dure environ 2h. Le gouffre est exploré pour la première fois en juillet 1889 par Edouard-Alfred Martel, père de la Spéléologie et rapidement devient une attraction touristique, les premières visites datent de fin 1899. Le gouffre de Padirac, un puits de 35m de diamètre, d’une circonférence de 110m et plongeant à 75m dans la terre n’est en fait que l’entrée d’un vaste réseau souterrain de plus de 55km de galerie.

Selon la légende, Satan aurait proposé à Saint-Martin un défi afin de sauver des âmes. D’un coup de talon, il créa le gouffre et défia le saint de traverser le trou, ce que le saint fit, il put ainsi sauver les âmes damnées et le diable disparu dans le trou. C’est pour cela que l’on dit aussi que le gouffre est une porte vers l’enfer.

Autre légende, il parait que durant la guerre de Cent Ans, les Anglais y auraient jeté un fabuleux trésor.

En 130 ans d’exploration, personne n’a encore retrouvé ce trésor, ni vu le diable d’ailleurs!

Pour descendre dans le gouffre, deux possibilités, soit les escaliers, soit l’ascenseur, j’ai pris l’escalier pour descendre et l’ascenseur pour remonter. C’est assez impressionnant, surtout que les installations datent de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Après, il faudra encore descendre de 28m afin de rejoindre la rivière souterraine qui se trouve à 103m sous terre. 

On emprunte d’abord une galerie qui permet d’observer les premières concrétions, avant de rejoindre un petit embarcadère où nous grimpons dans une barque pour naviguer sur la rivière souterraine pendant 400m, les bateliers ont mille et une histoires à nous raconter.

La balade en barque se termine au lac de pluie où l’on trouve la grande Pendeloque, une stalactite de 60m de haut, l’une des plus grandes du monde.

La visite continue ensuite à pied vers le lac des Gours et la salle du grand dôme, une immense salle où la voute se trouve à plus de 90m au-dessus de nos têtes et où on y trouve de merveilleuses curiosités géologiques façonnées par la nature, le décor est féérique. Puis c’est le retour vers les barques et la sortie.

La visite m’a pris environ 2 heures et Tanza est bien contente de me retrouver, je la sors quelques minutes avant de partir pour le village de Carrenac. Après une petite balade dans le village, nous déjeunons dans le village, premier restaurant en intérieur, il faut un peu la soudoyer pour qu’elle reste calme, heureusement j’ai pris quelques friandises avec moi, mais elle n’a que 9 mois, c’est encore nouveau pour elle.

Dans l’après-midi, j’arpente les routes du Lot, à la recherche de beaux points de vue, notamment le belvédère de Copeyre, mais aussi les vues sur Meyronne depuis le pont qui enjambe la Dordogne.

Huitième journée : de Thegra à Rocamadour (20,1km)

Une journée entièrement consacrée à la découverte de la superbe cité de Rocamadour. Je ne savais pas, mais ce week-end, c’est les Montgolfiades de Rocamadour, belle surprise, par contre l’inconvénient c’est qu’il y a un monde fou et il y a donc des embouteillages aux abords du village. Je n’étais déjà pas parti très tôt, mais avec ces embouteillages, ce n’est que vers 11h que je réussis à me garer.

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Rocamadour attire chaque année environ 1,5 million de touristes, il y a donc du monde, si vous voulez être tranquille, ne faites absolument pas comme moi, venir lors des Montgolfiades, un dimanche en milieu de journée!!!

Rocamadour est un haut lieu de la Chrétienté depuis le Moyen-Age, accroché sur les flancs d’une falaise, ce village accueille les pèlerins depuis le XIIe siècle. Rocamadour se dresse de façon verticale avec « Les maisons sur le ruisseau, les églises sur les maisons, les rochers sur les églises, le château sur les rochers. » En fait, cela représente les 3 ordres de la société, les chevaliers au sommet avec le château, le clergé au milieu et enfin les travailleurs laïcs en bas, au niveau de la rivière.

Plusieurs légendes viennent contribuer à la notoriété du village, les deux plus connues sont les suivantes:

  • Selon la tradition orale, un ermite saint Amadour aurait fondé un oratoire au creux du rocher en l’honneur de la Vierge Marie. En 1166, lors de travaux, le corps du saint est retrouvé intact, il devient alors une relique jusqu’à sa destruction par les huguenots en 1562 lors des guerres de religion, les habitants parviennent tout de même à sauver quelques fragments d’os qu’ils placent dans un reliquaire. Plus tard, saint Amadour sera assimilé à Zachée, un disciple de Jésus, devenu ermite en Gaule.
  • L’épée Durandal de Roland est plantée dans le rocher du sanctuaire de Rocamadour. Selon la légende, lors de la mort de Roland au col de Roncevaux, il tenta de briser son épée pour qu’elle ne tombe pas dans les mains des infidèles, mais il n’y parvint pas, il demanda donc de l’aide à Saint-Michel pour qu’il la lance de toutes ses forces au loin, et c’est à 300km, à Rocamadour qu’elle est venue se planter.

Je commence ma visite par un beau point de vue sur le village depuis l’hospitalet sur le plateau haut, je déambule ensuite, je longe la falaise sur la route du photographe, en direction du château. Les différents points de vue offrent une vue époustouflante sur la nature et les toits des maisons en contrebas.

Il n’est pas possible de visiter le château, à l’exception de ses remparts, ce que j’ai pu faire, les chiens sont les bienvenus, par contre Tanza ne voulait absolument pas monter les escaliers, j’ai donc dû la porter.

Vers midi, je commence tranquillement à descendre par le chemin de croix que je fais à l’envers, normalement, il se fait en montant depuis le sanctuaire. Les chiens n’étant pas acceptés dans les édifices religieux, je n’ai donc pas pu visiter entièrement le sanctuaire.

Le sanctuaire est en l’honneur de la vierge noire, 

Finalement, je rejoins en début d’après-midi, la rue principale en quête d’un resto pour un déjeuner tardif, Tanza est bien fatiguée et la remontée est plus dure pour elle que pour moi. Mais elle se fait chouchouter par tout le monde en haut, en attendant les montgolfières. Il faut un peu patienter, il fait très beau et chaud, les montgolfières ne peuvent donc pas voler, il faut attendre que l’air refroidisse légèrement. 

Mais après une attente d’environ une heure, le spectacle est au rendez-vous, c’est superbe toutes ces montgolfières qui remontent de la vallée. Nous avons le droit à environ une heure de spectacle avec des montgolfières assez classique, mais certaines sont assez marrantes, comme une en forme d’éléphant ou encore une en forme de mouton.

Neuvième journée : Vallée de l’Alzou (29,3km)

Une matinée tranquille avant de partir en balade l’après-midi dans le canyon de l’Alzou. C’est une balade tranquille qui m’amène aux ruines de deux moulins, le moulin du saut et le moulin de Tourne-feuille, tout en longeant les gorges de l’Alzou, à cette époque de l’année, la rivière est asséchée. C’était vraiment sympa, et une bonne partie de la rando se fait à l’ombre des arbres, il ne fait donc pas trop chaud. Le retour se fait par le haut et les vues sont superbes. La randonnée est plutôt facile, par contre la montée à mi-chemin est raide.

En soirée, diner sur les hauteurs de Rocamadour, afin de profiter une dernière fois de Rocamadour, avant de partir vers Sarlat le lendemain.

Dixième journée : de Rocamadour à Sarlat (87,9km)

Ce matin, départ vers Sarlat-la-Canéda, à environ 1h de Rocamadour, mais avant petit arrêt au jardin du manoir d’Eyrignac. Un manoir du XVIIe siècle toujours habité par la même famille depuis plusieurs générations. Le manoir ne se visite pas, par contre les jardins sont somptueux et les chiens tenus en laisse sont acceptés. Les jardins sont principalement connus pour être un bel exemple d’art topiaire, la taille des végétaux dans de nombreuses formes possibles, et ici l’art topiaire est à l’honneur avec pas moins d’environ 300 topiaires. Des formes géométriques dans les jardins à la française, ou dans les allées menant à la pagode, mais aussi des formes plus atypiques avec une joyeuse basse-cour dans les près fleuris.

Vers midi, je quitte Eyrignac afin de rejoindre Sarlat. Au cœur du Périgord Noir, dans le département de la Dordogne, se cache l’une des cités médiévales les mieux conservées de France. Ville parfaite pour flâner dans ses belles rues médiévales, on y trouve aussi de bons restaurants afin de découvrir ou redécouvrir la cuisine du sud-ouest. C’est d’ailleurs la première chose que j’ai fait en arrivant à Sarlat en dégustant un délicieux magret de canard (l’un de mes plats préférés). Dans l’après-midi, je me suis baladé dans la ville afin de découvrir ses ruelles médiévales et ses nombreux hôtels particuliers de style gothique et renaissance. Je n’ai rien visité de particulier, je me suis juste baladée dans la ville, avec le chien c’est parfois compliqué de visiter les villes, mais ici peu importe la ville est tellement belle que ce n’est pas grave si je n’ai pas pu rentrer dans certains monuments.

Onzième journée : de Sarlat à Domme (20,4km)

Ce matin, nouvelle activité avec Tanza avec du Kayak, un peu de stress au départ, mais elle a fini par se détendre, elle a même sauté dans l’eau vers la fin!!! Il fait un temps magnifique, on se croirait en plein mois d’août, le thermomètre frôle les 30 degrés alors que nous sommes dans les derniers jours de septembre. La rivière Dordogne est réputée pour être la rivière la plus propre d’Europe et c’est donc l’endroit idéal pour faire un petit tour de Kayak, j’ai choisi de pagayer entre Carsac et Cénac, un parcours de 12km très facile, on peut même parfois se laisser juste porter par le courant. On passe ainsi par la falaise du Cingle Monfort, le château de Montfort et le rocher de Caudon. Et il y a plusieurs plages où l’on peut s’arrêter, comme celle de Vitrac où je me suis arrêtée et où j’ai pu profiter pour me baigner, l’eau est assez fraiche, mais tellement limpide, que je n’ai pas pu résister à une baignade. Il est possible de continuer sur encore 10km jusqu’à Beynac et j’ai fortement hésité à le faire puisque le parcours passe par des endroits superbes également comme La Roque-Gageac.

Dans l’après-midi, visite des jardins suspendus de Marqueyssac, une agréable balade au milieu des buis centenaires sur un éperon rocheux. D’ailleurs, c’est aussi pour la vue que l’on vient dans ces jardins, une vue magnifique sur les châteaux voisins et sur la vallée de la Dordogne, et entre autres sur la Roque-Gageac.

Douzième journée : de Domme à Saint-Cirq-Lapopie (81,2km)

En matinée et début d’après-midi, visite du village de Domme, perché sur sa falaise à 150m au-dessus de la Dordogne. Donc, en plus d’être un village médiéval très bien conservé, on y trouve des vues fabuleuses. Ce matin-là, c’était également le marché, j’ai donc pu en profiter, tout en découvrant les remparts, eux aussi très bien conservés.

En milieu d’après-midi je quitte la vallée de la Dordogne pour rejoindre celle du Lot, plus au sud. Il faut compter une bonne heure de route de campagne. Les deux prochaines nuits, j’ai décidé d’aller à l’hôtel et j’ai donc profité de la piscine en fin d’après-midi, il commence à faire très chaud, pas loin de 30°. Moi qui avais quitté l’Auvergne à cause du froid, je n’en demandais pas tant!!!

Pour plus de photos des environs de Rocamadour et Sarlat, c’est ici.

La suite de mon voyage dans la vallée du Lot dans le prochain article.

Quelques jours dans le Puy-de-Dôme

Quelques jours dans le Puy-de-Dôme

Départ vers le Massif Central et le Périgord, destination de mes vacances en septembre-octobre 2023.

Première journée: de Lille à Hardelot (190,9km)

Petit détour en partant pour aller voir mon père qui habite sur la côte d’Opale avant de prendre la route.

Deuxième journée: de Hardelot à Royat (713,4km)

Une grosse journée de route afin de rejoindre le secteur de Clermont-Ferrand, pour cette première nuit en Van j’ai décidé de dormir dans un camping, c’est rassurant pour une première fois.

Troisième journée : le Puy-de-Dôme (88,8km)

Pour cette première journée de vacances, je pars explorer le plus célèbre des volcans d’Auvergne, le Puy-de-Dôme. J’ai décidé de monter en prenant le Panoramique des Dômes, un train à crémaillère qui permet de rejoindre le sommet en 15 minutes. 

Malheureusement lorsque j’arrive au sommet, il ne fait pas beau et je suis, le plafond est assez bas et je suis dans les nuages, pas terribles pour voir le paysage autour, heureusement une petite heure après mon arrivée au sommet, le temps se dégage et je peux admirer la chaîne des Puys, quel beau spectacle.

En début d’après-midi, je commence ma descente, à pieds cette fois, la première partie est assez dure puisque ce sont des escaliers, la deuxième partie est beaucoup plus agréable, c’est une balade au milieu des pâturages, j’étais bien fatiguée en arrivant au parking, cela faisait longtemps que je n’avais pas randonnée et comme je ne fais pas de sport, il faut un temps d’adaptation. 

Finalement, en fin d’après-midi, je me rends au belvédère de Queuille, surnommé « le Paradis », un magnifique point de vue sur un méandre, une immense boucle de la rivière Sioule. Si l’on omet la couleur verte, cela m’a fait penser à mon voyage en Arizona à Horseshoe Bend, une boucle en fer à cheval creusé par le fleuve Colorado aux USA.

Finalement, je retourne dans les environs de Clermont-Ferrand et du Puy-de-Dôme afin d’y passer la nuit.

Quatrième journée : de Royat à Voissière (182,9km)

Je commence cette journée par une petite balade du côté de Montfermy, on y trouve en autre une petite cascade, c’est une balade agréable. En fin de matinée, je rejoins Chapdes-Beaufort, on y trouve le chemin Fais’Art, une galerie en plein air qui permet en 7km autour du Puy de Beaufort de découvrir une vingtaine de sculptures en pierre de Volvic créé par Gilles Perez dans les années 90 pour les premières. Au sommet du Puy de Beaufort, on trouve la Vierge de Beaufort, ainsi qu’une jolie vue sur les environs.

Dans l’après-midi, petit détour à Clermont-Ferrand pour faire quelques courses et m’arrêter à un point de vue sur la ville avant de prendre la route vers le Puy de Sancy, le plus haut volcan du Massif central. Sur la route quelques belles vues sur le Puy-de-Dôme et sur le château de Murol.

Cinquième journée : de Voissière à La Bourboule (33,7km)

Une journée à oublier ou presque, d’abord grosse déception, je voulais aller dans la vallée de Chaudefour, malheureusement c’est une réserve naturelle et c’est donc interdit au chien, même tenu en laisse, je décide donc de me rendre au lac de Guery. Sur la route petit arrêt à un très beau point de vue avant de rejoindre le lac de Guery en milieu de matinée, je commence la balade qui en fait le tour, mais je fais rapidement demi-tour, il commence à pleuvoir à seaux, tout proche il y a le Point de vue Roches Tuilière et Sanadoire, avec un grand parking, je décide donc de m’y arrêter pour déjeuner et attendre que la pluie se calme, malheureusement ça ne va pas se calmer, cela va même redoubler d’intensité et vu les prévisions, cela n’est pas prêt de se calmer, je cherche donc un camping dans le coin et c’est comme cela que je me retrouve en milieu d’après-midi à La Bourboule.

La soirée, n’est pas mieux, il fait super froid, 6 degrés et la pluie ne s’arrête toujours pas. Heureusement, nous sommes en pleine coupe du monde de Rugby et la France joue contre la Namibie, score final : 96-0, ça met du baume au cœur après cette mauvaise journée.

Sixième journée : de La Bourboule à Thegra (199,2km)

Dans la matinée, j’ai espéré une amélioration, au moins une diminution de la pluie, mais peine perdu, alors vers midi j’ai regardé à quel endroit on pouvait trouver du soleil, sans aller trop loin, je n’avais pas non plus envie de faire 500km et c’est donc vers le nord du Lot que je me suis dirigée pour enfin avoir un peu de soleil en fin de journée. Pas vraiment de visite ce jour-là, juste une balade près du camping en fin de journée.

Prochain article sur les environs de Rocamadour et de Sarlat.

Pour plus de photos du Puy-de-Dôme, c’est ici.

Carnet de voyage en Auvergne et Périgord en Van

Carnet de voyage en Auvergne et Périgord en Van

Départ vers le Massif Central et le Périgord, destination de mes vacances en septembre-octobre 2023. J’ai décidé de tester le voyage en van, j’ai aimé la liberté que cela apporte, surtout en voyageant avec mon chien, pas besoin de chercher des hôtels où les chiens sont acceptés, par contre j’ai moins aimé le fait de ne pas avoir de sanitaire et j’ai eu mal au dos, la vieillesse…

Autre changement de programme, j’avais à la base prévu de passer du temps dans le Massif Centrale, mais le mauvais temps et le froid m’ont fait bifurquer au bout de 4 jours vers la Dordogne et le Lot.

C’est un voyage un peu différent de mes autres voyages puisque j’étais avec mon chien et malheureusement il y a beaucoup d’endroits où elle ne pouvait pas entrer, les visites sont donc limitées, mais j’ai quand même beaucoup aimé ce coin de France que je ne connaissais pas du tout.

Quelques chiffres : 

    • 22 jours entre septembre et octobre 2023 (trajet compris depuis Lille)
    • 3231km en van (trajet compris depuis Lille)
    • Environ 1000 photos après tri
    • 7 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO (6 sous la dénomination « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » et 1 sous la dénomination « sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère ».

Mon itinéraire :

Jour 1 à 6 : Route et Puy de Dôme

Deux journées de voyage et quatre jours dans le Puy-de-Dôme avant de décider de quitter la région pour un temps un peu plus clément. J’ai quand même visité le Puy-de-Dôme, avant que les conditions climatiques ne se dégradent.

Jour 7 à 12 : De Rocamadour au Périgord noir

Découverte de la région de Rocamadour et de Sarlat dans le Périgord Noir. J’ai eu un temps superbe et j’ai visité des villes et villages superbes, des jardins grandioses et on mange vraiment très bien. Sûrement l’une de mes parties préférées de ce voyage.

Jour 13 à 17 : Le sud du Lot

Encore de très beaux endroits, Saint-Cirq-Lapopie est magnifique. J’ai aussi découvert de belles villes comme Figeac et Cahors et petite déviation vers l’Aveyron pour découvrir le superbe village de Conques. Il a fait chaud à Cahors pour un début octobre, entre le froid polaire dans le Puy-de-Dôme et les chaleurs fortes dans le Lot, début octobre, c’est un peu compliqué niveau temps.

Jour 18 à 22 : Le Périgord pourpre et vert

Dernière partie de ce voyage avec un retour dans le bassin de la Dordogne, qui est vraiment très agréable avant de découvrir rapidement le nord du département avec un arrêt à Brantôme en Périgord. C’est ensuite le retour à la maison.

Pour conclure, je suis tombée amoureuse du Lot et de la Dordogne, j’ai vraiment adoré la région, il faudra revenir une autre fois sans le chien ou en gite pour pouvoir profiter au maximum des visites. 

En ce qui concerne le van, j’ai aimé la liberté qu’il apporte, pouvoir se coucher et se réveiller au milieu de nulle part, seule au monde, c’est incroyable!!! J’ai par contre beaucoup moins aimé le manque de sanitaires et j’ai eu mal au dos dans le lit, que cela soit celui du toit, ou la banquette arrière transformée en lit. J’aimerais réessayer, mais cette fois dans un fourgon, ou il y aura des sanitaires et un vrai lit.