Après une année et demie de Covid, voilà que les voyages commencent à être de nouveau possible, enfin surtout plus facile et en janvier dernier je suis donc partie pour mon premier voyage hors Europe depuis le début de la pandémie, un voyage fabuleux en Tanzanie qui m’a fait en autre passer au cratère du Ngorongoro.

Première journée : de Paris à Arusha 

Levé aux aurores, mon vol est à 7h15, il faut donc que je me lève à 4h45. J’ai beau dormir dans un hôtel à l’aéroport, c’est quand même bien tôt!!!
Il n’y a pas grand monde dans l’aéroport à cette heure-là, toutes les formalités vont très vite. L’avion a un peu de retard, mais il y a tellement de brouillard à Amsterdam que mon vol suivant est aussi en retard. C’est donc après 8h d’un vol sans incident que j’arrive à l’aéroport du Kilimandjaro, mais pas de vu sur le plus haut sommet d’Afrique, il fait noir!!!
Les formalités sont un peu longues, test antigénique et visa, il est donc plus de 22h quand je rejoins mon guide à l’extérieur. Pour le visa, ça aurait pu être plus rapide, mais avec toutes les formalités COVID, j’avais oublié que l’on pouvait faire la demande de visa en ligne, ce qui accélère les choses à l’arrivée.

Deuxième journée : de Arusha au cratère du Ngorongoro 

Réveil difficile à 5h45 après un peu moins de 3h de sommeil, un petit déjeuner rapidement avalé et à 6h30 nous prenons la route pour le cratère de Ngorongoro, une route d’un peu plus de 3h en comptant un arrêt un peu attrape touriste pour se dégourdir les jambes et passer aux toilettes. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’aire de conservation du Ngorongoro s’étend sur 8288km2 du parc du Serengeti au Nord au parc du lac Manyara au sud-est, on longe d’ailleurs ce lac sur plusieurs kilomètres en venant d’Arusha. Le cratère du Ngorongoro n’en est qu’une petite partie, mais celle qui attire le plus de monde. D’un diamètre de 22km et d’une profondeur allant de 400m à 610m, le cratère du Ngorongoro est la plus grande caldeira intacte et non submergée du monde, elle s’est formée à la suite de l’effondrement d’un volcan lors d’une éruption il y a 2 millions d’années. Le cratère est réputé pour sa faune, la concentration d’animaux y est exceptionnelle, en particulier les prédateurs, leur densité est la plus importante d’Afrique.

Nous arrivons un peu avant 10h à la porte principale du parc, Lodoare Gate, quelques formalités et nous entrons dans le parc, il faut environ rouler 15 minutes avant de rejoindre les bords du cratère et l’un des points de vue exceptionnels sur le cratère. Encore 45 minutes de routes et nous arrivons finalement au fond du cratère, et la magie opère de suite, même si ce n’est pas mon premier safari je suis toujours fascinée!!!

Rapidement, nous observons de nombreux animaux, des zèbres, des impalas… nous tombons aussi sur un bébé gnous qui vient juste de naitre, le cordon ombilical et le sac de gestation est encore visible, nous avons raté la naissance à quelques minutes et il est déjà en danger, un chacal est à l’affut.

30 minutes plus tard, j’ai l’occasion de voir au loin les deux des « big five », un buffle et deux rhinocéros noirs, ces derniers ne sont généralement pas les plus facile à voir, mais cette fois je les vois rapidement, quelle chance!!!

Puis en nous rapprochant du lac Magadi nous tombons sur plusieurs lionnes et de jeunes lions, certains sont bien visibles et d’autres, cachés, juste une patte qui dépasse d’un bosquet. Quel spectacle, je ne m’en lasse jamais!!!

Nous avançons tranquillement vers l’aire de pique-nique, en chemin rencontre avec des zèbres, des autruches, des hippos, des buffles, des hyènes, c’est d’ailleurs la première fois que j’en vois en pleine journée, dans mes précédents safaris je les avais toujours vus soit très tôt le matin soit juste avant le coucher du soleil, mais jamais quand le soleil tape fort. Un peu plus loin, nous voyons au loin un serval, c’est la première fois que j’en vois un en liberté, c’est un petit félin tacheté, assez rare à voir d’après le guide. 

Nous rejoignons la piscine aux hippos pour déjeuner, il se met malheureusement à pleuvoir c’est donc en voiture que nous mangeons. Quelques oiseaux viennent se percher sur la voiture et nous repartons sur les pistes du Ngorongoro Crater. 

C’est d’abord assez calme, je m’endors d’ailleurs dans la voiture, le réveil était matinal et je suis crevée. Puis nous croisons un chacal puis quelques hippos qui se prélassent dans l’eau. Nous retournons du côté des lions qui sont plus nombreux et qui dorment tranquillement. 

Finalement, nous nous dirigeons vers une zone boisée dans l’espoir de trouver des léopards, mais c’est peine perdue, d’ailleurs à pars des singes  nous ne verrons rien d’autres dans cette zone. Il est alors temps de remonter, il faut une bonne heure pour remonter et arriver à la porte du parc et il faut y être avant 18h, heure de fermeture du parc.

Encore environ 30 minutes de routes et nous arrivons à notre lodge pour la nuit, je prends rapidement une douche et je dine le plus tôt possible et à 20h je suis prête à me coucher, ça fait longtemps que je ne me suis pas couchée aussi tôt, mais je suis épuisée.

Jour 3 : de Monticchiello à Cortona (177km avec le détour)

Ce matin, réveil à 6h30, dehors il pleut beaucoup ce qui n’est pas tout à fait normal puisque nous devrions normalement être dans la courte période sèche de décembre à février. Mais d’après mon guide, c’est plutôt une bonne nouvelle puisqu’il n’a pas beaucoup plu lors de la courte période des pluies de novembre à début décembre et la végétation a vraiment besoin d’eau. 

Malheureusement pour moi, ce n’est pas un bon jour, il a vraiment beaucoup plu durant la nuit et la visite du village Massaï prévu ce matin-là, ne sera peut être pas possible, nous ne sommes pas sur de pouvoir y accéder. Après environ 1h30 de route, mon guide décide de quand même essayer d’y aller, les chemins pleins de boues sont compliqués d’accès, mais c’est un as du volant et nous accédons au village. Par contre, mauvaise nouvelle, l’école qui devait reprendre ce jour-là est fermée à cause des pluies, de plus il pleut toujours, c’est donc une visite rapide. 

Je sais bien que la pluie est une bonne nouvelle, mais je ne peux quand même pas m’empêcher d’être un peu déçu, mais c’est les aléas du voyage.

Un peu avant 11h nous arrivons à l’entrée du parc national Tarangire. Quelques formalités et mes bagages sont transférés dans le 4×4 de Karim, mon nouveau guide qui me fera découvrir le parc Tarangire. À découvrir dans le prochain article.

Pour plus de photos, c’est ici.