La région des lacs en Italie

La région des lacs en Italie

Après le Val d’Aoste (article que vous pouvez retrouver ici), je me suis dirigée vers la fabuleuse région des lacs au nord de l’Italie. J’y ai passé 11 jours à visiter les principaux lacs, le lac d’Orta, le lac Majeur, le lac Varèse, le lac de Côme, le lac d’Iseo et le lac de Garde. Des endroits superbes mêlant cultures et paysages magnifiques, un très bon souvenir, malgré quelques aléas.

Premier jour : du Val d’Aoste au lac d’Orta

En début d’après-midi je quitte le Val d’Aoste, direction le lac d’Orta. En chemin je fais un petit détour et en milieu d’après-midi je m’arrête au Sacro Monte di Varallo, construit à 600m au-dessus de la ville sur une terrasse naturelle. Il est constitué d’une basilique et de 45 chapelles. Les Monts Sacrés du Piémont et de Lombardie sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2003 et sont des lieux religieux regroupant des basiliques et des chapelles dans des environnements naturels du Piémont et de la Lombardie. Ils ont été créés aux XVe et XVIe siècles comme alternative de pèlerinage à Jérusalem de plus en plus difficile d’accès car situé en territoire musulman.

Le Mont Sacré de Varallo est le plus ancien et il est supposé représenter la Terre Sainte. Le Mont est divisé en deux parties, la première avec les chapelles représentant la vie du Christ et la deuxième avec la Basilique représentant Jérusalem.

Je prends ensuite la direction du lac d’Orta, premier des lacs que je visite. En chemin, je fais un autre petit détour par le sanctuaire Madonna del Sasso, la vue sur le lac y est superbe. 

Finalement, en fin d’après-midi je rejoins mon hôtel qui a vue sur le lac, je profite donc de la soirée et du coucher du soleil sur le balcon de ma chambre, une belle vue.

Deuxième jour : Le lac d’Orta – le Mottarone – le lac Majeur

Ce petit lac (lac d’Orta) discret et moins connu que ces grands voisins (lac Majeur et lac de Côme) est une vraie perle. Charmant à souhait, le village d’Orta San Giulio est l’endroit idéal pour profiter de la douceur italienne. Ici pas de tourisme de masse, en tous cas pas début octobre 2020. Je déambule tranquillement dans ses rues et ruelles, j’admire ses maisons colorées, je flâne et finalement je rejoins la Piazza Motta, la place principale du village qui borde le lac.

De là, j’emprunte une barque qui m’amène en à peine 10 minutes à Isola di San Giulio, la seule île du lac. Cette petite île regroupe un couvent, une basilique et quelques maisons. Je commence ma visite par la basilique romane datant du Xe siècle, l’intérieur est décoré de belles fresques lombardes datant du XVe siècle. J’emprunte ensuite l’unique rue de l’île, le « chemin du silence » qui invite au silence et à la contemplation. 

Finalement, en fin de matinée, je pars visiter le Sacro Monte di Orta. Situé au sommet du village, le Mont Sacré et ses 20 chapelles dédiées à Saint François d’Assise jouit d’un site exceptionnel perché sur sommet d’une presqu’île et face à l’île de San Giulio.

Vers midi, je me rends au sommet du Mottarone, normalement on y a une belle vue sur le lac d’Orta, le lac Majeur et les Alpes. Pour le lac d’Orta, entre deux nuages, c’est vrai, par contre en ce qui concerne le lac Majeur et les Alpes, difficile de voir quand les nuages bouchent la vue!!!

Heureusement lors de la descente et après être passée sous la couche nuageuse, je trouve quelques points de vue où m’arrêter pour photographier le lac Majeur. Finalement, j’arrive à Stresa, sur les rives du lac Majeur. Stresa est une station balnéaire historique et on y trouve plusieurs Palaces, comme le Grand Hôtel des Îles Borromées, Ernest Hemingway y avait d’ailleurs ces habitudes. Cette année, à cause du covid, ils n’ont pas réouvert après le confinement, ils en profitent pour faire des travaux. Quand j’arrive à mon hôtel, j’ai la bonne surprise de découvrir que ma chambre a été surclassée, je devais avoir vue sur l’arrière et j’ai finalement vu sur le lac. J’en ai donc profité pour faire un petit apéro improvisé sur le balcon!!!

Troisième jour : Stresa (lac Majeur)

C’est une journée à oublier, il fait un temps épouvantable, il n’a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, et pas de la petite pluie. Je décide donc de ne rien faire et de reporter au lendemain tout ce que j’avais prévu, il doit normalement faire meilleur. 

Je sors quand même un peu en fin de journée pour aller m’acheter un encas, je suis rapidement trempée et je me dis que c’était une bonne idée de tous remettre au lendemain.

Quatrième jour: îles Borromées (lac Majeur)

Il a fallu attendre presque 10h du matin pour que la pluie se calme et cesse enfin. Ce n’est donc que vers 11h que je rejoins l’embarcadère pour visiter les îles Borromées. Petite déception en arrivant, il a tellement plu que le niveau du lac est monté fortement et il n’est pas possible de débarquer sur Isola Madre, le débarcadère se trouvant maintenant sous le niveau de l’eau.

Au XVe siècle, la famille Borromée, originaire de Florence a acquis les îles du lac et y a fait construire des palais et jardins, d’où leurs noms. Comme il n’était pas possible de visiter Isola Madre, j’ai commencé ma visite par Isola Bella, surement la plus touristique des îles, en grande partie occupée par le palais bâti par Charles III Borromée, d’ailleurs le nom de l’île vient de sa femme Isabella. Le palais est décoré dans un très beau style baroque et on y trouve également des pièces décorées comme des grottes, des pièces surprenantes. Finalement , la visite se termine par les superbes jardins en terrasses.

En début d’après-midi, je quitte Isola Bella pour rejoindre Isola dei Pescatori, c’est la plus petite des îles Borromées, une île de pécheur habité tout au long de l’année contrairement aux deux autres. L’intérêt de cette île est de se perdre dans ses petites ruelles. C’est également l’endroit parfait pour déjeuner, il y a beaucoup de petits restaurants, par contre certains sont fermés, la pluie de la veille a fait des dégâts et il y a des inondations. 

En fin de journée, je retourne à Stresa, je me balade dans le centre et je profite du temps clément pour diner en terrasse.

Cinquième jour: Du lac Majeur au lac Varèse

La tempête qui est passée il y a deux jours a fait pas mal de dégâts du côté du lac Majeur, des inondations, des routes bloquées, des arbres et branches tombés… Il aurait plu 640mmm en 24h dans le Piémont, je pense que c’était un peu plus vers la frontière française, mais en tout cas le niveau d’eau du lac se serait élevé d’environ 2m50. C’est dingue!!!

Et donc quelques endroits que j’avais prévu de visiter, comme le Jardin botanique de la villa Taranto, étaient fermés!!! Et j’ai également perdu du temps à faire des détours dans la matinée à cause de routes inondées, mais j’ai quand même pu admirer le lac.

Vers midi, j’ai rejoint la rive Est du lac et j’ai visité l’Ermitage de Santa Caterina del Sasso qui se trouve à flanc de falaise, dans un cadre magnifique. Fondé au XIIe siècle par Alberto Besozzo qui souhaitait se retirer du monde pour mener une vie pieuse, on y trouve un couvent et une église décorée de belles fresques. 

En début d’après-midi, je rejoins Laveno-Monbello pour une petite balade et un déjeuner avec vue sur le lac. Je profite des derniers rayons de soleil de la journée, c’est sous la pluie que je me dirige vers Varèse.

C’est donc sous la pluie et dans le froid que je visite le Sacro Monte di Varese, enfin sa partie ancienne au sommet le Santuario di Santa Maria del Monte. Cette partie du Sacro Monte date de 1474 avant que le Mont Sacré ne soit réalisé vers 1600. La vue depuis le sommet est magnifique, dommage que cela soit très nuageux ce soir-là.

Ce soir-là, je dors dans un hôtel sur les hauteurs du Mont Sacré, la vue est magnifique. Je ne mange pas au restaurant de mon hôtel qui est fermé ce soir-là, mais dans un restaurant gastronomique tout proche Al Borducan, c’était excellent.

Sixième jour : Du lac Varèse au lac de Côme

Le temps est bien meilleur quand je me réveille ce matin-là, mais toujours pas de vue sur le lac, des nuages coincés en contrebas au-dessus du lac bouchent la vue, mais ça a un certain charme. 

Dans la matinée, je me balade dans la vieille ville de Varese, j’y découvre le Corso Matteotti bordé d’arcades, la basilique San Vittore et son beau clocher baroque et quelques jolies petites places. Vers l’heure du midi, je me rends près du lac pour une petite balade avant de prendre la route vers le lac de Côme.

Je m’arrête à Saronno pour voir le Santuario della beata Vergne dei Miracolo et finalement vers 15h je rejoins Como, et là je perds environ 45 minutes à trouver comment rejoindre mon hôtel, entre la circulation, les routes barrées et les zones réserves aux habitants, il était impossible de rejoindre mon hôtel. J’étais à deux doigts de me garer à distance et de marcher, le problème c’est qu’il fallait que je charge ma voiture, je ne l’avais pas fait depuis 4 jours et j’avais spécifiquement choisi cet hôtel pour ça. J’ai finalement décidé de prendre par la zone ZLT, ce qui en fait était la seule solution, la tempête a également fait des dégâts ici et la route qui passe devant le lac et devant mon hôtel était inondée. Heureusement à cause des inondations, il n’y a pas de contravention à ce moment-là.

Après m’être installée, je suis partie visiter la ville, entre autres sont très beau Duomo, construit  à partir de 1396 et durant 400 ans, ce qui explique les différents styles de l’architecture. C’est aussi la 3e plus grande église de Lombardie. Après une petite balade dans ses ruelles, j’ai terminé la journée par les berges du lac.

Septième jour : Rive Ouest du lac de Côme

Ce matin, je quitte la ville de Côme pour parcourir la rive ouest du lac avec pour premier arrêt Cernobbio, pour une petite balade le long du lac. C’est dans cette petite ville que la jet-set se retrouve à la Villa d’Este, un palais renaissance transformé en hôtel de luxe. Je parcours ensuite la route qui longe le lac avec quelques arrêts photos.

En fin de matinée, je prends un peu de hauteurs, les vues sur le lac de Côme sont splendides et je fais un détour par le Monte Sighignola : le balcon de l’Italie, à quelques mètres de la Suisse, on trouve un superbe point de vue sur le lac de Lugano et la Suisse tout en restant en Italie. La route pour y accéder est un peu longue et il faut parcourir 1400m de dénivelé sur des routes assez étroites par moment, mais la vue est incroyable et par temps clair on peut voir plusieurs sommets des Alpes culminants à plus de 4000m. En contrebas, à juste quelques mètres, on peut voir un autre belvédère, qui lui se trouve en Suisse!!! D’ailleurs, mon téléphone a un peu perdu la tête, en quelques minutes j’ai plusieurs notifications pour m’indiquer que j’étais en Suisse, puis en Italie, puis en Suisse…

En début d’après-midi je redescends vers le lac de Côme pour aller visiter la très belle Villa del Balbianello située sur un promontoire qui avance dans le lac, la villa a été construite en 1787 par le Cardinal Durini, se succède ensuite plusieurs propriétaires jusqu’à Guido Monzino un riche industriel passionné d’aventure qui la restaura ainsi que ses jardins au XXe siècle. À sa mort en 1988, il légua la villa au FAI. Pour accéder à la villa, il faut marcher sur un agréable chemin pendant environ 20 minutes depuis le parking, il est également possible de s’y rendre en taxi-boit depuis Lenno. La visite des jardins est libre, par contre pour visiter la villa, il faut le faire avec une visite guidée, c’est à ne pas louper, les pièces, le mobilier, les œuvres d’art sont splendides. 

Petite anecdote : Quand je suis arrivée dans les jardins de la villa, j’ai eu l’impression de connaître cette villa, il m’a fallu entendre la guide dire que des films avaient été tournés ici pour enfin comprendre. En effet, la dernière scène du James Bond Casino Royal se passe dans ses jardins ainsi que des scènes du Stars Wars : l’attaque des clones, pour ne citer que les plus connus.

Je reprends la route pour quelques minutes afin de rejoindre une autre célèbre villa du lac de Côme, la villa Carlotta, un palais néoclassique du XVIIe siècle et considéré comme l’une des plus belles villas du lac. L’intérêt principal de cette villa est ses incroyables jardins qui s’étendent sur 7ha. Par contre, c’est au printemps qu’ils sont les plus beaux, lors de la floraison, dommage pour moi, on est en automne. Malgré ça, les jardins ne manquent pas d’attraits comme sa surprenante vallée des fougères, en quelques minutes on a l’impression de changer d’endroit!!! Dans la maison, on peut voir un musée abritant en autre des œuvres d’Antonio Canova. Je n’ai malheureusement pas pu beaucoup en profiter, j’ai dû rapidement visiter la maison, en 15 minutes parce que le site allait fermer.

Je me rends ensuite à Menaggio, jolie petite ville qui borde le lac pour y faire une agréable balade le long du lac et dans ses petites ruelles. Finalement en fin de journée je prends le ferry afin de traverser le lac et arriver à Bellagio, ma destination pour les deux prochaines nuits. 

Huitième jour : Bellagio (lac de Côme)

Considéré comme l’un des plus beaux grands lacs Alpins d’Europe, romantique à souhait, le lac de Côme charme tous les visiteurs avec ses eaux d’un bleu profond, ses cimes enneigées, son relief accidenté et sa forme en Y inversé au centre duquel se trouve le sublime et charmant village de Bellagio. C’est surement le plus connu et le plus charmant village du lac. 

Au début du 19e siècle, le comte de Melzi y fit construire une villa qui attira la noblesse milanaise et c’est comme ça que Bellagio devint un haut lieu du tourisme depuis 2 siècles, nombreuses sont les personnalités qui y ont séjourné. 

En matinée je me dirige vers la villa Melzi, il n’est pas possible de visiter la villa, mais les beaux jardins au bord du lac sont sublimes, surtout à l’automne lorsqu’ils prennent cette couleur fuchsia si flamboyante. De l’autre côté de la villa, on trouve le Bellagio plus calme avec les petites communes de Loppia et San Giovanni et leurs ruelles étroites et charmantes. 

De retour à Bellagio, je déjeune rapidement avant d’emprunter le plus célèbre des escaliers de Bellagio, la Salita Serbelloni. En effet, depuis les berges du lac, les ruelles montent en escalier vers les hauteurs de Bellagio. Pour échapper encore une fois à la foule, je suis redescendu de l’autre côté vers Pescallo, un village pittoresque qui borde le lac où règne une agréable sérénité. 

Finalement, en fin d’après-midi je rejoins la Punta Spartivento, c’est la pointe au bout duquel le lac se sépare en 3, avec la branche de Côme à gauche, la branche de Lecco à droite et la branche septentrionale en face. Un endroit unique et qui confère à Bellagio son titre de ville au centre du lac.

Il est alors temps de retourner vers les berges de Bellagio pour un petit apéritif en terrasse avant d’aller observer le coucher du soleil avec pour toile de fond les cimes enneigées des Alpes. Une belle journée, à profiter de la dolce vita à l’italienne. 

Neuvième jour : du lac de Côme au lac d’Iseo

Ce matin, je quitte Côme par la rive est du lac, les vues sont superbes et il n’y a pas trop de monde sur les routes étroites et sinueuses, ce ne doit pas être la même chose en plein mois d’août quand les touristes sont là en grand nombre. En chemin, je peux admirer sur la rive opposée de belle villa, la villa del Balbianello où encore la villa de George Clooney, et oui les stars sont nombreuses au lac de Côme.

En fin de matinée, je suis de retour à Côme, je perds un peu de temps à trouver où me garer, mais finalement j’y arrive et j’emprunte le funiculaire de Brunate. Il monte sur les hauteurs de Côme, peu à peu le lac se dévoile et rejoins la petite commune de Brunate. De là, un sentier assez escarpé et sinueux me mène au Faro Voltiano et à sa vue époustouflante sur le lac et les Alpes au loin. Près du phare, on trouve un bon restaurant, l’Acqua Ciara, sur sa terrasse, la vue y est magnifique.

En milieu d’après-midi, je quitte la région du lac de Côme afin de me rendre au lac d’Iseo que je rejoins en fin d’après-midi. C’est une visite éclair, je ne passe qu’une nuit dans le coin à découvrir ce petit lac intimiste et moins connu que ces illustres voisins. Mon hôtel se trouve sur les hauteurs d’Iseo et j’ai donc une vue magnifique du lac pour le coucher du soleil.

Dixième jour : du lac d’Iseo au lac de Garde

Ce matin, avant de quitter le lac d’Iseo je me rends dans un vignoble, la Franciacorta est réputée pour ses vins pétillants, mais produits aussi quelques bons vins rouges. Au diner de la veille, j’ai gouté un bon vin rouge du domaine Conti Ducco et comme pour une fois je n’ai pas d’avion à prendre afin de rentrer à la maison j’en ai profité pour acheter une caisse de vin. 

Je reprends ensuite mon périple, vers cette fois le lac de Garde, le plus grand des lacs italiens, bordé de cyprès, d’oliviers et de bosquets roses. C’est un lieu de villégiature réputé depuis l’antiquité. Vers midi, j’arrive à Salò, une paisible ville qui borde le lac de Garde. Moins touristique que d’autres villes qui bordent le lac, cette ville est charmante avec ses petites ruelles, sa promenade le long du lac, ses maisons colorées… Un endroit également idéal pour déjeuner, il y a de nombreux restaurants avec des terrasses qui bordent le lac, je me restaure donc en profitant de la vue et sous le soleil. Encore une fois, la douceur de vivre à l’italienne est bien présente.

J’espérais avoir quelques vues sur le lac en me dirigeant vers Sirminone, mais la route passe au loin, ce n’est pas grave, je retrouve le lac en milieu d’après-midi à Sirmione. Située au bout d’une presqu’île au sud du lac de Garde, Sirmione est la plus jolie des villes du lac. Protégée par les remparts d’un château médiéval, la vieille ville s’ouvre sur le lac. Le temps est très agréable en cette fin de journée et après m’être installée à mon hôtel je pars me balader dans ses ruelles et au bord du lac. Ici, il ya plus de monde, surtout qu’il y a au moment où j’y passe un gros événement de voitures anciennes. En rentrant vers l’hôtel je m’achète un peu de charcuterie et du fromage afin de diner sur la terrasse de ma chambre.

Onzième jour : Sirmione (lac de Garde)

Pour ma dernière journée du côté des lacs, je consacre mon temps à la visite de Sirmione. Le matin, je visite la Grotte di Catullo, les vestiges romains d’une grande villa se trouvant sur un promontoire rocheux à l’extrémité de Sirmione et faisant face au lac. Ces vestiges datent du 1er siècle avant J.-C et sont les plus grands du nord de l’Italie, ils s’étendent sur 2ha. Abandonnée à partir du 3e siècle, la villa a servi de carrière de construction qui lui donna l’aspect de grottes, d’où le nom. La visite est très intéressante et les vues sur le lac avec les arches en premier plan sont grandioses. 

Je passe la matinée à déambuler au milieu de ces vestiges romains et en fin de matinée je me rends tout proche à Jamaica Beach, la plage la plus spectaculaire de Sirminone. Il y a un monde fou qui souhaite profiter de cette belle journée. Jamaica Beach c’est une suite de dalles rocheuses qui s’enfonce doucement dans le lac, les eaux sont cristalline et on vraiment l’impression de se trouver dans les Caraïbes.

Dans l’après-midi, je retourne me promener dans les ruelles de Sirmione, la veille n’avait été qu’un avant-gout rapide et il y a tellement de jolies rues et points de vue que cela méritait bien un deuxième tour plus approfondi. J’en profite également pour visiter le Rocca Scaligera, un château fort lacustre datant du 13e siècle et entièrement entouré d’eau. Le château construit par la famille Della Scala, une puissante famille de Vérone se trouve à un endroit stratégique permettant de protéger le sud du lac. Il n’y a pas beaucoup de décoration dans le château, mais la visite permet d’avoir un beau point de vue sur la darce (bassin dans un port qui sert à accueillir les bateaux) du château.

À la suite de cette visite, je profite du temps vraiment excellent pour déguster une glace, on est quand même en Italie, les glaces, c’est sacrées!!!

Et voilà, mon périple dans la région des lacs se termine ici, je pars le lendemain pour les Dolomites qui sera l’oeuvre d’un autre article.

Pour plus de photos sur le lac Orta, le lac Majeur et le lac Varèse, c’est ici.

En ce qui concerne le lac de Côme, le lac d’Iseo et le lac de Garde, les photos sont ici.

3 jours dans le Val d’Aoste

3 jours dans le Val d’Aoste

Je pars de chez mon oncle et ma tante près de Grenoble assez tard et c’est donc en fin de journée que je rejoins Aoste, première étape de mon voyage en Italie de 2020. Juste à temps pour voir le coucher du soleil.

Comme souvent lors de mes voyages, je n’ai rien réservé, je décide de ma route au fur et à mesure du voyage. J’ai bien quelques idées d’endroits où je voudrais aller, la Vallée d’Aoste, la région des lacs et les Dolomites et en fonction du temps qu’il me restera, j’irai peut-être à Venise et pourquoi pas encore un peu plus vers le sud, on verra.

Jour 1 : Château Fénis – Forte di Bard – Château d’Issogne

La Vallée d’Aoste est au carrefour de la France, la Suisse et bien sûr l’Italie, ce qui lui confère un statut un peu particulier : c’est une région autonome d’Italie où le Français côtoie l’Italien en tant que langue officielle. Coincé au milieu de plusieurs des plus hauts sommets d’Europe, le Mont Blanc (4810m), le Mont Cervin (4478m), le Mont Rose (4634m) et le Grand Paradis (4061m), le Val d’Aoste c’est des paysages grandioses, des lacs alpins, des torrents, de hautes vallées, des glaciers… une région située à un carrefour stratégique tout au long de l’histoire. D’ailleurs aujourd’hui c’est à cette histoire que je me consacre avec pour première visite le château Fénis. Un château médiéval datant de 13e et 14e siècles, il est exactement comment on pourrait imaginer un château fort : des tourelles, des tours, ces créneaux… Les fresques que l’on peut voir dans la cour sont très réputées et dans un style gothique international. En fin de matinée je me balade sur les hauteurs du village pour de belles vues sur la vallée et le château. 

Je continue mon périple sur les petites routes, des vignes et de belles vues m’accompagne.

Dans l’après-midi, je me rends au Forte di Bard, un fort datant à l’origine du Moyen Âge, construit sur un piton rocheux au coeur de la basse vallée, c’était un endroit stratégique permettant de contrôler l’accès entre l’Italie, la Suisse et la France. Il a d’ailleurs posé quelques difficultés à Napoléon en 1800, agacé par la résistance qu’il y trouva, Napoléon fit détruire « le vilain castel de Bard ». Il fut ensuite reconstruit par les ducs de Savoie entre 1830 et 1838, ils craignaient une attaque des Français.

Pour la petite histoire cinématographique, le Forte di Bard est apparu dans le film Avengers, l’ère d’Ultron. La forteresse était le siège d’Hydra commandé par le Baron Stucker. D’ailleurs de nombreuses autres scènes du film ont été tournées dans la Vallée d’Aoste censée représenter la Sokovie. 

Je n’ai malheureusement pas pu visiter le fort où il y a, il paraît, un intéressant musée sur des Alpes puisque le fort est fermé le lundi, mais j’ai quand même pu me balader dans le village en contrebas et admirer l’imposante structure depuis la vallée.

Ma dernière visite de la journée est pour le château d’Issogne, construit pas la même famille que celui Fénis, les Challant, les vicomtes d’Aoste. C’est un palais résidentiel typique de l’époque renaissance.

En soirée je me balade et je dîne à Aoste.

Jour 2 : Parc Gran Paradiso – Cogne – Visite d’Aoste

Aujourd’hui, c’est le côté nature de la Vallée d’Aoste que je découvre. En milieu de matinée je me dirige vers le Parc National du Grand Paradis, c’est le plus ancien des parcs nationaux d’Italie, d’abord créé comme réserve royale en 1856 par Victor-Emmanuel II pour protéger le bouquetin, il devient parc national en 1922. À 45 minutes d’Aoste, on trouve le petit village de Lillaz, départ de plusieurs randonnées, c’est ma destination du jour. 

J’ai repéré une randonnée que j’aimerai faire, celle menant au Lego di Loie. Je me gare à Lillaz, je commence à m’équiper, casse-croute, eau, appareil photo… Il y a du monde, mais rapidement je me rends compte que la plupart des gens viennent voir les chutes et je me retrouve seule sur un chemin qui fort, vraiment très fort et après 300m de dénivelé, je décide de faire demi-tour, j’ai surestimé mes forces et la randonnée et plus dure que je ne le pensais. C’est la première fois que cela m’arrive, il faut bien un début à tout, mais j’abandonne. J’ai quand même pu avoir de belles vues sur la vallée avec le village en premier plan et au fond le Mont-Blanc qui joue à cache-cache avec les nuages.

En redescendant, je m’arrête voir les chutes avant de quitter le coin en milieu d’après-midi, un petit arrêt à Cogne pour une vue sur le Gran Paradisio et je retourne à Aoste. 

Je passe la fin d’après-midi à visiter la ville, en particulier ses importants vestiges datant de l’ère romaine, après tout nous sommes dans la « Rome des Alpes ». Son théâtre antique est sacrément impressionnant et magnifique avec les Alpes en arrière-plan.

En fin de journée, fatiguée je m’achète des charcuteries et fromages locaux que je déguste à l’hôtel.

Jour 3: Pointe Helbronner

Aujourd’hui, je quitte la Vallée d’Aoste pour rejoindre la région des lacs, mais avant ça je reprends la direction de la France pour rejoindre Courmayer aux pieds du Mont Blanc. Le temps est au beau fixe et c’est le meilleur jour pour emprunter le Skyway jusque’à la pointe Helbronner à 3466m sur le Massif du Mont Blanc où l’on peut profiter d’une vue à 360˚ sur les Alpes, le Mont-Blanc, l’Aiguille du midi, la Vallée Blanche… une vue à couper le souffle!!!

En redescendant, je m’arrête à l’étape intermédiaire pour encore de belles vues et une courte balade au milieu d’un petit jardin botanique. J’en profite également pour déjeuner avant de prendre la route vers la région des lacs. 

Pour plus de photos, c’est ici.

Carnet de voyage en Ligurie et Toscane

Carnet de voyage en Ligurie et Toscane

En octobre 2020, je concluais mon voyage dans le nord de l’Italie en pensant que j’aimerai beaucoup y retourner. Un an après, j’ai eu la chance d’y retourner pour visiter la Ligurie et la Toscane, ce fut un voyage formidable à découvrir des endroits fabuleux. Il y avait plus de monde que l’année précédente, mais toujours moins de monde qu’en temps normal. 

J’ai adoré la Ligurie, surtout la Riviera Levante, même s’il a fallu jongler avec les orages. La Toscane était fabuleuse et sa gastronomie excellente, j’ai très bien mangé. Les paysages sont magnifiques, il faudra quand même que j’y retourne pour voir la Toscane à une autre saison, cela doit être superbe au printemps ou au début de l’été.

Quelques chiffres : 

    • 4304 km
    • 28 jours dont 25 en Italie de début septembre à début octobre 
    • 3 sites rayés dans ma Bucket List
    • 7 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO
    • Environ 5000 photos avant tri

Mon itinéraire :

Jour 1 à 5 : France et Riviera du Ponant (1730,7km)

J’ai pris mon temps pour me rendre en Italie, 3 jours pendant lesquels j’ai visité de la famille et pris mon temps sur la Côte d’Azur avant d’arriver en Italie. J’ai ensuite passé deux jours en Ligurie sur la Riviera du Ponant à visiter quelques villages reculés et la côte.

Dolceacqua

Apricale

Serboga

Jour 5 à 10 : Riviera du Levant (119km)

Je passe ensuite 5 jours sur la Riviera du Levant, toujours en Ligurie. D’abord du côté du promontoire de Portofino et ensuite du côté de La Spezia pour pouvoir visiter les villages des Cinque Terre et Porto Venere.

Camogli

Portofino

San Fruttuoso

Riomaggiore

Corniglia

Vernazza

Vernazza

Jour 11 à 13 : De Pise à San Gimignano (229km)

J’arrive ensuite en Toscane, le périple commence par Pise et sa célèbre tour avant de m’arrêter à Volterra, une jolie petite ville fortifiée pour une grosse demi-journée. Finalement, je rejoins San Gimignano, surement l’une des petites villes toscanes les plus connues où j’y passe 2 nuits, donc une journée entière sur place.

Pise

Volterra

San Gimignano

San Gimignano

San Gimignano

Jour 14 à 16 : Le Chianti et Sienne (260,7km)

Je continue ensuite mon voyage dans l’une des plus célèbres régions d’Italie pour son vin : le chianti. Et j’arrive à Sienne, l’une des villes de Toscane, avec une histoire fascinante et une cathédrale magnifique.

Le Chianti

Radda in Chianti

Le Chianti

Le Chianti

Sienne

Duomo de Sienne

Sienne

Jour 17 à 20 : Massa Marittima et le Val d’Orcia (372,6km)

Je me dirige ensuite vers Massa Marittima, une autre petite ville historique se trouvant au sommet d’une colline. Puis je rejoins le Val d’Orcia pour quelques jours, cette région est célèbre dans le monde entier pour ses paysages de collines, de cyprès et de mas. 

Massa Marittima

Près de San Quirico d’Orcia

Près de La Pienza

Montepulciano

Jour 20 à 26 : Cortone, Arezzo et Florence (130km)

Je prends ensuite la route vers Florence avec la visite de deux villes sur la route Cortone et Arezzo. Florence est fabuleuse, j’ai beaucoup aimé cette ville. Pourtant je n’ai pas changé d’avis, Rome reste pour moi la plus belle ville du monde. Depuis que j’ai visité Rome en 2005, je dis toujours que, pour moi, c’est la plus belle ville du monde et très souvent les gens me demandent si je suis déjà allée à Florence, quand je leur réponds non, ils me disent généralement que je changerai d’avis le jour où j’irai à Florence.

Cortone

Cortone

Duomo de Florence

Duomo de Florence

Duomo de Florence

Ponte Vecchio

Ponte Vecchio

Santa Maria Novella

Jour 26 à 28 : Lucques et retour en France (1462km)

Et finalement, je prends la route pour rentrer en France, avec un dernier arrêt en route la ville de Lucques. La ville a l’air très belle, mais il a beaucoup plu lors de mon passage et je n’ai pas pu beaucoup en profiter.

6 jours dans le Val de Loire

6 jours dans le Val de Loire

Cela faisait longtemps que je voulais visiter les Châteaux de la Loire, c’est donc tout naturellement que lors de mon retour en France après mes 10 années à vivre au Canada j’ai prévu de passer quelques jours dans cette région de France. J’avais à la base prévu de faire ce voyage début avril 2020, mais la pandémie en a décidé autrement et le voyage a été reporté de quelques semaines pour se faire mi-juin. 

C’était aussi l’occasion de tester un premier voyage en véhicule électrique, en revenant en France il me fallait une voiture et j’ai jeté mon dévolu sur une voiture électrique et autant pour les trajets au quotidien ce n’est pas un problème, mais lors d’un voyage je ne savais pas trop à quoi m’attendre, d’où le test!!!

D’abord ce n’est que de la route, je pars en début d’après-midi de chez moi, je fais un petit arrêt un peu avant Paris pour recharger et je file ensuite vers Orléans où j’ai choisi un hôtel avec une borne de recharge, ce qui me permettra de repartir à 100% le lendemain.

Quelques chiffres : 

    • 7 jours (trajet compris depuis Lille) en juin 2020
    • 1459 km (trajet compris depuis Lille)
    • Des visites dans 4 départements : Cher-et-Loire, Indre, Indre-et-Loire et Maine-et-Loire
    • 13 châteaux visités, 2 cités royales et une abbaye
    • 1 site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO (en fait presque tous les monuments visités sont sous la dénomination Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire)
    • 1 étape de ma Bucket List rayée
    • 2500 photos

Mon itinéraire :

Premier Jour : d’Orléans à Chouzy-sur-Cisse (125km)

Je commence ma visite des châteaux de la Loire par le plus célèbre des châteaux de la Loire, le château de Chambord, véritable merveille de l’architecture de la Renaissance. C’est comme un retour en arrière, je me rappelle avoir fait un exposé sur ce château en primaire et des images me reviennent lors de cette visite. 

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le château de Chambord ne devait être en 1519, qu’un relais de chasse, finalement le projet à pris de l’ampleur, beaucoup d’ampleur pour devenir 30 ans plus tard le château royal avec ses 426 pièces, ses 82 escaliers, ses 282 cheminées… La pièce maitresse du château est son escalier à double hélice au centre du château, inspiré des travaux de Leonard de Vinci, il permet de rejoindre les étages par deux rampes qui ne se croisent jamais, c’est parfait en tant de pandémie, un côté pour monter, un autre pour descendre.

Sur les terrasses, on a une vue superbe sur les jardins à la française et le parc du château, plus grand parc clos d’Europe avec un mur d’enceinte de 32km.

Parking : 6 €
Entrée : 14,5 €
Histopad (un audioguide avec tablette) : 6,5 €

Dans l’après-midi, je pars visiter le château de Cheverny, d’architecture classique il inspira Hergé afin de dessiner le château de Moulinsart dans les aventures de Tintin. Il appartient à la même famille depuis plus de 4 siècles et c’est le plus grand des châteaux privés du Val de Loire. L’intérieur du château et richement décoré avec des tapisseries et des meubles somptueux. Son jardin est également très agréable pour une balade, je prends un déjeuner très tardif dans l’orangerie. Pour la petite histoire, c’est ici que La Joconde a été cachée lors de la Seconde Guerre mondiale. Je termine ma visite par une exposition sur Tintin. 

Entrée : 17 €

En fin de journée, je rejoins mon hôtel près de Blois. Je passe la soirée à Blois, une ville très agréable pour y passer la soirée et voir le coucher du soleil sur les bords de la Loire. Un coucher du soleil très nuageux, mais avec quand même de légères petites couleurs.

Deuxième jour : de Chouzy-sur-Cisse à Chenonceaux (146km)

Petit raté ce matin-là, j’ai visité les châteaux de la Loire un mois après la fin du confinement et ils n’étaient pas encore tous ouvert au public ou avec des horaires restreints et j’avais mal lu les horaires du château de Blois qui rouvrait en horaire normal que le lendemain. Ce dimanche-là, il était encore fermé le matin. Ne voulant pas attendre quelques heures, j’ai décidé de reporter la visite à plus tard dans mon séjour et je suis donc parti de Blois pour visiter des châteaux un peu moins connus. 

Tout d’abord le château de Valençay. Ce château construit sur plusieurs siècles, mêle différents styles architecturaux sans pour autant que l’harmonie en soit dénaturée. Les pièces sont meublées comme au XIXe siècle lorsqu’il était propriété du Prince de Talleyrand diplomate sous Napoléon. Nombre de diplomate et dignitaire de l’époque furent reçus dans ses salons, c’était l’heure de gloire du château.

Entrée : 14 €

En début d’après-midi, je rejoins le château Montrésor, un élégant petit château datant de la renaissance et qui surplombe le très beau village du même nom, il a été classé 2e village préféré des Français en 2015. En plus du château on peut également voir des vestiges de la forteresse moyenâgeuse qui se trouvait au même endroit. Le château est meublé dans un style Second Empire et il ne faut pas louper le super escalier en colimaçon en acajou massif de Cuba.

Hasard des visites, quand je suis arrivée au château, il y avait de nombreuses voitures anciennes stationnées en contrebas des murailles du Moyen Âge.

Entrée : tarif plein 9 €, j’ai payé 8 € puisque j’ai visité Valençay.

Je me dirige ensuite vers le château de Montpoupon, d’abord château du Moyen Âge il a été transformé au XVe siècle en demeure de la Renaissance puis moderniser dans les années 20 par la famille actuellement propriétaire du château. Dans les bâtiments attenants, on peut visiter le musée du veneur, pour apprendre plus sur la chasse à courre et les communs qui permettent de découvrir comment on vivait dans un château il y a un siècle.

Entrée : 9 € au lieu de 10 € avec la visite du château Montrésor ou Valençay

En fin de journée, je rejoins le village de Chenonceaux, j’ai réservé à la belle auberge du bon Laboureur où je peux recharger ma voiture et où je profite d’un délicieux diner gastronomique avant de filer voir le coucher du soleil, encore une fois un peu terne, sur les bords du Cher et avec le château de Chenonceau en toile de fond. 

Troisième jour : de Chenonceaux à Amboise  (67km)

Ce matin, visite d’un des plus beaux châteaux du Val de Loir : Chenonceau. Également nommé château des Dames puisqu’il a principalement était bâti, restauré, magnifié par des femmes. À cheval sur le Cher, ce château est somptueux et grâce au Covid j’ai eu la chance de le visiter avec très peu de touriste ce qui m’a permis par exemple de profiter de sa galerie toute seule, ce qui ne doit pas arriver très souvent. Mais visiter en tant de Covid n’a pas que des avantages, j’aurais aimé pouvoir faire un tour en barque sur le Cher et voir le château d’un autre point de vue, mais l’activité n’avait pas redémarré au moment de mon passage. 

Son histoire récente est également fascinante, il servit d’hôpital lors de la Première Guerre mondiale, on peut d’ailleurs en voir une reconstitution dans le Bâtiment des Dômes. Et lors de la Seconde Guerre mondiale, le Cher séparait la zone libre et la zone occupée, le château a permis de faire passer de nombreuses personnes en zone libre.

Entrée : 15 €

Dans l’après-midi, direction la Cité royale de Loches, elle regroupe en autre dans son enceinte un donjon datant du XIe siècle et le logis royal datant du XIVe siècle. On en apprend beaucoup sur l’histoire de France, en autre Jeanne d’Arc qui vint à Loches, après sa victoire à Orléans, pour convaincre Charles VII de se faire sacrer Roi de France à Reims.

La visite a été un peu compliquée, il a fallu jongler avec la pluie, mais finalement le soleil est revenu en fin de journée. Depuis la terrasse, on y a une superbe vue sur la ville et la vallée de l’Indre.

Entrée : 8,5 € au lieu de 10,5 € avec la visite du château Montrésor ou Valençay ou bien encore Montpoupon

Je prends ensuite la direction d’Amboise, où je passe la nuit.

Quatrième jour : d’Amboise à La Chapelle-aux-Naux (75km)

À Amboise, je suis intéressée par la visite de deux châteaux, je commence par le Clos-Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci. « Tu seras libre, ici, de rêver, de penser et de travailler », c’est par cette phrase que François 1er aurait fait venir Léonard de Vinci en 1516. Dans ce beau château renaissance plane encore le fantôme de ce génie. En plus du château, on peut voir de nombreuses maquettes de ses inventions, c’est fascinant de voir à quel point cet homme pouvait être en avance sur son temps. J’ai particulièrement aimé la visite de ce château.

Entrée : 17 €

En fin de matinée, je me dirige vers le château royal d’Amboise, il a fière allure sur éperon rocheux. D’abord forteresse médiévale, le château fut transformé en palais gothique en 1492 par Charles VIII puis une aile renaissance lui est ajouté par Louis XII et François 1er. 

Depuis la terrasse, les jardins et le promenoir des gardes, on a une superbe vue sur Amboise, la vallée et la Loire. Le château a une architecture impressionnante et il ne faut pas louper la tour cavalière qui permettait de rejoindre directement la terrasse depuis la ville. La sortie se fait par la tour Heurtault, la deuxième tour cavalière du château. 

Entrée : 13,10 €

Dans l’après-midi, direction le château de Villandry, réputé pour ses somptueux jardins. Mais il ne faut pas négliger son château, c’est le plus récent des grands châteaux de la Loire, comme nombre d’entre eux il est construit autour d’un château préexistant. Ici, il ne reste que le donjon, autour duquel a été construit un château d’inspiration renaissance italienne plus moderne. De nombreux propriétaires au fil des siècles vont le modifier avant qu’il soit acquis en 1906 par Joachim Carvallo qui va se consacrer entièrement à la restauration du château et à redonner au jardin le style renaissance.Classée depuis 1936, ses jardins on fait la renommée de Villandry , ils sont somptueux et on pourrait passer des heures à les admirer et à déambuler au milieu des plantes, fleurs, potagers, buis et tilleuls.

Entrée : 12 €

En fin d’après-midi je visite rapidement le château de Langeais, contrairement aux autres châteaux que j’ai visités celui-ci est une forteresse qui devait barrer les invasions venant de Bretagne. Petite anecdote de l’histoire : c’est dans ce même château que fut célébré le mariage de Charles VIII et Anne de Bretagne qui marqua le rattachement de la Bretagne au royaume de France. Le château est très bien conservé et meublé dans un style XIVe siècle.

Entrée : 9,8 €

Finalement, je rejoins ensuite mon logement pour la nuit, un logement atypique puisque je vais dormir dans une cabane dans les arbres. 

Cinquième jour : de La Chapelle-aux-Naux à Blois (223km)

Ce matin, j’ai le droit au petit-déjeuner livré dans la chambre, j’ai juste à le remonter grâce à une poulie, c’est assez original. Il a beaucoup plu pendant la nuit, mais heureusement pas au moment du petit-déjeuner, ça aurait été dommage de ne pas profiter de la terrasse.

Aujourd’hui je visite le très beau château d’Azay-le-Rideau. Construit sur une île, il semble flotter au-dessus de l’Indre. Ce n’est pas un château royal, pourtant ses tours rondes et sa situation sur une île lui donnent un air de château de conte de fées. J’ai particulièrement aimé ce château surtout qu’il est très photogénique, par contre il a fallu jongler avec la pluie pour prendre des photos.

Entrée : 11,5 €

Vers midi, je rejoins la Forteresse royale de Chinon, bâtie sur un éperon rocheux elle domine la Vienne et la ville de Chinon. La forteresse date pour sa majeure partie du XIIe siècle, elle fut ensuite abandonnée par la cour au XVe siècle et finalement la forteresse a été démantelée au XVIIe siècle avant d’être sauvée par Prosper Mérimée au XIXe siècle. Et finalement dans les années 2000 une partie des logis royaux ont été reconstitués.

Entrée : 10,5 €

Finalement en milieu d’après-midi, je visite l’Abbaye royale de Fontevraud, l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe. Cette abbaye a traversé l’histoire de France, fondée en 1101, elle est protégée par les comtes d’Anjou puis par la dynastie des Plantagnêts, ainsi Alénior d’Aquitaine, Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre y sont enterrés. L’Abbaye est ensuite dirigée par des abbesses venant de la famille des Bourbons jusqu’à la Révolution, de là sous Napoléon l’abbaye devient une prison pendant près de 160 ans. L’abbaye est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000 avec l’ensemble des sites culturels du Val de Loire. 

Entrée : 11 €

En fin de journée je reprends la route pour Blois où je vais pouvoir charger ma voiture pendant la nuit.

Sixième journée : de Blois à Lille (458km)

C’est ma dernière journée dans le Val de Loire, me voilà de retour pour visiter le château de Blois. Dans les années 60, c’était le château du Val de Loire le plus visité. Il a servi de résidence royale à sept rois et dix reines ce qui a grandement influencé son architecture, on retrouve ainsi quatre styles différents : le gothique, le gothique flamboyant, le style renaissance et enfin le style classique. Il est particulièrement connu pour son escalier à loggia souvent confondu avec celui de Chambord, datant de la même époque celui de Blois n’est qu’un « simple » escalier à vis. 

Entrée : 12 €

Dans le coin, je visite une chèvrerie (Bordas Moreau) que l’on m’avait conseillée par Instagram et c’est vrai que le fromage y est délicieux, j’ai pu également en profiter pour me balader un peu et voir les chèvres et la fabrication du fromage. 

Finalement, en fin de matinée, je rejoins  le Château de Chaumont-sur-Loire, connu pour son superbe Festival international des jardins qui a lieu chaque année depuis 25 ans du printemps à l’automne. C’est vraiment agréable de découvrir en se baladant ces nombreux jardins de style différents, on y voit également des oeuvres d’arts disséminés un peu partout dans le parc. J’ai uniquement profité des somptueux jardins, mais il est également possible de visiter le château datant du Moyen Âge et qui surplombe la Loire.

Entrée : 19 €
Parking : 1,20 €

Finalement en début d’Après-midi, je quitte la région pour rentrer chez moi, hasard des dates, à la radio je tombe sur une émission qui se trouve en direct du Château de Chaumont-sur-Loire, voilà pourquoi il y avait des banderoles RTL à plusieurs endroits du parc. Je fais un petit arrêt recharge au nord de Paris et en début de soirée, j’arrive chez moi.

En conclusion, je peux dire qu’il y avait des avantages et des inconvénients à visiter les châteaux de la Loire à cette période, l’avantage principal c’est le peu de monde, j’ai pu voir des endroits sans touristes alors que d’habitude, il y a un monde fou et j’ai pu trouver facilement des hébergements sans avoir réservé. Par contre, cela a posé quelques petits problèmes au niveau des activités, tout n’était pas encore rouvert. 

En ce qui concerne le voyage en voiture électrique, tous s’est très bien passés, j’ai trouvée facilement des hôtels avec borne de recharge et comme j’ai une bonne autonomie, je n’ai pas forcément besoin de charger tous les soirs, je valide donc le roadtrip en voiture électrique. 

Pour plus de photos, c’est ici.

Carnet de Voyage dans le Nord de l’Italie

Carnet de Voyage dans le Nord de l’Italie

Entre 2 confinements, j’ai eu l’opportunité de visiter le nord de l’Italie fin septembre et octobre 2020. Ce voyage était à l’origine prévu en avril-mai 2020, mais la pandémie en a décidé autrement. Rien ne s’est passé comme prévu durant ce voyage, mais j’en garde quand même un excellent souvenir. À la base je faisais ce voyage pour en autre visiter la région des Dolomites et la région des lacs. Dans les Dolomites, il y avait beaucoup de neige et comme je n’étais pas équipé, j’ai écourté ma visite, quant aux lacs, une tempête au début de mon voyage avec beaucoup de pluie a provoqué des inondations et j’ai donc du faire l’impasse sur plusieurs visites, notamment au lac Majeur. De plus, j’ai quitté l’Italie plus rapidement que prévu, la deuxième vague du Covid était en train de provoquer des couvre-feux et des fermetures de restaurants, un peu embêtant quand on voyage. 

Par contre, j’ai passé plusieurs jours à Venise, ce qui n’était absolument pas prévu au départ et j’ai adoré cette ville, surtout en cette période où il y avait nettement moins de monde que d’habitude, en autre pas de croisiériste.

Quelques chiffres : 

    • 27 jours de fin septembre à fin octobre 2020
    • 2417km (sans compter les 1600km en France)
    • 6 sites classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO
    • 2 sites rayés dans ma bucket List
    • Plus de 4000 photos
    • Une tempête

Mon itinéraire :

Jour 1 à 4 : La Vallée d’Aoste

La Vallée d’Aoste est un mélange de sublime paysage, le Mont-Blanc, le parc national Gran Paradisio… et de culture, des châteaux médiévaux, des ruines romaines…

Bard

Mont-Blanc

Jour 4 à 14 : La région des lacs

La région des lacs en Italie est grande, je n’ai pas pu voir tous les lacs, ils sont vraiment trop nombreux!!! Mais j’ai pu quand même voir les principaux, tout d’abord une journée au lac d’Orta, je rejoins ensuite le lac Majeur. Pas de chance j’y arrive la veille d’une tempête, 600mm d’eau sont tombés en moins de 24h et le niveau d’eau du lac s’est élevé d’environ 2m50. Ce qui a laissé des dégâts, je n’ai d’ailleurs pas pu visiter tout ce que je voulais.

J’ai ensuite pris la direction du lac Varèse, puis du magnifique lac de Côme pour quelques jours. Finalement mon tour des lacs s’est terminé par les lacs d’Iseo et de Garde.

Lac d’Orta

Lac Majeur

Lac Majeur

Villa del Balbianello

Bellagio

Jour 15 à 19 : Les Dolomites

J’ai écourté mon séjour dans les Dolomites, quand je suis parti de chez moi il faisait un temps magnifique et chaud, je n’ai donc absolument pas pensé que je pourrais avoir autant de neige dans les montagnes, je n’étais donc pas équipé pour faire de la rando dans la neige, j’ai donc dû limiter mes visites à quelques endroits accessibles en voiture.

Jour 19 à 25 : Venise

Venise n’était pas vraiment prévu au programme, c’était dans un petit coin de ma tête, mais je ne pensais pas avoir le temps. J’y ai passé 5 jours fabuleux, en ce temps de pandémie, il n’y a pas grand monde et c’est vraiment agréable, pas besoin de réserver longtemps à l’avance, les prix ne sont pas trop élevés. Alors bien sûr, ce n’est pas l’idéal pour les personnes qui vivent du tourisme, mais pour les visiteurs c’est génial.

Jour 25 à 27 : Route de retour avec arrêt à Padoue et Vérone

Un retour un peu plus rapide que prévu, la deuxième vague commençait à arriver et il commençait à y avoir des restrictions, couvre-feu, fermeture de restaurants… J’ai donc fait un petit arrêt à Padoue et à Vérone et j’ai fait l’impasse sur Milan pour rentrer en France.

Padoue

Vérone

Vérone

Malgré les aléas de ce voyage, je garde un excellent souvenir de mon passage en Italie du Nord. Après Rome en 2005 et la Sicile en 2007, l’Italie me fascine toujours autant et j’ai encore tellement d’envie de voyage dans ce pays. J’espère pouvoir rapidement y retourner.

Bienvenue en 2021, bilan 2020

Bienvenue en 2021, bilan 2020

Un bilan pas comme les autres, pour une année pas comme les autres. D’habitude, je fais une petite vidéo retour sur mes voyages, cette année, ce sera juste un bilan. Comment dire…l’année 2020 devait être particulière et à bien des égards, elle le fut, mais absolument pas comme je le pensais. 2020, ce fut l’année de mon retour en France, après 10 ans de vie à Montréal, j’avais de nombreux projets en tête et rien ne s’est passé comme prévu.

Janvier :

Dernier mois au Canada, j’ai finalisé le retour en France, la vente de la maison, les derniers documents administratifs… et j’ai profité des derniers jours pour voir mes amis là-bas.

Février :

Retour en France, réception de mon conteneur, et à la fin du mois j’ai passé quelques jours dans les Alpes avec ma soeur et ses enfants. J’ai au moins pu profiter un peu de la famille.

Mars-avril :

Comme tout le monde, je me suis confiné, mais pas chez moi, chez mon père. D’abord, pour ne pas que nous soyons tous les deux seuls et également parce que je n’étais pas encore vraiment bien installée, pas d’internet par exemple.
J’ai profité de ce temps libre pour avancer l’impression de mes albums photos-carnet de voyage, j’ai pu enfin terminer le tour du monde fait en 2015-2016. Je n’ai maintenant plus que 4 ans de retard!!!

Mai :

Fin du confinement et retour à la maison tranquille, j’ai continué à déballer les cartons, prévu quelques travaux, vu quelques amis et la famille…

Juin :

Une petite semaine de visite des châteaux de la Loire. Avec le retour en France, j’avais prévu de visiter la France, que je connais finalement très peu, et ce voyage était prévu pour début avril, il a été un peu décalé, mais ce fut très agréable et en plus il n’y avait pas grand monde et pouvoir par exemple visiter la salle de bal de Chenonceau sans personne, ça n’a pas de prix!!!

Juillet :

Un voyage dans le Sud de la France, un large sud fait sur 15 jours, j’ai surtout rendu visite à plusieurs personnes que je n’avais pas vues depuis très longtemps, tout en visitant quelques sites remarquables. Mon voyage m’a mené en Ardèche, en Provence, dans le Tarn, le long de la Méditerranée près de Perpignan, puis à Toulouse avant de terminer près de Montpellier. Un aperçu du grand sud , à venir approfondir…

Août-Septembre :

Des mois assez tranquille, j’ai profité de la Côte d’Opale et j’ai rangé la maison qui se préparait à de grands travaux à partir d’octobre.

Octobre :

Départ en Italie, ce voyage devait avoir lieu au mois de mai, il a finalement était décalé en octobre. Un voyage de la partie nord de l’Italie, avec la Vallée d’Aoste, les lacs, les dolomites et Venise. Un voyage fabuleux où comme pour les châteaux de la Loire s’est fait sans beaucoup de touristes, le rêve surtout à Venise. Quelques déconvenues, une tempête ne m’a pas permis de visiter tout ce que je voulais dans la région des lacs, à cause d’inondations. Et la neige dans les Dolomites ne m’a pas permis de randonner comme je le souhaitais. Mais ce n’est pas grave, on reviendra.

Novembre-décembre :

Deuxième confinent et début des travaux chez moi. Tout d’abord, démarrage en retard des travaux, l’entreprise de démolition a dû fermer pour cause de covid. Ce n’est donc qu’en novembre que les travaux ont commencé. J’avais prévu pendant les travaux d’être un peu à droite et à gauche, petit voyage, chez des amis, chez la famille… tout en restant proche de Lille pour surveiller les travaux. Mais encore une fois rien ne s’est passé comme prévu, j’ai donc passé mon confinement chez des amis où je me suis mise à la couture, j’étais vraiment fière de moi et en deux mois, j’ai fait des masques, des tours de cou, des petits paniers, des sacs à vrac, des cotons démaquillants, des doudous… et pour Noël j’ai cousu des pochettes cadeaux, beaucoup de boulot, mais quelle fierté!!!
Finalement, quelques jours avant Noël je suis rentrée chez moi, les travaux ne sont pas encore terminés, mais la maison est de nouveau vivable.
Comme beaucoup, j’ai eu le droit à un Noël pas comme les autres. J’ai une très grande famille et d’habitude nous nous retrouvons tous pour célébrer Noël, cette année c’est en plus petit comité, mais nous espérons nous voir tous ensemble à Pâques.

 

Comme vous avez pu le lire plus haut, rien ne s’est passé comme prévu. Je suis revenue en France pour être plus proche de la famille et des amis, et presque un an après mon retour il y a certaines personnes que je n’ai pas encore vues ou très peu vues.
Au niveau boulot c’est très chaotique, j’avais dans l’idée de créer mon agence de voyages sur mesure, mais l’idée est remisé à beaucoup plus tard, ce n’est vraiment pas le moment d’ouvrir une agence de voyages. Mais ce n’est également pas le bon moment pour trouver du boulot dans le tourisme qui est presque à l’arrêt depuis un an. La question maintenant est de savoir si je veux travailler dans un autre domaine temporairement, je n’ai pas encore la réponse.
Malgré tout ça, 2020 a quand même était une bonne année, j’ai profité de mes neveux et nièces, j’ai revu des amis que je n’avais pas vus depuis très longtemps, 20 ans pour certains et j’aborde 2021 avec sérénité. Je sais que tout n’est pas encore fini et que la première moitié de l’année risque d’être encore compliquée, mais alea jacta!!!
Pour 2021, pas de projet spécifique de voyage, on verra au jour le jour. Et avant de vous souhaiter une bonne année, voilà une petite citation de Michael Palin: « Une fois que l’on a été piqué par la mouche du voyage, il n’existe aucun antidote connu et, en ce qui me concerne, je serai joyeusement infecté jusqu’à la fin de mes jours. »

Je vous souhaite une excellente année 2021 qu’elle vous apporte joie, bonheur, amour, santé… et n’oubliez pas de profiter de la vie et de rêver, réaliser quelques-uns de ces rêves serait génial aussi.


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