Les Cinque Terre

Les Cinque Terre

Les Cinque Terre, c’est le top du top touristique, réputé dans le monde entier, j’avais très envie un jour de les voir, mais en même temps j’avais un peu peur du bling-bling touristique que cela pouvait être. Les Cinque Terre ce sont cinq villages de pêcheurs, du nord au sud: Monterosso, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore, ultras colorés, accrochés aux falaises, entre terre et mer et classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, de quoi attirer beaucoup de monde.

Protégé dans un parc national pour préserver le patrimoine culturel et environnemental de ces charmants villages, ici, il n’y a pas de grands hôtels, pas de grandes plages et il est difficile de venir en voiture, il vaut mieux privilégier le train ou le bateau ou même la marche.

Mon voyage là-bas a était un peu compliqué, d’abord un temps moyen qui m’a empêché de faire certaine chose, de plus le fait de voyager seule m’a empêché de faire certaines excursions qui demandent un minimum de 2, voir 4 personnes et en septembre comme il y a moins de monde, les excursions n’ont pas forcément lieu tous les jours.

Mais, je garde tout de même un très bon souvenir de mon passage dans les Cinque Terre.

Première journée : Riomaggiore, Manarola, Monterosso (3km)

Quand je me lève ce matin le temps est exécrable il pleut, et pas de la petite pluie!!! Et la vue est complètement bouchée, on ne voit vraiment rien. Je décide alors de prendre mon temps, il ne sert franchement à rien d’aller visiter les Cinque Terre avec ce temps. 

Mais finalement, en fin de matinée le temps commence a légèrement se découvrir, j’emballe donc vite fait mes affaires pour la journée et je me dirige vers la gare de La Spezia pour attraper le train vers le premier village des Cinque Terre. J’apprends, malheureusement, qu’avec le mauvais temps, il n’y a pas de carte de train des Cinque Terre aujourd’hui qui permet pour 16€ d’avoir accès en illimité aux trains et aux sentiers, qui sont d’ailleurs fermés ce jour-là, et pour les trains, il faut payer individuellement chaque trajet (4€).

N’arrivant qu’à la mi-journée dans les villages, je n’ai bien évidemment pas le temps de tous les faire, mais j’ai prévu plusieurs jours dans le coin, je pourrais continuer ma visite demain, en espérant un meilleur temps. Je commence par Riomaggiore, le village le plus au sud et le plus ancien. Ce village est haut en couleur, est sûrement l’un des plus connus, la photo de sa marina enclavée est un incontournable d’Instagram!!! Mais ça reste magnifique et même s’il y a du monde ce n’est pas oppressant et il suffit de monter un peu et de prendre des petites ruelles pour retrouver un peu de calme.

Je reprends ensuite le train pour rejoindre Manarola, et en 3 minutes je rejoins l’autre village star des réseaux sociaux avec son point de vue sublime face au village à flanc de falaise et avec son port en contrebas. C’est d’ailleurs également là que se trouve le restaurant le plus branché des Cinque Terre, le Nessum Dorma, il est souvent pris d’assaut, même hors saison!!! Ce jour-là il était fermé, et oui comme les sentiers, les navettes bateaux, il y avait un avis de tempête et beaucoup de choses était fermé!!! On ne va pas se mentir, la vue est incroyable, mais le problème c’est qu’elle est vue et revue, ça manque donc un peu de surprise.

En milieu d’après-midi, je saute deux des villages pour aller directement à celui le plus au nord, Monterosso, il est séparé en deux par un promontoire et la gare se trouve dans la partie la plus récente du village. De prime à bord, le village est un peu décevant, mais dès que l’on passe la partie la plus balnéaire pour rejoindre l’autre côté du promontoire, le village devient alors plus authentique et plus calme. Il ne faut pas hésiter à monter aux Convento dei Cappuccini pour un superbe panorama.

Comme le soleil a fait une timide apparition dans l’après-midi, je décide en fin d’après-midi de retourner à Manarola pour peut-être espérer voir le coucher du soleil illuminer les maisons du petit bourg. J’ai attendu, longtemps, pas totalement pour rien, mais ce n’était pas non plus fou, un rayon de soleil est venu légèrement lécher les maisons colorées de Manarola.

J’ai tranquillement diner à Manarola dans un restaurant sans grand intérêt avant de prendre une dernière fois le train afin de retourner à La Spezia.

Deuxième journée : Corniglia et Vernazza (4km)

Un réveil un peu difficile ce matin, il y a eu des gris orages dans la nuit et une coupure d’électricité à 4h du matin qui a duré 2 heures. La coupure d’électricité n’est pas vraiment un problème, mais une lumière de sécurité s’est mise en marche dans la chambre et elle éclairait vraiment très fort et en plein visage, donc impossible de dormir, en plus je ne pouvais pas sortir puisque la porte de ma chambre se verrouillait avec un volet électrique, qui bien sûr ne fonctionne pas en cas de panne d’électricité!!!

De toute façon, le temps est encore plus exécrable que la veille, donc autant prendre son temps. Mais comme hier, ça s’est découvert en fin de matinée et le soleil s’est franchement bien montré. Donc comme hier, je me suis rendu vers la gare de La Spezia pour attraper un train vers Corniglia. Cette fois, j’ai pu acheter le pass pour la journée (16€) qui comprend les trains en illimité et les sentiers qui ont rouvert en fin de matinée, finalement des bonnes nouvelles!!!

Corniglia est un village perché sans accès à la mer, mais très charmant et se situant au milieu des vignes. La gare se trouve au niveau de la mer et il faut grimper 377 marches pour accéder au village, ou attendre la navette. J’ai choisi les escaliers, il y avait une cinquantaine de personnes qui attendaient la navette et comme elle est toute petite je n’avais pas envie d’attendre.

J’avais lu que c’était le plus authentique des villages, mais quand j’y suis passée il y avait un monde fou, je ne me suis donc pas attardée, juste le temps de faire un petit tour puis j’ai rapidement acheté un sandwich, je l’ai mangé à l’ombre d’un arbre puis j’ai entamé la randonnée qui relie Corniglia à Vernazza, le dernier des cinq villages que je n’ai pas encore visités. La randonnée n’est pas spécialement difficile, ça grimpe, mais j’ai déjà monté bien plus que ça, elle n’est pas trop longue non plus, un petit 3,5 km, par contre c’est un sentier plein de pierre qui sont glissante et avec beaucoup de marches très inégales, donc quand même un peu galère, il faut de bonnes chaussures, ce que j’avais heureusement et bien sûr comme le soleil était de la partie, il faisait bien chaud!!! 

Par contre, la vue sur Vernazza en arrivant était complètement dingue, si vous ne faites pas la randonnée, je vous conseille quand même de monter voir cette vue, elle est magnifique!!! Il y a d’ailleurs quelques restaurants dans le coin, j’en ai profité pour m’arrêter boire un verre rafraîchissant avec la vue, c’est que du bonheur!!!

Comme il fait beau, je reste à Vernazza pour le coucher du soleil, je pense que le point de vue en arrivant est l’endroit idéal. Mais avant ça, j’emprunte le début du chemin qui mène à Monterosso pour un point de vue tout aussi fantastique sur le village. Puis comme prévu je remonte au point de vue en arrivant de Corniglia, le coucher du soleil est beau, mais pas exceptionnel, malheureusement une barre de nuage à l’horizon ne permet pas d’avoir des couleurs fantastiques, mais franchement je suis quand même contente, en me levant ce matin, je ne m’attendais à rien!!!

Deux heures de route m’attendent afin de rejoindre le dernier arrêt de ma journée, le Lago di Braies, cet « autre » lac aux couleurs vertes. Cette fois, le lac n’est pas gelé, par contre il est déjà bien tard et le soleil a déjà disparu derrière les montagnes et la couleur n’est pas aussi éclatante qu’en pleine journée. Par contre, il ne reste plus grand monde si tard et avec le froid et c’est donc très agréable de s’y balader et d’observer les derniers rayons du soleil illuminer les sommets.

Et voilà, la journée se termine, je suis fatiguée, je décide donc de rentrer directement, je m’achète juste un petit truc à grignoter à l’épicerie avant de reprendre le train pour La Spezia.

Troisième journée : Porto Venere (7km)

Encore une journée compliquée à cause du temps. J’avais initialement prévu d’aller à Portovenere en bateau et d’ensuite me rendre dans les Cinque Terre toujours en bateau pour un autre point de vue sur les villages, mais à cause encore une fois du temps, tous les bateaux étaient à l’arrêt, c’est donc en bus que je me suis rendu à Portovenere.

Portovenere est un petit village qui comme dans les Cinque Terre aligne ses maisons colorées le long d’une unique rue. D’ailleurs, il parait que si on devait admettre un nouveau village dans les Cinque Terre, Portovenere y aurait toute sa place. 

Contrairement aux villages des Cinque Terre, Portovenere n’a pas de gare, on peut donc s’y rendre en bateau, pas possible ce jour-là, en voiture, mais c’est compliqué et cher de s’y garer ou en bus. C’est donc ce dernier moyen de transport que j’ai utilisé, attention au tarif, il n’est pas possible de payer dans le bus, il faut acheter le billet à l’avance et surtout faire attention au prix qui est particulier pour Portovenere et les contrôles sont présents, enfin ils l’étaient ce jour-là, ma voisine dans le bus a eu une amende 35€ pour ne pas avoir payer le bon montant pour Portovenere.

J’arrive donc en fin de matinée à Portovenere après environ 30-45 minutes de bus, le temps est gris et il va osciller entre pluie et soleil jusque’à la moitié de l’après-midi, moment où le soleil va enfin gagner son combat contre la pluie.

Portovenere délimite le sud du golfe des poètes, nommé en l’hommage du séjour de Lord Byron et Shelley à La Spezia et au bout du promontoire qui sépare le golfe de la Méditerranée, on y trouve la jolie église San Pietro, les vues sur la côte et la mer y sont très belles.

Dans l’après-midi alors que je m’apprête à repartir je découvre qu’il y a des bateaux de touristes qui fonctionnent, je me renseigne, il n’est toujours pas possible d’aller dans les Cinque Terre, par contre il est possible de naviguer dans le golfe des Poètes et de faire le tour des îles Tino et Tinetto, pourquoi pas, c’est une balade agréable surtout qu’il fait beau. Par contre, je comprends pourquoi il n’y a pas de bateaux pour les Cinque Terre, la houle est vraiment forte et il faut se tenir lorsque nous quittons pendant quelques minutes le Golfe.

Je quitte ensuite Portovenere et rejoins La Spezia en fin d’après-midi, le temps d’une petite balade et d’un diner avant de rentrer à mon Bed&Breakfast pour faire mes bagages. Et oui, je quitte la Ligurie pour la Toscane le lendemain.

Pour voir plus de photos des Cinque Terre, c’est ici.

De la Riviera di Ponente à la Riviera di Levante

De la Riviera di Ponente à la Riviera di Levante

Et voilà le premier article de mon périple en Italie de septembre 2021 qui m’a mené de la Ligurie à la Toscane. J’ai pris 3 jours pour faire la route jusqu’en Italie et je suis arrivée en milieu d’après-midi en Italie où j’ai pris quelques jours pour découvrir la Riviera Italienne.

Première journée : d’Antibes à Roquebrune-Cap-Martin

Une matinée tranquille, je prends mon temps avant de quitter l’hôtel et je prends ensuite la route, il y a un monde fou et un peu avant Nice je décide de reprendre l’autoroute, il y a vraiment trop de monde le long de la côte et finalement en milieu d’après-midi j’arrive en Italie où je visite le Jardin botanique Hanbury à seulement 2-3km de la frontière. J’y passe la fin d’après-midi à m’y balader et à profiter des nombreuses plantes avant de retourner en France en soirée, il y a plus de choix d’hôtel, ce n’est donc que le lendemain que je serai vraiment en Italie.

En soirée, je profite de la digue pour une dernière petite soirée en France avant de partir pour environ 3 semaines en Italie.

Deuxième journée : de Roquebrune-Cap-Martin à San Lorenzo al Mare (110,3km)

Ce matin, je passe la frontière au niveau de Ventimille et je m’éloigne de la côte afin de rejoindre le village médiéval de Dolceacqua dans la vallée de la Nervia. Le village est superbe avec son château qui surplombe le village et son pont en arche du XVe siècle qui enjambe la rivière Nervia. D’ailleurs, Claude Monet l’avait déjà dit en 1884: “L’endroit est superbe, il y a un pont qui est un bijou de légèreté”

Début septembre il est fait encore très chaud et la balade dans les petites ruelles pavées et sous les arcades est vraiment bienvenue, à l’abri du soleil, il y fait frais. C’est vraiment un agréable village, j’en profite d’ailleurs pour déjeuner avec la vue sur le village.

Je reprends ensuite la route pour rejoindre un autre village médiéval, Apricale à 5km au nord-est de Dolceacqua. Cette fois, c’est un village perché sur une colline et il fait partie d’une sélection de 281 villages parmi les plus beaux d’Italie. Fondé au Xe siècle par les comtes de Vintimille il est surnommé le village des artistes pour les fresques murales qui ornent le village. 

Finalement en début d’après-midi je prends la route pour Seborga, mon GPS ne m’a pas beaucoup aidé ici: il aurait été plus facile de retourner vers la côte et d’ensuite emprunter depuis la côte la route de Seborga, mais j’ai suivi mon GPS qui m’a fait passer sur de minuscule route de montagne, je me suis demandé plusieurs fois comment j’allais faire si je rencontre quelqu’un en sens inverse, mais heureusement je suis arrivée à bon port.

Seborga est une ancienne principauté, mais qui revendique toujours son indépendance auprès de l’état italien. En ce dimanche, le village est bien calme et c’est très agréable de s’y balader. Quelques centaines de mètres après le village il y a un beau point de vue sur le village que j’ai rejoint pour ma part à pieds, le chemin de terre est vraiment cabossé et comme ma voiture est basse j’aurais sûrement touché, mais avec une voiture surélevée il est sûrement possible d’y aller en voiture.

L’après-midi est déjà bien avancée et j’ai encore une heure de route afin de rejoindre mon hôtel pour la nuit. Je suis au bord de la Méditerranée, le long de la Riviera di Ponente et j’en profite pour me baigner, l’eau est vraiment agréable.

Troisième journée : de San Lorenzo al Mare à Santa Margherita Ligure (173,7km)

Aujourd’hui beaucoup de route, j’ai décidé de longer la Riviera di Ponente afin de rejoindre le promontoire de Portofino. Il y a bien une autoroute qui permet de faire la route en 2h, mais pour ma part j’ai décidé de faire la route en longeant la côte, ce qui est beaucoup plus long, il faut compter environ 4h30-5h, la plupart de la route est limitée à 50km/h et parfois on ne roule pas à plus de 30km/h surtout à cette époque-là de l’année où il y a encore beaucoup de monde qui profite de la côte.

Sur la route, je fais quelques arrêts, comme à Imperia où je me balade dans le quartier pittoresque de Parasio, perché, il permet d’avoir de superbes vues sur la mer. 

À la mi-journée, je rejoins Albenga, l’endroit idéal pour une pause déjeuner dans le très bien conservé centre historique médiéval, un petit bijou avec ses nombreux clochers. Pour les férus d’histoire, il faut savoir que la ville existe depuis l’ère romaine, d’ailleurs, il reste même quelques vestiges romains, l’amphithéâtre et la nécropole. 

En milieu d’après-midi, je rejoins Noli où je fais un court arrêt dans ce pittoresque village de pêcheurs et je reprends la route vers Savona pour un rapide passage en voiture, la ville très industrialisée de prime abord rebute un peu, mais son coeur historique à l’air charmant, mon arrêt y est bien trop rapide pour vraiment vous la décrire.

De là, je décide de rattraper l’autoroute afin de contourner Gênes, je pense que continuer sur la côte aurait été un enfer surtout à l’heure de pointe et finalement vers 19h00 je rejoins Santa Margherita Ligure sur la Riviera di Levante, juste à temps pour une petite balade le long du bord de mer avant le coucher du soleil.

Quatrième journée : Portofino

Ce matin, direction Portofino, un superbe petit village de pécheur coincé au fond d’une crique et rdv de la jet-set, on parle d’ailleurs régulièrement de ce village comme le Saint-Tropez italien, je ne pourrais pas vous le confirmer la dernière fois où j’ai mis les pieds à Saint-Tropez était il y a plus de 20 ans et je me rappelle plus vraiment de cette visite à l’exception d’avoir vu de nombreux yacht!!! Ce que j’ai d’ailleurs également vu à Portofino!!!

Comme il est compliqué et cher de se rendre en voiture à Portofino, j’ai décidé de m’y rendre en bateau et la vue en arrivant est splendide, je ne peux que vous conseiller ce moyen de transport au moins une fois. 

Dès mon arrivée, je ne me suis pas attardée dans le bas du village et j’ai tout de suite emprunté les escaliers, un peu raide puis le sentier qui m’a mené au Castello Brown. C’est d’ailleurs le premier endroit en Italie où on me demandait mon pass sanitaire, je commençais à me demander quelles étaient les règles en Italie. Le Castello Brown est une forteresse du Xe siècle plusieurs fois remaniée, son intérêt ne réside pas en la forteresse elle-même, mais en la splendide vue que l’on a sur Portofino depuis sa terrasse.

Je suis restée un bon moment avec cette magnifique vue, puis en redescendant vers le coeur du village je me suis arrêtée pour quelques photos de l’église San Giorgio avant de partir arpenter les ruelles du village et trouver un endroit où déjeuner.

Dans l’après-midi, j’ai repris le bateau afin d’aller voir l’abbaye di San Fruttuoso, accessible uniquement par bateau ou à pieds, mais sur des sentiers assez escarpés. N’étant pas une grande pro de la randonnée, j’ai choisi la solution de facilité et j’ai pris le bateau. L’abbaye datant du Xe siècle a été fondée par les bénédictins et se trouve au bord d’une plage au fond d’une crique. La plage est d’ailleurs très agréable et pour ceux qui pratiquent la plongée, on trouve près de cette plage le Christ des Abysses, une statue de bronze de 2,50m de haut et qui repose par 17m de fond.

En milieu d’après-midi, je reprends le bateau pour rentrer, j’aurais pu aller jusqu’à Santa Margherita Ligure en bateau, mais j’ai décidé de m’arrêter à Portofino et de rentrer à pied par le sentier pédestre qui longe la route, une agréable promenade.

En rentrant à l’hôtel je profite de la terrasse au bord de l’eau pour une petite baignade avant de profiter d’une délicieuse pizza au restaurant Delfino, une très bonne adresse et vraiment pas cher.

Cinquième journée : de Santa Margherita Ligure à La Spezia (105km)

Aujourd’hui, je continue ma découverte de Riviera di Levante vers le sud, mais avant ça petit retour en arrière. Il y a deux jours quand je suis arrivée dans le coin du promontoire de Portofino je n’ai pas eu le temps de m’arrêter du côté de Camogli et de San Rocco, ce que j’ai donc décidé de faire ce matin.

Camogli, c’est avant goût des Cinque Terre, un joli village de pêcheurs avec ces façades colorées et au bout, le Castel Dragone qui referme la plage. Derrière, à l’abri, on y trouve le port de pêche. Un village plutôt calme et agréable pour une promenade. J’ai ensuite pris un peu de hauteur afin de rejoindre le Belvedere di San Rocco, l’accès est interdit aux voitures le weekend, il faut se garer sur le parking 300m avant, ce que j’ai fait même si nous n’étions pas le weekend. J’ai été déçu, effectivement il y a une belle vue sur la mer et la côte, par contre la vue sur Camogli n’est pas exceptionnelle et c’est bouché par de la végétation ou des maisons, par contre en retournant vers la route principale, il y a de superbes vues sur le village.

À la mi-journée, je m’arrête à Sestri Levante construit le long d’un isthme avec d’un côté la baie des Contes de fées et de l’autre la baie du Silence. C’est une localité charmante et très agréable à parcourir, surtout en pleine journée, elle paraissait déserte. À mi-chemin entre le Promontoire de Portofino et le parc national des Cinque Terre, elle doit sûrement être une bonne base pour se loger et c’est peut-être pour ça que c’est plus calme la journée. Mais qui sait, c’était peut-être exceptionnel!!!

En milieu d’après-midi, je reprends la route afin de rejoindre La Spezia, destination final pour aujourd’hui. La route était bien longue, j’avais programmé le GPS pour éviter les péages et j’ai donc fait les 55km qui sépare Sestri Levante et La Spezia par de petites routes de montagnes bien sinueuses et avec un temps qui a commencé à franchement se détériorer, ce n’était donc pas une belle balade plaisante. Finalement, je rejoins mon hébergement à La Spezia sous la pluie, la vue sur la baie est d’ailleurs bien bouchée. 

C’est ici que je vais passer les 4 prochaines nuits afin de visiter les Cinque Terre, qui font aussi partie de la Riviera di Levante, mais que je raconterai dans un prochain article.

Pour plus de photos de la Riviera Italienne, c’est ici.

Padoue et Vérone

Padoue et Vérone

Après Venise, je commence tranquillement mon retour vers la France, je pensais encore passer une semaine en Italie, mais le Covid me rattrape, des couvres feu commence a être mis en place en Italie et les restaurants commencent à fermer, il est donc temps de rentrer. Mais, je profite encore de deux jours pour visiter sur la route Padoue et Vérone.

Padoue

En milieu de matinée, je quitte Venise, encore une fois sous le brouillard. Je retourne à Mestre, récupère ma voiture et vers midi j’arrive à Padoue. Une jolie ville qui s’articule autour d’une vieille ville moyenâgeuse. Je n’y passe que quelques heures je n’ai donc pas le temps de tout visiter et la ville mériterait bien plus de temps, mais c’est déjà un beau premier aperçu.

Je me suis surtout baladé dans cette belle ville étudiante, mais j’ai quand même visité deux de ces bâtiments les plus emblématiques, d’abord la Basilique Saint Antoine, un important lieu de pèlerinage dédié à Saint Antoine et construit entre 1232 et 1300 dans un style mélangé de gothique, roman et art byzantin. L’intérieur est magnifique, on y trouve de nombreuses oeuvres d’art ainsi que des bas-reliefs de Donatello. Une visite intéressante.

La deuxième visite est moins spirituelle puisque je visite le Palazzo della Ragione, enfin une salle du palais. Mais quelle salle!!! C’est la plus grande salle suspendue du monde, entièrement recouverte de fresque datant du XVe siècle. C’est magnifique!!! C’est au pied de ce bâtiment que se déroule chaque jour le marché de Padoue, malheureusement c’est le matin et quand je suis arrivée ils avaient pour la plupart déjà remballé. 

Il y a un esprit très jeune à Padoue, la neuvième université au monde y a été fondée en 1222 et d’illustres élèves y sont passés comme Copernic. C’est également dans cette université que la première femme a été diplômée. C’est d’ailleurs cette impression de jeunesse que je trouve sur le Prato della Valle, une immense place au centre de laquelle se trouve une île ovale où les étudiants se retrouvent et discutent à l’ombre des platanes. L’île est ceinturée d’un canal, le long duquel se trouvent 78 statues d’illustres personnages qui ont fait la renommée de Padoue.

L’autre visite que j’aurais aimé faire est la Cappella degli Scrovegni, malheureusement il faut réserver au moins 24h à l’avance ce que je n’avais pas fait, dommage ce sera peut-être pour une autre fois.

En fin d’après-midi, je reprends la route en direction de Vérone, ville dans laquelle j’ai prévu deux nuits. J’arrive en pleine heure de pointe, c’est donc un peu long afin de rejoindre mon hôtel qui se trouve au coeur du centre historique. Le soleil est déjà couché quand je pars me balader c’est donc by night que j’ai mon premier aperçu de cette ville.

Coeur historique de Vérone

Réputé grâce à Shakespeare et son célèbre Roméo et Juliette, Vérone n’est pas que ça, théâtre romain, arènes, églises gothiques et palais de la renaissance se côtoient dans une belle harmonie. Je n’ai qu’une journée pour visiter la ville, je n’ai donc pas pu tout voir et j’ai concentré mes visites au centre historique. Lové au coeur d’un méandre de l’Adige, la rivière qui passe à Vérone, le centre historique n’est pas très grand et se parcourt assez facilement en une journée, par contre il n’est quand même pas possible de tout visiter, mais on peut voir l’essentiel. Je commence par le Castelvecchio qui se trouve au bord de l’Adige, le jardin est en accès libre et permet d’observer un bel exemple d’architecture militaire du XIVe siècle. Juste à côté, on trouve l’Arco dei Gavi datant du Ier siècle, il se trouvait à un autre endroit et a était déplacé ici en 1932. 

Un peu plus loin, on trouve la Port dei Borsari, une monumentale porte datant du Ier siècle et qui servait de porte d’entrée de la ville romaine. Lors de ma balade, je trouve plusieurs palais recouverts de fresque ou de fenêtre décorées dans un style renaissance. Puis je rejoins le complexe de la cathédrale qui mélange différents styles architecturaux, roman, gothique, classique. Il reste même quelques vestiges de la basilique paléochrétienne qui se trouvait à cet emplacement avant la construction de la cathédrale. Tout le complexe n’était pas accessible, mais le peu que j’ai vu était déjà splendide.

En début d’après-midi, je fais un petit détour en dehors du centre historique afin de monter au Castel de San Pietro, construit par les Visconti lors de la domination vénitienne. L’intérêt n’est pas le château en lui-même qui ne se visite pas, mais la vue splendide qu’on a de Vérone depuis la terrasse. D’ailleurs Vérone, mais aussi sur le théâtre romain en contrebas. On peut y accéder à pied ou avec un funiculaire, j’ai choisi ce dernier, j’avais un peu la flemme de monter à pied.

Je redescends à pied cette fois et je retourne dans le centre historique afin de visiter une autre église, la Basilique de Sainte Anastasie datant de la fin du XIIIe siècle et construite par les Dominicains. Cette église de style gothique est la plus grande église de Vérone, elle a pu être construit grâce à de généreux donateurs dont la famille Scaligere, une famille puissante de Vérone du milieu du XIIIe à la fin du XIVe siècle. C’est d’ailleurs ensuite vers le mausolée gothique et le palais del Podestà de la famille Della Scala (Sacligere) que je me dirige. Tout proche on trouve une maison en brique qui est attribuée à la famille des Montaigu.

Puis je me rends vers la Piazza dei Signori, c’était le centre de la vie politique et économique de Vérone avant d’aller la voir la maison de Juliette. Je ne pouvais quand même passer à côté de ça. La légende dit que ce palais gothique aurait appartenu au Capulet et que le balcon que l’on voit dans la cour est le célèbre balcon de Juliette. Je n’ai pas visité la maison, mais j’ai fait quelques photos de la façade et du balcon.

En fin d’après-midi, je visite une dernière église, San Fermo Maggiore. Construit par les Bénédictins au XIe siècle cette église est un peu particulière, elle est sur deux étages avec une église romane pour protéger les reliques des martyrs saints Fermo et Rustico qui constitue l’église inférieure. Et à l’étage supérieur, une autre église pour célébrer les offices. Cette dernière a été complètement remaniée au XIIIe et XIVe siècle lorsque les Franciscains remplacèrent les Bénédictins.

Un pass de 5 euros permet de visiter les églises historiques de Vérone, la Cathédrale, Santa Anastasia, San Fermo et San Zeno. Cette dernière était fermée ce jour-là, je n’ai donc pas pu la visiter, mais j’ai prévu d’y retourner demain.

Je retourne ensuite à l’hôtel en passant près des arènes. En soirée, je dîne dans un très bon restaurant Locanda 4 Cuochi, une cuisine tendance et de qualité. C’était très bon.

Il est alors temps de quitter Vérone, mais avant, je m’arrête pour une dernière petite visite, la basilique de San Zeno, le saint patron de Vérone. Dans un style roman lombard, la basilique actuelle date de la fin du XIe et début du XIIe siècle. Quand on entre dans l’église on observe une belle nef centrale et au niveau du choeur, deux étages, l’étage inférieur est composé de la crypte avec la dépouille du Saint Zeno, à l’étage supérieur surmonté d’un balcon avec les statues des 12 apôtres comprend l’autel. L’église est splendide.

Je prends ensuite la route, il me faut rouler avec les arrêts 5h pour rejoindre le tunnel du Mont Blanc et encore une heure de plus pour traverser le tunnel et rejoindre Combloux où je m’arrête pour la nuit chez ma cousine.

Le lendemain, je pensais profiter un peu de ma cousine et de sa famille en partant en début d’après-midi, mais le couvre-feu est instauré dans le nord de la France et il faut donc que je parte en milieu de matinée pour arriver avant 21h chez moi. Le covid est franchement de retour après un été assez tranquille.

Pour voir plus de photos, c’est ici.

5 jours à Venise, la Sérénissime

5 jours à Venise, la Sérénissime

Quand je quitte les Dolomites, le mauvais temps est de retour, heureusement cette journée-là n’est qu’une journée de transit. Je me dirige vers Venise, ce n’était pas forcément prévu au programme, j’y pensais, mais cela dépendait s’il me restait assez de temps. Finalement, ayant écourté les Dolomites, j’ai réservé pour 6 nuits à Venise et avec le covid j’ai trouvé facilement un hôtel pas trop cher et bien situé. Je vais pouvoir tranquillement visiter la ville en cinq jours, même six, s’il on compte l’après-midi de l’arrivée et le matin du départ.

J’arrive en début d’après-midi à Mestre, une localité de Venise qui se trouve sur le continent. Étant donné que je visite Venise lors d’un roadtrip, je me retrouve avec ma voiture, et ne pas savoir quoi en faire lors de ma visite à Venise. J’ai étudié sur internet les différentes possibilités pour garer ma voiture, il y a bien le parking qui se trouve à l’entrée de Venise, mais qui coute environ 25€ pour 24h, c’est un peu cher. J’ai donc décidé de me garer à Mestre sur le continent, face à la gare, dans un parking gardé, ce n’est pas plus mal puisque je n’avais pas pris tous mes bagages et qui était donc resté dans ma voiture. Le parking me coute 70€, à cela il faut ajouter 2,7€ pour le train qui me mène aller-retour à Venise.

J’arrive à Venise en milieu d’après-midi, le temps d’emprunter le Vaporetto et de me rendre à mon hôtel, l’après-midi est déjà bien avancée et je n’ai donc pas vraiment le temps de visiter, mais je me rends quand même sur la piazza San Marco en fin d’après-midi et j’observe un léger coucher du soleil sur le Grand Canal.

Première journée : Quartier Dorsoduro

J’ai toujours eu envie de visiter Venise, mais le fait qu’il y ait beaucoup de touristes m’a toujours empêché de faire une réservation, mais cette année avec la pandémie, je me suis dit pourquoi pas, c’est peut-être la seule année où il n’y aura pas trop de monde à Venise. Je suis tombée instantanément sous le charme de Venise, cette ville posée sur l’eau est poétique, une ville hors du temps avec ses palais, ses gondoles, ses ponts, ses canaux. C’est grandiose, majestueux, merveilleux, époustouflant!!! Difficile de trouver un superlatif qui ne correspond pas à Venise.

Pour cette première journée à Venise, j’ai commencé par me rendre sur la Palace Saint-Marc pour récupérer mon pass Museum, à 9h du matin il n’y avait presque personne, c’était agréable de la découvrir comme ça et j’ai donc profité de ce peu de monde pour grimper au sommet du Campanile et avoir une vue des toits de Venise, magnifique!!! C’est une réplique de celui du 16e siècle qui s’est écroulé en 1902.

Après cela, je me rends dans le quartier Dorsoduro, au sud de San Marco où je visite la Galerie dell’Accademia. Elle abrite la plus grande collection d’oeuvres d’art de la ville, nombreuses faites par des artistes vénitiens de toutes les époques. En plus des oeuvres, on peut aussi admirer les lieux qui sont l’ancienne Scuola Grande della Carità, fondée en 1260, une institution laïc qui se consacrait à la charité et à l’aide des pauvres.

Je visite ensuite Santa Maria della Salute, bâtie entre 1630 et 1681 par les Vénitiens pour remercier la Vierge de les avoir sauvée de la peste qui sévissait à Venise depuis 2 ans. Cette église est sûrement la plus connue de Venise avec son profil si caractéristique au bord du Grand Canal. 

J’emprunte ensuite le Zattere, une agréable promenade exposée sud face à l’île Giudecca. L’endroit idéal pour déjeuner avant de continuer mes visites dans le quartier Dorsoduro. S’enchaine alors l’église Santa Maria del Rosario datant du 18e siècle, puis le Squero di San Trovaso, l’un des derniers squèri en activité, il date du 17e siècle et c’est ici que l’on construit et répare les gondoles. Les églises sont très nombreuses à Venise, il y en aurait 123 et donc naturellement j’en visite encore deux en fin de journée tout d’abord San Sebastiano datant du 15e et 16e siècle et qui renferme quelques oeuvres importantes et finalement l’église Santa Maria dei Carmini.

Je termine ma journée en observant depuis le pont de l’Académie le coucher du soleil, c’est il paraît l’un des meilleurs endroits alors que Santa Maria della Salute se pare de rose.

Deuxième journée : Quartier San Marco, le Grand Canal

Deuxième journée à Venise, j’ai visité de nombreux endroits, mais surtout je me suis baladée dans Venise, il paraît que le meilleur moyen de découvrir Venise c’est de s’y perdre. Mais d’abord, encore une fois, direction  de la piazza San Marco, la lumière matinale y est si belle. Je me balade d’abord dans les environs en attendant l’ouverture de la Basilique. Et surprise quand je reviens sur la place Saint-Marc je découvre que l’eau commence à s’infiltrer sur la place, cela permet de voir de beaux reflets. Je monte ensuite sur le balcon de la basilique dont la construction, commencée aux alentours de l’an 1000, mêle des influences byzantines et occidentales. La Basilique en elle-même était en travaux lors de mon passage en octobre 2020 et il n’était possible que de voir le musée qui se trouve en hauteur, on a donc quand même une vue de la Nef. Depuis le balcon, on y a une belle vue sur la place, mais surtout une vue plus rapprochée sur certains éléments de sa belle façade. 

Fait intéressant, la veille en parcourant Instagram, je me suis rendu compte qu’un ancien collègue au Canada était lui aussi en voyage à Venise avec son copain en ce moment. Le monde est petit!!! On ne s’était pas vu depuis quelques années, nous avons donc passé la journée ensemble.

Faire un tour sur le Grand Canal en Vaporetto est pour moi l’une des choses à faire absolument à Venise, c’est le meilleur moyen de pouvoir observer les nombreux palais qui se trouve le long du Grand Canal, mais aussi pour avoir une vue différente sur les différents ponts qui l’enjambent. Que de choses à voir!!!

C’est ensuite à pied que je continue la balade du côté du Rialto, l’eau commence à sacrément bien monter, les palais ont les pieds dans l’eau, certaines terrasses sont inondées, la belle église de San Giacomo di Rialto se reflète dans la place en face et en revenant du côté de la place Saint-Marc je découvre que les plateformes pour marcher ont été installées, il y a environ 30cm d’eau, on a le droit à une véritable Acqua Alta!!!

Autre visite de la journée, le célèbre Palais des Doges, j’ai réservé une visite à 12h50 et coïncidence, mon ancien collègue et son ami également. Construit au XIIe siècle, mais remanié entre la fin du XIIIe et le XVIe siècle le Palais des Doges est la résidence des chefs d’État de Venise, les Doges. Venise a été pendant 11 siècles une république indépendante jusqu’à sa chute en 1797, c’est donc l’un des monuments historiques les plus importants de la ville.

Nous avons choisi la visite guidée : Les itinéraires secrets du Palais des Doges, elle permet d’accéder à des endroits que la visite classique ne permet pas, comme les prisons, l’administration, les lieux de justice ou encore les salles de tortures. À la fin de la visite, on retrouve le circuit classique pour continuer la visite du palais. En sortant du palais 2h30 plus tard il n’y a plus une goutte d’eau sur la place Saint-Marc, la marée descend et l’Aqua Alta est terminée!!!

Nous continuons nos visites de la journée par le Gran Teatro La Fenice, le célèbre opéra de Venise, construit en 1792, il a été victime d’un grand incendie en 1996. Restauré presque à l’identique, il a subi une modernisation en même temps. Sa salle de concert est vraiment magnifique. 

Finalement, nous repartons nous balader entre Dorsoduro, où nous prenons un aperetivo, et le Ghetto où nous allons diner dans le délicieux restaurant La Colombina, que je recommande vivement. Et finalement, découverte du Grand Canal by night lors du retour en Vaporetto.

Troisième journée : San Giorgio Maggiore, quartier Castello

Aujourd’hui, matinée plutôt tranquille, je me suis levée un peu plus tard que d’habitude et j’ai profité pour me balader dans Venise, sans but vraiment précis. Apparemment, la marée est encore forte aujourd’hui et l’eau s’infiltre à nouveau sur la place Saint-Marc. 

En fin de matinée, je me rends sur San Giorgio Maggiore, une petite île face à la place Saint-Marc. On y trouve la Basilique du même nom qui abrite deux toiles de Tintoret. Mais l’attrait majeur, c’est son campanile qui fait écho à celui de la place Saint-Marc et depuis lequel, il paraît, il y a la plus belle vue de Venise.C’est vrai que la vue sur La Sérénissime est fabuleuse avec la place Saint-Marc et le Palais des Doges juste en face. Juste à côté de l’église, il y a un petit musée sur l’art du verre, cela m’a fait penser au musée que j’avais vu à Seattle.

Dans l’après-midi, je me balade dans l’est de Venise, entre la place Saint-Marc et le quartier Castello. C’est un quartier beaucoup moins touristique, ici c’est la Venise des Vénitiens, le linge pend sur des cordes, ça parle italien, des enfants jouent dans la rue… J’y visite la basilique Santi Giovanni e Paolo, la plus grande église gothique de la ville, construite entre 1240 et 1430 par les dominicains, elle en brique rouge. Comme nombre d’églises à Venise, elle abrite de nombreuses oeuvres d’art. Je me promène jusqu’à l’Arsenal, qui n’est pas visible en ce moment, une partie est occupée par l’armée italienne et l’autre partie est utilisée pour des expositions d’art lors de la biennale. Par contre, son imposant portail renaissance vaut le coup d’oeil. En fin d’après-midi, je rejoins le canal de San Marco pour une petite pause au bord de l’eau, c’est très agréable en ce moment et « grâce au covid » il y a l’avantage de ne pas avoir de paquebot qui passe. 

Quatrième journée : Les quartiers Cannaregio, San Polo et Dorsoduro

Quatrième journée à Venise, c’est une journée assez tranquille je me balade dans Venise tout en visitant quelques monuments, mais finalement très peu comparé aux jours précédents. 

En matinée, je me dirige vers le quartier de Cannaregio, à l’est de Venise tout proche de la gare. C’est l’un des quartiers les moins touristiques de Venise, ici il n’y a pas de grands monuments, ni de grandes églises, mais le quartier est très agréable pour une balade légèrement éloignée de la foule, ça reste quand même touristique, mais moins que le reste de Venise. C’est également dans ce quartier que l’on trouve le Campo del Ghetto Nuovo, le Ghetto juif. Ici, étrangement les bâtiments sont plus haut que dans le reste de Venise, je me suis demandé pourquoi. J’ai eu ma réponse un peu plus tard en visitant le musée Hébraïque, les juifs n’avaient pas le droit de vivre autre part dans la ville du XVIe au XVIIIe siècle, la seule façon d’augmenter les logements était donc de s’élever vers le haut.

Je déjeune également dans ce paisible quartier avant de reprendre le Vaporetto pour admirer encore une fois les magnifiques palais qui se trouvent le long du Grand Canal. En milieu d’après-midi, je me balade dans le quartier de San Polo. C’est le plus vieux quartier de Venise et le Grand Canal serpente autour de San Polo, à l’est, à l’ouest et au nord. Je visite quelques églises comme San Polo, Santa Maria Gloriosa dei Frari ou encore San Pantalon qui a un plafond absolument sensationnel!!!

Finalement, je termine ma journée en visitant le Punta della Dogana, c’est l’ancien port de Venise qui a été transformée en 2009 en un musée d’art contemporain. L’exposition du moment explore la genèse et le développement du processus créatif. C’est assez particulier et je n’ai pas été toujours emballée par les oeuvres, mais ça reste intéressant et cela change des oeuvres de la renaissance vues en grand nombre depuis quelques jours. Dans le musée, j’ai également eu accès au belvédère qui se trouve à la pointe de Dorsoduro et qui a une belle vue sur le palais des Doges, San Giorgio Maggiore, le Grand Canal, le canal de Giudecca et les coupoles de Santa Maria della Salute. C’est également un endroit intéressant pour voir le coucher du soleil auquel j’ai pu profiter tranquillement puisqu’il n’y avait personne d’autre que moi.

Cinquième journée : Lagune de Venise

Dernière journée à Venise, alors qu’il a fait un temps magnifique lors de mes quatre premières journées à Venise, le brouillard s’est invité aujourd’hui et on ne voit presque rien à plus de quelques mètres, c’est une atmosphère assez étrange, dommage que ça soit le jour où j’ai décidé d’aller visiter les îles de la Lagune.

C’est donc sous un brouillard assez épais que je rejoins Burano, heureusement ça se lève assez rapidement sur Burano. Pour me rendre à Burano j’ai emprunté un Vaporetto, le 12 si je me rappelle bien, l’embarcadère se trouve au nord de Venise, à la limite de la ville qui s’ouvre alors sur la lagune, un endroit que je n’avais pas encore vu, dommage je n’ai rien pu voir à cause du brouillard. Le trajet pour Burano dure environ 40 minutes et c’est donc en milieu de matinée que j’y arrive. Le débarcadère se trouve sur une petite île avec un clocher et des vignes, je traverse un pont et me voilà sur Burano et ses célèbres maisons colorées. Le village est assez calme, il n’y a pas beaucoup de monde et c’est très agréable de s’y balader.

Le village est connu pour sa dentelle et pour ses maisons très colorées, c’est d’ailleurs à cause du brouillard que les maisons sont ainsi, les femmes peignaient les façades de couleurs différentes pour que leurs maris, pêcheurs, puissent les repérer dans le brouillard. Maintenant, les habitants ont l’obligation de les repeindre chaque année afin de perpétuer la tradition.

Vers midi, je rejoins la proche île de Torcello, cette petite île où vivent uniquement quelques dizaines de personnes, abrite une basilique et son campanile du XIe siècle. On y trouve également un très bon restaurant, l’osteria All Ponte del Diavolo où j’ai déjeuné.

En début d’après-midi, j’ai repris le Vaporetto afin de rejoindre Murano, l’île des souffleurs de verre. Je comptais visiter le musée du verre, mais pas de chance il était fermé le mardi, je crois que les horaires réduits étaient dus au Covid, pas de chance!!! Je n’ai donc fait que me balader dans l’île que j’ai quittée en fin d’après-midi. Si j’avais visité le musée, je serais sûrement restée diner là-bas, on m’avait d’ailleurs conseillé un restaurant ; le restaurant Vetri, mais je suis retournée à Venise pour une petite balade dans ses ruelles.

En soirée, j’ai fait une petite balade by night, c’est très calme et agréable de voir Venise différemment.

Sixième journée : De Venise à Padoue

Et voilà, la visite de Venise se termine ici, mais avant de partir je fais un dernier petit tour afin d’aller visiter une librairie un peu hors norme, la Libreria Acqua Alta, régulièrement listée dans les librairies les plus insolites du monde. Ici, on trouve des livres dans une baignoire, des gondoles, des kayaks… et les livres trop abimées par les Acqua Alta sont dans la cour et forme un escalier qui permet d’avoir une vue sur le canal qui passe derrière la librairie, un lieu insolite que j’ai failli louper, ça m’a également permis d’acheter un carnet qui me servira à raconter mes prochains voyages.

Finalement, en milieu de matinée je quitte la ville encore une fois sous le brouillard. Je retourne à Mestre récupérer ma voiture et vers midi j’arrive à Padoue pour la dernière partie de ce voyage en Italie.

Pour plus de photos de Venise, c’est ici.

Les Dolomites

Les Dolomites

Les Dolomites sont un massif montagneux des Préalpes se trouvant à cheval sur les provinces du Sud-Tyrol et de la Vénétie et à la frontière de l’Autriche. D’ailleurs, on parle autant italien qu’autrichien et les villes et villages ont souvent deux noms. La gastronomie est également très influencée par l’Autriche. Classée à l’UNESCO, ce massif montagneux est dans ma Bucket List depuis des années et j’avais hâte de le visiter.

J’avais articulé mon voyage, malheureusement rien ne s’est prévu comme je le voulais et au lieu de passer 7-8 jours, je n’y ai passé que 4 jours, car la neige a envahi les montagnes et je n’étais pas du tout préparé.

Première journée : Du lac de Garde à Merano

C’est une journée assez calme, il ne fait pas beau, la pluie et la brume sont de retour et je décide donc de ne pas longer la rive est du lac de Garde et de me rendre directement dans la région des Dolomites. Il y a 2h30 de route pour rejoindre Merano, mais comme il pleut beaucoup et que je dois recharger ma voiture ce n’est qu’en début d’après-midi que je rejoins Merano, une ville du Sud-Tyrol réputé pour ses thermes.

Peu de temps après mon arrivée, je me rends dans la ville qui me parait plus dans un style autrichien qu’italien. D’ailleurs sur la route, j’ai également vu plus de voitures immatriculées en Autriche qu’en Italie. Je suis très proche de l’Autriche et la région a été fortement influencée par celle-ci.

Dans l’après-midi je profite de la piscine et du sauna de mon hôtel et finalement en soirée je me rends dans un délicieux restaurant, le Sigmund où j’ai gouté de délicieux raviolis aux courges et beurre à la sauge et amaretti, un régal.

Deuxième journée : de Merano à Alpe di Siusi 

Avant de rejoindre les Dolomites, je fais un petit arrêt près de Merano au château de Lebenberg ou castel Monteleone, situé sur les hauteurs et avec les vignes en contrebas et les cimes enneigées au loin, c’est un endroit très photogénique.

Je file ensuite vers le lac Carezza, je l’avais marqué depuis longtemps dans mon emploi du temps, réputé comme étant l’un des lacs les plus beaux des Dolomites j’avais hâte de voir ce lac avec ses belles nuances de vert. La déception fut alors grande de découvrir que la neige et le froid de la veille avaient recouvert le lac d’une belle couche de glace et que je ne verrai donc pas les belles nuances de verts. Je décide quand même de me balader sur le sentier qui fait le tour du lac, l’endroit est quand même beau!!! Par contre, il y a beaucoup de neige sur le sentier et je me retrouve vite avec les pieds trempés, je ne suis absolument pas équipé pour randonner en hiver je n’ai que mes chaussures de randos d’été. En même temps quand je suis partie du nord de la France 15 jours avant il faisait encore un temps magnifique et je n’ai vraiment pas pensé qu’il pouvait déjà y avoir tant de neige, ça va compliqué les choses!!!

Les routes sont longues dans les montagnes et ce n’est donc que vers 16h que je rejoins la deuxième étape de mon séjour dans les dolomites: Alpe di Siusi (Seiser Alm). C’est le plus haut Alpage d’Europe, il est à une altitude moyenne de 1850 et donc à défaut d’y voir un magnifique paysage vert d’alpage, j’y vois un magnifique paysage enneigé. Il n’est pas possible d’accéder à l’alpage entre 9h et 17h en voiture, sauf si on a une réservation d’hôtel ce qui ait mon cas, donc après avoir montré ma réservation, j’ai reçu un permis de circuler pour les 2 prochains jours, mais uniquement jusqu’à mon hôtel.

Étant donné qu’il est déjà tard quand j’arrive, je profite de la vue depuis la terrasse de ma chambre pour admirer le paysage absolument magnifique. D’ailleurs, le coucher du soleil est grandiose et éclaire d’un magnifique rose le Sassolungo. 

Troisième journée : Alpe di Siusi

Avec la neige, mon programme a été un peu chamboulé et comme je ne pouvais pas vraiment faire de randonnée dans la neige, j’ai décidé de profiter tranquillement de ma matinée avec un massage et un peu de lecture au soleil sur ma terrasse.

Dans l’après-midi, je pars quand même me balader, heureusement les routes sont déneigées et comme il y a très peu de voitures c’est quand même une agréable balade, même si je ne profite pas des sentiers. Je ne sais pas si c’est la neige ou bien comme ça à cette époque de l’année, mais il n’y avait pas grand monde et c’était une balade tranquille au milieu d’un paysage fabuleux.

Le soir, je profite encore une fois du coucher du soleil et je réorganise complètement mes prochains jours. J’avais prévu de faire plusieurs randonnées dans les prochains jours, Tre Cime ou encore Cinque Torri par exemple, mais comme je ne suis pas équipée ce n’est plus vraiment possible et je décide donc d’écourter mon voyage dans les Dolomites, j’y reviendrai une autre fois.

Quatrième jour: îles Borromées (lac Majeur)

Ce matin, je quitte Alpe di Siusi pour rejoindre Ortisei, je voulais aller à Seceda (Val Gardena), malheureusement le funiculaire est fermé pour la saison, je n’ai pas trop compris pourquoi, mais je crois que c’était à cause du Covid, ils avaient fermé plus tôt. Je décide donc d’aller rouler sur quelques routes panoramiques, comme celle qui passe au Passo Sella, le panorama  sur le massif de Sella, le Sassolungo et la Marmolada à 360˚ y est magnifique, un peu plus loin le Passo Pordoi, le plus haut du coin est également à ne pas louper.

En début d’après-midi, je fais demi-tour afin de rejoindre le Val di Funes afin d’aller voir l’église surement la plus connue des Dolomites. San Giovanni de Ranui est une église gothique de la fin du 19e siècle qui se trouve au milieu d’un près avec pour toile de fond les montagnes, elle se fond admirablement aux paysages. Victime de son succès, ce n’est que de loin que l’on peut l’admirer et ce n’est pas plus mal, c’est avec les montagnes en fond qu’elle est la plus belle.

Pas très loin, on trouve une autre église, celle de Santa Maddalena, également l’un des panoramas les plus emblématiques des Dolomites.

Deux heures de route m’attendent afin de rejoindre le dernier arrêt de ma journée, le Lago di Braies, cet « autre » lac aux couleurs vertes. Cette fois, le lac n’est pas gelé, par contre il est déjà bien tard et le soleil a déjà disparu derrière les montagnes et la couleur n’est pas aussi éclatante qu’en pleine journée. Par contre, il ne reste plus grand monde si tard et avec le froid et c’est donc très agréable de s’y balader et d’observer les derniers rayons du soleil illuminer les sommets.

Il me faut une heure pour rejoindre Cortina d’Ampezzo où j’ai prévu de dormir. La route est mon arrivée se fait dans le noir, ce n’est pas l’idéal, mais cela m’a permis d’avoir une belle dernière journée dans les Dolomites.

Cinquième journée : de Cortina d’Ampezzo à Venise

Le mauvais temps est de retour, heureusement aujourd’hui est une journée de transit. Je me dirige vers Venise, ce n’était pas forcément prévu au programme, j’y pensais, mais cela dépendait s’il me restait assez de temps. Finalement, ayant écourté les Dolomites, j’ai réservé pour 6 nuits à Venise et avec le covid j’ai trouvé facilement un hôtel pas trop cher et bien situé. 

Avant de quitter les Dolomites, je m’arrête à quelques derniers points de vue sur les montagnes et après 2h30 de route et une recharge de la voiture j’arrive en début d’après-midi à Mestre, une localité de Venise qui se trouve sur le continent. 

Pour voir plus de photos des Dolomites, c’est ici.

La région des lacs en Italie

La région des lacs en Italie

Après le Val d’Aoste (article que vous pouvez retrouver ici), je me suis dirigée vers la fabuleuse région des lacs au nord de l’Italie. J’y ai passé 11 jours à visiter les principaux lacs, le lac d’Orta, le lac Majeur, le lac Varèse, le lac de Côme, le lac d’Iseo et le lac de Garde. Des endroits superbes mêlant cultures et paysages magnifiques, un très bon souvenir, malgré quelques aléas.

Premier jour : du Val d’Aoste au lac d’Orta

En début d’après-midi je quitte le Val d’Aoste, direction le lac d’Orta. En chemin je fais un petit détour et en milieu d’après-midi je m’arrête au Sacro Monte di Varallo, construit à 600m au-dessus de la ville sur une terrasse naturelle. Il est constitué d’une basilique et de 45 chapelles. Les Monts Sacrés du Piémont et de Lombardie sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2003 et sont des lieux religieux regroupant des basiliques et des chapelles dans des environnements naturels du Piémont et de la Lombardie. Ils ont été créés aux XVe et XVIe siècles comme alternative de pèlerinage à Jérusalem de plus en plus difficile d’accès car situé en territoire musulman.

Le Mont Sacré de Varallo est le plus ancien et il est supposé représenter la Terre Sainte. Le Mont est divisé en deux parties, la première avec les chapelles représentant la vie du Christ et la deuxième avec la Basilique représentant Jérusalem.

Je prends ensuite la direction du lac d’Orta, premier des lacs que je visite. En chemin, je fais un autre petit détour par le sanctuaire Madonna del Sasso, la vue sur le lac y est superbe. 

Finalement, en fin d’après-midi je rejoins mon hôtel qui a vue sur le lac, je profite donc de la soirée et du coucher du soleil sur le balcon de ma chambre, une belle vue.

Deuxième jour : Le lac d’Orta – le Mottarone – le lac Majeur

Ce petit lac (lac d’Orta) discret et moins connu que ces grands voisins (lac Majeur et lac de Côme) est une vraie perle. Charmant à souhait, le village d’Orta San Giulio est l’endroit idéal pour profiter de la douceur italienne. Ici pas de tourisme de masse, en tous cas pas début octobre 2020. Je déambule tranquillement dans ses rues et ruelles, j’admire ses maisons colorées, je flâne et finalement je rejoins la Piazza Motta, la place principale du village qui borde le lac.

De là, j’emprunte une barque qui m’amène en à peine 10 minutes à Isola di San Giulio, la seule île du lac. Cette petite île regroupe un couvent, une basilique et quelques maisons. Je commence ma visite par la basilique romane datant du Xe siècle, l’intérieur est décoré de belles fresques lombardes datant du XVe siècle. J’emprunte ensuite l’unique rue de l’île, le « chemin du silence » qui invite au silence et à la contemplation. 

Finalement, en fin de matinée, je pars visiter le Sacro Monte di Orta. Situé au sommet du village, le Mont Sacré et ses 20 chapelles dédiées à Saint François d’Assise jouit d’un site exceptionnel perché sur sommet d’une presqu’île et face à l’île de San Giulio.

Vers midi, je me rends au sommet du Mottarone, normalement on y a une belle vue sur le lac d’Orta, le lac Majeur et les Alpes. Pour le lac d’Orta, entre deux nuages, c’est vrai, par contre en ce qui concerne le lac Majeur et les Alpes, difficile de voir quand les nuages bouchent la vue!!!

Heureusement lors de la descente et après être passée sous la couche nuageuse, je trouve quelques points de vue où m’arrêter pour photographier le lac Majeur. Finalement, j’arrive à Stresa, sur les rives du lac Majeur. Stresa est une station balnéaire historique et on y trouve plusieurs Palaces, comme le Grand Hôtel des Îles Borromées, Ernest Hemingway y avait d’ailleurs ces habitudes. Cette année, à cause du covid, ils n’ont pas réouvert après le confinement, ils en profitent pour faire des travaux. Quand j’arrive à mon hôtel, j’ai la bonne surprise de découvrir que ma chambre a été surclassée, je devais avoir vue sur l’arrière et j’ai finalement vu sur le lac. J’en ai donc profité pour faire un petit apéro improvisé sur le balcon!!!

Troisième jour : Stresa (lac Majeur)

C’est une journée à oublier, il fait un temps épouvantable, il n’a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, et pas de la petite pluie. Je décide donc de ne rien faire et de reporter au lendemain tout ce que j’avais prévu, il doit normalement faire meilleur. 

Je sors quand même un peu en fin de journée pour aller m’acheter un encas, je suis rapidement trempée et je me dis que c’était une bonne idée de tous remettre au lendemain.

Quatrième jour: îles Borromées (lac Majeur)

Il a fallu attendre presque 10h du matin pour que la pluie se calme et cesse enfin. Ce n’est donc que vers 11h que je rejoins l’embarcadère pour visiter les îles Borromées. Petite déception en arrivant, il a tellement plu que le niveau du lac est monté fortement et il n’est pas possible de débarquer sur Isola Madre, le débarcadère se trouvant maintenant sous le niveau de l’eau.

Au XVe siècle, la famille Borromée, originaire de Florence a acquis les îles du lac et y a fait construire des palais et jardins, d’où leurs noms. Comme il n’était pas possible de visiter Isola Madre, j’ai commencé ma visite par Isola Bella, surement la plus touristique des îles, en grande partie occupée par le palais bâti par Charles III Borromée, d’ailleurs le nom de l’île vient de sa femme Isabella. Le palais est décoré dans un très beau style baroque et on y trouve également des pièces décorées comme des grottes, des pièces surprenantes. Finalement , la visite se termine par les superbes jardins en terrasses.

En début d’après-midi, je quitte Isola Bella pour rejoindre Isola dei Pescatori, c’est la plus petite des îles Borromées, une île de pécheur habité tout au long de l’année contrairement aux deux autres. L’intérêt de cette île est de se perdre dans ses petites ruelles. C’est également l’endroit parfait pour déjeuner, il y a beaucoup de petits restaurants, par contre certains sont fermés, la pluie de la veille a fait des dégâts et il y a des inondations. 

En fin de journée, je retourne à Stresa, je me balade dans le centre et je profite du temps clément pour diner en terrasse.

Cinquième jour: Du lac Majeur au lac Varèse

La tempête qui est passée il y a deux jours a fait pas mal de dégâts du côté du lac Majeur, des inondations, des routes bloquées, des arbres et branches tombés… Il aurait plu 640mmm en 24h dans le Piémont, je pense que c’était un peu plus vers la frontière française, mais en tout cas le niveau d’eau du lac se serait élevé d’environ 2m50. C’est dingue!!!

Et donc quelques endroits que j’avais prévu de visiter, comme le Jardin botanique de la villa Taranto, étaient fermés!!! Et j’ai également perdu du temps à faire des détours dans la matinée à cause de routes inondées, mais j’ai quand même pu admirer le lac.

Vers midi, j’ai rejoint la rive Est du lac et j’ai visité l’Ermitage de Santa Caterina del Sasso qui se trouve à flanc de falaise, dans un cadre magnifique. Fondé au XIIe siècle par Alberto Besozzo qui souhaitait se retirer du monde pour mener une vie pieuse, on y trouve un couvent et une église décorée de belles fresques. 

En début d’après-midi, je rejoins Laveno-Monbello pour une petite balade et un déjeuner avec vue sur le lac. Je profite des derniers rayons de soleil de la journée, c’est sous la pluie que je me dirige vers Varèse.

C’est donc sous la pluie et dans le froid que je visite le Sacro Monte di Varese, enfin sa partie ancienne au sommet le Santuario di Santa Maria del Monte. Cette partie du Sacro Monte date de 1474 avant que le Mont Sacré ne soit réalisé vers 1600. La vue depuis le sommet est magnifique, dommage que cela soit très nuageux ce soir-là.

Ce soir-là, je dors dans un hôtel sur les hauteurs du Mont Sacré, la vue est magnifique. Je ne mange pas au restaurant de mon hôtel qui est fermé ce soir-là, mais dans un restaurant gastronomique tout proche Al Borducan, c’était excellent.

Sixième jour : Du lac Varèse au lac de Côme

Le temps est bien meilleur quand je me réveille ce matin-là, mais toujours pas de vue sur le lac, des nuages coincés en contrebas au-dessus du lac bouchent la vue, mais ça a un certain charme. 

Dans la matinée, je me balade dans la vieille ville de Varese, j’y découvre le Corso Matteotti bordé d’arcades, la basilique San Vittore et son beau clocher baroque et quelques jolies petites places. Vers l’heure du midi, je me rends près du lac pour une petite balade avant de prendre la route vers le lac de Côme.

Je m’arrête à Saronno pour voir le Santuario della beata Vergne dei Miracolo et finalement vers 15h je rejoins Como, et là je perds environ 45 minutes à trouver comment rejoindre mon hôtel, entre la circulation, les routes barrées et les zones réserves aux habitants, il était impossible de rejoindre mon hôtel. J’étais à deux doigts de me garer à distance et de marcher, le problème c’est qu’il fallait que je charge ma voiture, je ne l’avais pas fait depuis 4 jours et j’avais spécifiquement choisi cet hôtel pour ça. J’ai finalement décidé de prendre par la zone ZLT, ce qui en fait était la seule solution, la tempête a également fait des dégâts ici et la route qui passe devant le lac et devant mon hôtel était inondée. Heureusement à cause des inondations, il n’y a pas de contravention à ce moment-là.

Après m’être installée, je suis partie visiter la ville, entre autres sont très beau Duomo, construit  à partir de 1396 et durant 400 ans, ce qui explique les différents styles de l’architecture. C’est aussi la 3e plus grande église de Lombardie. Après une petite balade dans ses ruelles, j’ai terminé la journée par les berges du lac.

Septième jour : Rive Ouest du lac de Côme

Ce matin, je quitte la ville de Côme pour parcourir la rive ouest du lac avec pour premier arrêt Cernobbio, pour une petite balade le long du lac. C’est dans cette petite ville que la jet-set se retrouve à la Villa d’Este, un palais renaissance transformé en hôtel de luxe. Je parcours ensuite la route qui longe le lac avec quelques arrêts photos.

En fin de matinée, je prends un peu de hauteurs, les vues sur le lac de Côme sont splendides et je fais un détour par le Monte Sighignola : le balcon de l’Italie, à quelques mètres de la Suisse, on trouve un superbe point de vue sur le lac de Lugano et la Suisse tout en restant en Italie. La route pour y accéder est un peu longue et il faut parcourir 1400m de dénivelé sur des routes assez étroites par moment, mais la vue est incroyable et par temps clair on peut voir plusieurs sommets des Alpes culminants à plus de 4000m. En contrebas, à juste quelques mètres, on peut voir un autre belvédère, qui lui se trouve en Suisse!!! D’ailleurs, mon téléphone a un peu perdu la tête, en quelques minutes j’ai plusieurs notifications pour m’indiquer que j’étais en Suisse, puis en Italie, puis en Suisse…

En début d’après-midi je redescends vers le lac de Côme pour aller visiter la très belle Villa del Balbianello située sur un promontoire qui avance dans le lac, la villa a été construite en 1787 par le Cardinal Durini, se succède ensuite plusieurs propriétaires jusqu’à Guido Monzino un riche industriel passionné d’aventure qui la restaura ainsi que ses jardins au XXe siècle. À sa mort en 1988, il légua la villa au FAI. Pour accéder à la villa, il faut marcher sur un agréable chemin pendant environ 20 minutes depuis le parking, il est également possible de s’y rendre en taxi-boit depuis Lenno. La visite des jardins est libre, par contre pour visiter la villa, il faut le faire avec une visite guidée, c’est à ne pas louper, les pièces, le mobilier, les œuvres d’art sont splendides. 

Petite anecdote : Quand je suis arrivée dans les jardins de la villa, j’ai eu l’impression de connaître cette villa, il m’a fallu entendre la guide dire que des films avaient été tournés ici pour enfin comprendre. En effet, la dernière scène du James Bond Casino Royal se passe dans ses jardins ainsi que des scènes du Stars Wars : l’attaque des clones, pour ne citer que les plus connus.

Je reprends la route pour quelques minutes afin de rejoindre une autre célèbre villa du lac de Côme, la villa Carlotta, un palais néoclassique du XVIIe siècle et considéré comme l’une des plus belles villas du lac. L’intérêt principal de cette villa est ses incroyables jardins qui s’étendent sur 7ha. Par contre, c’est au printemps qu’ils sont les plus beaux, lors de la floraison, dommage pour moi, on est en automne. Malgré ça, les jardins ne manquent pas d’attraits comme sa surprenante vallée des fougères, en quelques minutes on a l’impression de changer d’endroit!!! Dans la maison, on peut voir un musée abritant en autre des œuvres d’Antonio Canova. Je n’ai malheureusement pas pu beaucoup en profiter, j’ai dû rapidement visiter la maison, en 15 minutes parce que le site allait fermer.

Je me rends ensuite à Menaggio, jolie petite ville qui borde le lac pour y faire une agréable balade le long du lac et dans ses petites ruelles. Finalement en fin de journée je prends le ferry afin de traverser le lac et arriver à Bellagio, ma destination pour les deux prochaines nuits. 

Huitième jour : Bellagio (lac de Côme)

Considéré comme l’un des plus beaux grands lacs Alpins d’Europe, romantique à souhait, le lac de Côme charme tous les visiteurs avec ses eaux d’un bleu profond, ses cimes enneigées, son relief accidenté et sa forme en Y inversé au centre duquel se trouve le sublime et charmant village de Bellagio. C’est surement le plus connu et le plus charmant village du lac. 

Au début du 19e siècle, le comte de Melzi y fit construire une villa qui attira la noblesse milanaise et c’est comme ça que Bellagio devint un haut lieu du tourisme depuis 2 siècles, nombreuses sont les personnalités qui y ont séjourné. 

En matinée je me dirige vers la villa Melzi, il n’est pas possible de visiter la villa, mais les beaux jardins au bord du lac sont sublimes, surtout à l’automne lorsqu’ils prennent cette couleur fuchsia si flamboyante. De l’autre côté de la villa, on trouve le Bellagio plus calme avec les petites communes de Loppia et San Giovanni et leurs ruelles étroites et charmantes. 

De retour à Bellagio, je déjeune rapidement avant d’emprunter le plus célèbre des escaliers de Bellagio, la Salita Serbelloni. En effet, depuis les berges du lac, les ruelles montent en escalier vers les hauteurs de Bellagio. Pour échapper encore une fois à la foule, je suis redescendu de l’autre côté vers Pescallo, un village pittoresque qui borde le lac où règne une agréable sérénité. 

Finalement, en fin d’après-midi je rejoins la Punta Spartivento, c’est la pointe au bout duquel le lac se sépare en 3, avec la branche de Côme à gauche, la branche de Lecco à droite et la branche septentrionale en face. Un endroit unique et qui confère à Bellagio son titre de ville au centre du lac.

Il est alors temps de retourner vers les berges de Bellagio pour un petit apéritif en terrasse avant d’aller observer le coucher du soleil avec pour toile de fond les cimes enneigées des Alpes. Une belle journée, à profiter de la dolce vita à l’italienne. 

Neuvième jour : du lac de Côme au lac d’Iseo

Ce matin, je quitte Côme par la rive est du lac, les vues sont superbes et il n’y a pas trop de monde sur les routes étroites et sinueuses, ce ne doit pas être la même chose en plein mois d’août quand les touristes sont là en grand nombre. En chemin, je peux admirer sur la rive opposée de belle villa, la villa del Balbianello où encore la villa de George Clooney, et oui les stars sont nombreuses au lac de Côme.

En fin de matinée, je suis de retour à Côme, je perds un peu de temps à trouver où me garer, mais finalement j’y arrive et j’emprunte le funiculaire de Brunate. Il monte sur les hauteurs de Côme, peu à peu le lac se dévoile et rejoins la petite commune de Brunate. De là, un sentier assez escarpé et sinueux me mène au Faro Voltiano et à sa vue époustouflante sur le lac et les Alpes au loin. Près du phare, on trouve un bon restaurant, l’Acqua Ciara, sur sa terrasse, la vue y est magnifique.

En milieu d’après-midi, je quitte la région du lac de Côme afin de me rendre au lac d’Iseo que je rejoins en fin d’après-midi. C’est une visite éclair, je ne passe qu’une nuit dans le coin à découvrir ce petit lac intimiste et moins connu que ces illustres voisins. Mon hôtel se trouve sur les hauteurs d’Iseo et j’ai donc une vue magnifique du lac pour le coucher du soleil.

Dixième jour : du lac d’Iseo au lac de Garde

Ce matin, avant de quitter le lac d’Iseo je me rends dans un vignoble, la Franciacorta est réputée pour ses vins pétillants, mais produits aussi quelques bons vins rouges. Au diner de la veille, j’ai gouté un bon vin rouge du domaine Conti Ducco et comme pour une fois je n’ai pas d’avion à prendre afin de rentrer à la maison j’en ai profité pour acheter une caisse de vin. 

Je reprends ensuite mon périple, vers cette fois le lac de Garde, le plus grand des lacs italiens, bordé de cyprès, d’oliviers et de bosquets roses. C’est un lieu de villégiature réputé depuis l’antiquité. Vers midi, j’arrive à Salò, une paisible ville qui borde le lac de Garde. Moins touristique que d’autres villes qui bordent le lac, cette ville est charmante avec ses petites ruelles, sa promenade le long du lac, ses maisons colorées… Un endroit également idéal pour déjeuner, il y a de nombreux restaurants avec des terrasses qui bordent le lac, je me restaure donc en profitant de la vue et sous le soleil. Encore une fois, la douceur de vivre à l’italienne est bien présente.

J’espérais avoir quelques vues sur le lac en me dirigeant vers Sirminone, mais la route passe au loin, ce n’est pas grave, je retrouve le lac en milieu d’après-midi à Sirmione. Située au bout d’une presqu’île au sud du lac de Garde, Sirmione est la plus jolie des villes du lac. Protégée par les remparts d’un château médiéval, la vieille ville s’ouvre sur le lac. Le temps est très agréable en cette fin de journée et après m’être installée à mon hôtel je pars me balader dans ses ruelles et au bord du lac. Ici, il ya plus de monde, surtout qu’il y a au moment où j’y passe un gros événement de voitures anciennes. En rentrant vers l’hôtel je m’achète un peu de charcuterie et du fromage afin de diner sur la terrasse de ma chambre.

Onzième jour : Sirmione (lac de Garde)

Pour ma dernière journée du côté des lacs, je consacre mon temps à la visite de Sirmione. Le matin, je visite la Grotte di Catullo, les vestiges romains d’une grande villa se trouvant sur un promontoire rocheux à l’extrémité de Sirmione et faisant face au lac. Ces vestiges datent du 1er siècle avant J.-C et sont les plus grands du nord de l’Italie, ils s’étendent sur 2ha. Abandonnée à partir du 3e siècle, la villa a servi de carrière de construction qui lui donna l’aspect de grottes, d’où le nom. La visite est très intéressante et les vues sur le lac avec les arches en premier plan sont grandioses. 

Je passe la matinée à déambuler au milieu de ces vestiges romains et en fin de matinée je me rends tout proche à Jamaica Beach, la plage la plus spectaculaire de Sirminone. Il y a un monde fou qui souhaite profiter de cette belle journée. Jamaica Beach c’est une suite de dalles rocheuses qui s’enfonce doucement dans le lac, les eaux sont cristalline et on vraiment l’impression de se trouver dans les Caraïbes.

Dans l’après-midi, je retourne me promener dans les ruelles de Sirmione, la veille n’avait été qu’un avant-gout rapide et il y a tellement de jolies rues et points de vue que cela méritait bien un deuxième tour plus approfondi. J’en profite également pour visiter le Rocca Scaligera, un château fort lacustre datant du 13e siècle et entièrement entouré d’eau. Le château construit par la famille Della Scala, une puissante famille de Vérone se trouve à un endroit stratégique permettant de protéger le sud du lac. Il n’y a pas beaucoup de décoration dans le château, mais la visite permet d’avoir un beau point de vue sur la darce (bassin dans un port qui sert à accueillir les bateaux) du château.

À la suite de cette visite, je profite du temps vraiment excellent pour déguster une glace, on est quand même en Italie, les glaces, c’est sacrées!!!

Et voilà, mon périple dans la région des lacs se termine ici, je pars le lendemain pour les Dolomites qui sera l’oeuvre d’un autre article.

Pour plus de photos sur le lac Orta, le lac Majeur et le lac Varèse, c’est ici.

En ce qui concerne le lac de Côme, le lac d’Iseo et le lac de Garde, les photos sont ici.


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