Après une nuit dans le bus, j’arrive assez tôt à Mendoza. J’ai de la chance mon lit est déjà disponible, apparemment l’auberge n’est pas pleine. En même temps, on commence à entrer dans la basse saison. Je profite donc de la matinée pour me reposer.

L’après-midi, je commence à arpenter la ville et comme d’habitude je vais planifier les jours qui suivent. Au programme les Andes et le vin, les deux attraits de Mendoza.

Mendoza

Je suis agréablement surpris par Mendoza. La ville est plutôt belle. En grande partie détruite lors d’un tremblement de terre en 1861, il ne reste que très peu de bâtiments datant de l’ère coloniale. C’est une ville aérée avec de grandes artères bordées d’arbres, de nombreux parcs, des bars et cafés avec de nombreuses terrasses… Et comme il fait magnifique, il est très agréable de s’y promener.

La ville se trouve en plein désert, ce qu’on a du mal à croire à cause du bruit constant de l’eau qui coule dans les acequias, sorte de fossés qui longent les rues et qui servent à l’irrigation. C’est devenu une vraie oasis.

Les Andes 

Près de Mendoza, on trouve l’Aconcagua, le plus haut sommet des Amériques (6962m) qui fait le bonheur des alpinistes, mais Mendoza est aussi réputé pour ses stations de ski, parmi les meilleurs du pays.

Pour découvrir cette région, il faut soit louer une voiture, soit faire une excursion. Pour ma part, ce sera une excursion. D’ailleurs, on sent que l’on a quitté la Patagonie, car les prix aussi bien pour l’hébergement que pour les excursions a bien baissé (divisé par 2), par contre la nourriture est toujours aussi chère.

J’ai choisi Youth Travel Argentina pour faire cette excursion qui s’appelle Alta Montana. On sait tout de suite qu’on va monter. Je retrouve dans le bus une Allemande et une Hollandaise rencontrées à Puerto Natales quelques semaines plus tôt.

Cette excursion consiste à parcourir les 200km qui séparent Mendoza de la frontière chilienne, là où se trouve l’Aconcagua. En chemin, nous allons faire plusieurs arrêts, il y a beaucoup de choses à voir.

Nous quittons Mendoza et rejoignons la route no.7 qui mène au Chili, c’est l’un des passages de frontières les plus importants entre les deux pays.

Le premier arrêt est pour une superbe vue sur la précordillère des Andes. Ce sera juste un arrêt photo, quelques minutes. Nous reprenons rapidement la route pour rejoindre un lac artificiel dans la région de Potrerillos, nous longerons le Rio Mendoza pendant une grande partie de la route.

Viens ensuite, le moment de traverser la précordillère des Andes et de rejoindre la vallée d’Upsallata, dans laquelle Jean-Jacques Annaud a tourné le film 7 ans au Tibet. Nous nous arrêtons quelques minutes dans le village d’Upsallata, près d’un bar décoré avec les décors du film. Un figurant les a récupérés pour y ouvrir son bar.

Après cette étape, nous entamons la montée vers la cordillère des Andes. Nous arrêtons au Cerro Penitentes, l’un des centres de ski les plus importants de Mendoza. C’est l’occasion de prendre un télésiège pour quelques photos au sommet.

Enfin, nous rejoignons enfin le Parque Nacional Aconcagua. Pour une fois, pas de frais d’entrée, une première en Argentine !!! Ici, nous faisons une petite rando, environ 5km (aller-retour) qui nous mène à la Laguna de los Horcones et surtout à un très beau point de vue sur la face sud du Cerro Aconcagua. C’est bien sur l’occasion de faire pleins de photos.

Par contre, j’ai eu le droit à un mal de tête à cause de l’altitude. Ce qui est bizarre, car nous ne sommes pas si haut que ça (3000m) et au Pérou je n’ai jamais eu de problèmes, alors que j’étais plus haut. J’espère que la suite ira bien.

Quand nous finissons la rando, il est 14h, la faim se fait ressentir et nous rejoignons l’ancien poste de frontière, avant la construction du tunnel, nous nous y arrêtons pour le déjeuner.

Au retour, nous faisons un dernier arrêt : Puente del Inca.

C’est une arche naturelle qui traverse la rivière Vacas, c’est une vraie curiosité géologique. Au début du XXème siècle, un hôtel fut construit ici pour profiter des bienfaits des eaux thermales. Il a été détruit en 1965 par une coulée de boue. On peut encore y voir les ruines.

Le Vin

Au 19ème siècle des cépages européens sont importés en Argentine dans la région de Mendoza. Aujourd’hui, les vins produits dans la région sont reconnus dans le monde entier, en particulier le Malbec. Les 3/4 des vins argentins viennent d’ailleurs de cette région.

Une grande concentration des Bodegas se trouve à Maipu, à 14km de Mendoza et l’une des façons de découvrir les vignobles et de le faire en vélo, c’est ce que je vais faire.

Nous nous rendons en bus jusqu’à la première bodega, Cecchin, qui fabrique du vin organique. D’abord, une petite visite puis dégustation. Ce sera 4 vins, un chardonnay, plutôt pas mal, puis un malbec, lui aussi pas mal, un autre rouge (Carignan) qui est vraiment bon, puis un vin blanc pétillant que j’ai trouvé pas terrible (pas vraiment de goût). En tous cas, c’est une bonne adresse à retenir, j’aurai bien acheté une bouteille, mais malheureusement, je n’ai pas la place de la transporter.

Après cette visite, nous récupérons les vélos et rejoignons le deuxième vignoble, Vistandes. Pas du tout le même style que la précédente, ici tout est ultra moderne et industrialisé. Pour ma part, je n’ai pas trop aimé, j’ai trouvé le vin fade, sans saveur particulière.

Enfin, nous repartons pour le dernier vignoble, ici, il n’y a pas de visite, juste une dégustation. c’est une petite production, un vignoble familial, un peu « space » la famille d’ailleurs : Viña el Cerno. Ici, le vin est pas trop mal, mais mon coup de coeur est pour Cecchin.

Après cette troisième dégustation, il est vraiment temps d’aller manger. Entre le vin et le soleil, je ne suis pas sur que le vélo soit une bonne idée. Pour le repas, ce sera empañadas, qui sont d’ailleurs très bonne, mais 2, c’est une peu juste. En Argentine, les empañadas sont plus petites qu’au Chili.

Un peu de sport

Pour cette dernière journée du côté de Mendoza, je vais faire un peu de rafting et de la Tyrolienne. Ça se passe, au milieu des Andes, sur le Rio Mendoza. C’est une première pour moi.

Nous rejoignons le lieu où se passe l’activité. On nous fait signer une décharge, puis c’est le moment de s’habiller : une combinaison courte avec par-dessus un pantalon et une veste étanche, sans oublier le casque et le gilet de sauvetage, on est bien beau !!!

Nous rejoignons en bus, le lieu de départ et après quelques consignes de sécurité, nous sommes réparti sur les bateaux. Sur le notre, nous ne serrons pas nombreux, 3 participantes, plus le guide. Ce qui est vraiment bien, car comme ça on a pu faire plein de choses que les autres bateaux n’ont pas faits. Je me suis vraiment bien amusé, ça sera à refaire.

Pour le lunch, ça sera sur place, car l’après-midi, il y a Tyrolienne. Cette activité n’est pas aussi bien que le rafting, les Tyroliennes ne sont pas très longues, on ne fait que traverser la rivière, seule la 4ème est un peu plus longue, car en diagonale.